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en faùt pour tenîr une petite quantité d’eau,parce qu’on en remet de nouvelle à mesurequ’elle s’écoule : cette eau se charge du selcontenu dans les cendres, Sc vient coulerclaire le long de la paille qui est au bas dutonneau , dans le récipient; on continue deremettre de nouvelle eau, si on s’apperçoitque celle qui est passée est saoulée de sel,sinon on la reverse elle-même sur les cen-dres, continuant cette manœuvre jusqu’àceque les cendres soient épuisées de sel. Vyye^Sel lixiviel. sb)
FILTRE, s. m. (Mêd. Phyfiol.) c est unterme employé quelquefois par rapport auméchanisine des sécrétions animales, à l’é-gard desquelles on se représente les humeursséparées de la maíTe du sang, comme filtréesà travers les orifices des vaisseaux secrétoires.Voye ^ SecrÉtoire. (d)
Filtre , ( Chymie Ù Pharmacie.) filtrum,appareil pour filtrer une liqueur qu on veutclarifier. Voye^ Filtration.
FILTRER , ( Chymie & Pharm. ) passerà travers le filtre. Voye\ Filtration.
Filtrer, (pierre à) Hijl. nat. Econom.Ce font des pierres dont le tissu est allezspongieux pour que seau puisse palier autravers : les plus vantées font celles qui vien-nent des isies Canaries ; on dit auífi qu’onen tire du fond de la mer dans le golfe deMexique, Sc quelques auteurs les ont regar-dées comme des concrétions tophacées oudes eípeces de champignons de mer, quis’attachent à des rochers : on dit que lespierres de cette derniere espece sont tendres8c molles au sortir dc seau, mais quelles sedurcissent après qu’elles ont été quelquetemps exposées à l’air. Quoi qu il en soit,on en compte de deux especes ; l’une estbleuâtre Sc comme de l’ardoise, 1 autre estgrise Sc ressemble à du grès grossier. Au resteil paroît que plusieurs pierres de différentenature , Sc sur-tout les grès , dont on faitles meules à repasser les couteaux , ont lapropriété de donner pastage à l'eau au tra-vers de leurs pores, Sc peuvent par ce moyenla dégager des saletés Sc ordures qu’elle peutavoir contractées. Quand on destine les pier-res à filtrer à cet ulage , on les taille pourleur donner la form e d’un mortier ou d’unvaíe proportionné à, la quantité d’eau quidoit y être reçue ; à l’extérieur on leur donne
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la figure d’un œuf par son côté le plus poin-tu ; on laisse en haut des rebords, par les-quels le mortier peut être soutenu au moyend’une bâtisse de bois quarrée , fur laquelleon le place pour qu’il soit suspendu en l’air,on met au dessous un vaisseau de terre; onverse l’eau de riviere ou de pluie qu’on veutfiltrer dans le mortier; elle passe au traversde la pierre, Sc les gouttes d’eau qui íe fontfiltrées , viennent se réunir à la pointe del’œuf, & tombent dans k vaisseau qu’on aplacé au-destous pour les recevoir. De cettemaniéré l’eau se trouve pure Sc dégagée dessaletés dont elle étoit chargée avant que d’a-voir été filtrée.
Les Japonois font, dit-on, un très-grandcas de ces sortes de pierres à filtrer , aussis’en servent-ils très-fréquemment : ils croientque c’est l’usage qu’ils en font, qui rend lesincommodités de la pierre & de la gravellesi rares parmi eux. Quoi qu’il en soit, quel-ques personnes s’en fervent aussi parmi nous,comme on fait des fontaines filtrantes ; maisil y a du choix dans les pierres que l’onachette pour cet effet; Sc si l’on n’en a pasfait lestai, on court risque d’y être trompé ;d’ailleurs la filtration ne se lait que très-len-tement. Il faut aussi avoir l’attention de fairenettoyer très-souvent ces pierres après qu’el-les ont filtré, parce que fans cela il s’amas-seroit des ordures 8c du limon dans leurspores, qui empêcheroit à la fin l’eau de pas-ser : on íe sert pour cela d’une broste, donton frotte fortement l’intérieur du vase oumortier. Malgré ces précautions, il est rarequ’au bout d’un certain temps, les pores deces pierres ne se bouchent , & pour lorselles prennent une odeur très- désagréable,qu’on ne peut guere leur ôter, Sc qu’ellescommuniquent à l’eau que l’on y laisse séjour-ner. (—)
* FIN, s. f. (Grammaire.) terme relatifà commencement ; le commencement est desparties d’une chose celle qui est ou qu’on re-garde comme la premicre; Sc la fin , cellequi est ou qu’on regarde comme la derniere.Ainsi on dit la fin d’un voyage , la fin d’unouvrage , la fin de la vie , la fin d’une pafiìon :cette passion tire à sa fin , cet ouvrage tireà sa fin. Une ouvrière diroit en dévidantun peloton de fil , ou en travaillant, fi tou-che à la fin de mon fil; fi elle en léparoit uneT 11 a