Band 
Tome quatorzième.
Seite
656
JPEG-Download
 

65 § F L U

principes comme on peut le démontrer [(voye{ MÉchanique & Dvnamique),doivent së réduire à trois ; savoir , la forced’inertie ; le mouvement composé » & fé-quilibre de deux malles égales animées entens contraire de deux vitesses virtuelles éga-les. Nous avons donc ici deux choses à exa-miner : en premier lieu, si ces trois principessont les mêmes pour les fluides que pour lessolides ; en second lieu , s'ils suffisent à lathéorie que nous entreprenons de donner.

Les particules des fluides étant des corps,il n "est pas douteux que le principe de la forced’inertie , Sc celui du mouvement composé,ne convienne à chacune de ces parties : ilen seroit de même du principe de féquili-bre , si en pouvoir comparer séparément lesparticules suides entr’elles : mais nous nepouvons comparer ensemble que des malles,dont faction mutuelle dépend de factioncombinée de différentes parties qui nous sontinconnues ; l’expérience feule peut donc nousinstruire fur les loix fondamentales de l’hy-drostatique.

L'équilibre des fluides animés par uneforce de direction & de quantité constante,comme la pesanteur , est celui qui se pré-sente d’abord , &qui est en effet le plus facileà examiner. Si on verse une liqueur homo,gene dans un tuyau composé de deux bran-ches cylindriques égales Sc verticales, uniesensemble par une branche cylindrique hori-zontale, la première chose qu’on observe ,c’est que la liqueur ne sauroit y être en équi-libre , sans être à la même hauteur dans lesdeux branches, li est facile de conclure delà , que le fluide contenu dans la branchehorizontale est preste en sens contraire parfaction des colonnes verticales. L’expérienceapprend de plus, que si une de-s branchesverticales , Sc même , si son veut, une par-tie de la branche horizontale est anéantie,il faut, pour retenir 1 1 fluide , la même forcequi seroit nécessaire pour soutenir un tuyaucylindrique égal à f une des branches verti-cales , Sc rempli dé fluide à ia même hau-teur ; Sc qu’en général, quelle que soit l’in-clinaìson de la branche qui jóinr les deuxbranches verticales, le fluide est égalementpreste dans le sens de cette branche & dansle sens vertical, U n’en faut pas davantage.

F L U

pour nous convaincre que les parties desfluides pesons sont pressées Sc pressent éga-lement en tout sens. Cette propriété étantune fois découverte , on peut aisément re-connoître qu’elle n’est pas bornée z\xc fluidesdont les parties sont animées par une forceconstante & de direction donnée , maisqu’elle appartient toujours aux fluides ,quelles que soient les forces qui agisient furleurs différentes parties ; il suffit, pour s’enassurer, d'enfermer une liqueur dans unvase de figure quelconque , & de la prelferavec un piston : car si son soit une ouver-ture en quelque point que ce soit de ce vase,il faudra appliquer en cet endroit une pres-sion égale à celle du piston , pour retenir laliqueur ; observation qui prouve incontesta-blement que la pression des particules se ré-pand également en tout sens, quelle que soitla puiísonce qui tend à les mouvoir.

Cette propriété générale, constatée parune expérience aussi simple , est le fonde-ment de tout ce qu’on peut démontrer sorl'équilibre àtsfluides. Néanmoinsquoiqu'ellesoit connue Sc mise en usage depuis sortlong-temps, il est astèz surprenant que lesloix principales de l’hydrostatique en aientété si obscurément déduites.

Parmi une foule d’auteurs dont la plupartn ont fait que copier ceux qui les avoientprécédés , à peine en trouve-t-on qui expli-quent avec quelque clarté , pourquoi deuxliqueurs sont en équilibre dans un Typhon ;pourquoi seau contenue dans un vase qui vaen s’élargistant de haut en bas, preste lefond de ce vase avec autant de force que sielle étoit contenue dans un vase cylindriquede même base Sc de même hauteur , quoi-qu’en soutenant un tel vase, on ne porte quele poids du liquide qui y est contenu ; pour-quoi un corps d’une pesanteur égale à celled un pareil volume de fluide , s’y soutient enquelqu'endroit qu’on le place, ùc. On neviendra jamais à bout de démontrer exac-tement ces propositions , que par un calculnet & précis de toutes les forces qui concou-rent à la production de f effet qu’on veutexaminer , & par la détermination exactede la force qui en résulte. C’est ce que j’aitâché de faire dans mon traité déséquilibréSc du mouvement des fluides , Paris 1744,

d'une