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Tome quatorzième.
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-qu’il entend par le mot de sieur, les éta-mines qui font au milieu de la rose , les-quelles sont en effet d'un beau jaune & engrand nombre ; 8c qu’il appelle le calicede la fleur, les feuilles ou pétales pourpresque nous nommons communément la rosemême. C’est en suivant la même explica-tion qu’il semble que Virgile peint notre. baume sous le nom d ‘amellus ; íi dit qu’ila une fleur jaune, & des feuilles pourprespour disque. Or on voit qu’il désigne parle nom de fleur , les étamines ou filets quifont jaunes dans le baume ; & par les feuil-les qui l’entourent, il entend le calice dela fleur qui est pourpre ou violet : maisque de grâces ne sait-il point mettre dansla peinture de son amello !

Est etiam flos in pratis , cui nomen amelloFectrc agricolce, facilìs quxrentibus herba.Namque uno ingentem tollit de cefpite fylvamAureus ipfe : fed in foliis qux plutima circumFunduntur, violas fublucet purpura nigrx.Saepe deûm nexis ornatee torquibus arx.Aspcr in ore sapor : tonsis in vallibus illumPaflores, & curva legunt propeflumina mellx.•Hujus odorat o radices ìncoque Baccho ,Pabulaque in foribus plenis appone canistrìs.

Géorg. liv. IV.

Pline en décrivant le narcisse, appellele calice cette partie jaune qui occupe le cen-tre , 8c il nomme fleur les feuilles ou péta-les qui l’envíronnent. On a critiqué Plined’avoir appelle cette partie de la fleur lecalice ; mais ion dessein n’étoit dans cetteoccasion, que de comparer la fleur tubu-leufe du narcisse pour la ressemblance,.avec celle des calices ou ciboires dont lesGrecs 8c les Romains se servoient dans lesfestins.

Fleur , ( Botan. Hflor. mod. ) produc-tion naturelle qui précede le fruit, & pro-duit la graine ; ou bien , si on l’aime mieux,c’est la partie de la plante qui renferme les

f ardes propres pour la multiplication deespece.

Suivant Ray , la fleur est la partie la plustendre de la plante ; partie remarquable parfa couleur , fa forme , ou par l’une 8c l’au-t rre, 8c qui adhéré communément aux rudi-mens du fruit. M. de Juffieu dit , qu’ondoit nommer proprement fleur, cette par-Tomt XIV.

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tie de la plante qui est composée de filets8c d’un pistil, 8c qui est d’usage dans lagénération : mais plusieurs fleurs n’ont pointde pistil, 8c plusieurs autres n'ont point defilets. M. de Tournefort définit la fleur ,cette partie de la plante qui se distingueordinairement des autres parties par descouleurs particulières , qui est le plus sou-vent attachée aux embryons des fruits, 8cqui dans la plupart des plantes íemble êtrefaite pour préparer les sucs qui doivent servirde premiers nourriture à ces embryons,8c commencer le développement de leursparties.

Enfin M. Vaillant regarde les fleurs commeles organes qui constituent les différens sexesdans les plantes ; il prétend que les feuillesdes fleurs ne font que des enveloppes quifervent à couvrir les organes de la généra-tion ,8c à les défendre ; il appelle ces enve-loppes ou tuniques du nom de fleurs , quel-que structure & quelque couleur quellesaient , soit quelles entourent les organesdes deux sexes réunis , soit qu’elles ne con-tiennent que ceux de l’un ou de l’autre, ouseulement quelques parties dépendantes del’un des deux, pourvu toutefois que la figurede ces tuniques ne soit pas la même quecelle des feuilles de la plante, supposé qu'elleen ait. Sur ce principe il nomme faussesfleurs ou fleurs nues , les organes de la géné-ration qui sont dénués de tuniques ; 8c devraies fleurs, ceux qui en sont revêtus : ainsi ilexclut du nombre des vraies fleurs, les fleursà étamines.

On distingue dans les fleurs , les feuillesou pétales, les filets , les sommets , le pistil,8c le calice : fur quoi voye^Varticle Fleursdes Plantes. J’ajoute que \esfleurs, con-formément au nombre de leurs pétales , sontnommées monopétales , dipétales , tripétales,terapètales , c’est-à-dire à une , à deux , àtrois, à quatre feuilles, &c.

Ray prétend que toute fleur parfaite ades pétales , des étamines, des sommets, Scun pistil, qui est lui-même ou le plein fruit,oul’extrémité du fruit; 8c il regarde commefleurs imparfaites toutes celles qui manquentde quelqu’une de ces parties.

Les fleurs sont distinguées en mâles , fe-melles , & hermaphrodites. Les fleurs mâlesfont celles dans lesquelles il y a des étami-

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