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Tome quatorzième.
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d'Une maniéré qui ne laissât clans l’esprit au-cune obscurité , en employant pour uniqueprincipe la pression égale en tout sens.

J'en ai déduit jusqu à 1 a propriété si con-nue des fluides , de le disposer de maniéréque leur surface soit de niveau , propriétéqui jusqu’alors n avoir peut-être pas été rigou-reusement prouvée.

Un auteur moderne a prétendu prouverl'égalité de pression des fluides en tous sens,par la figure sphérique & la disposition qu illeur suppose. Il prend trois boules dont lescentres soient disposés en un triangle équila-téral de base horizontale, & il fait voir aisé-ment que la boule supérieure presse avec lamême force en en-bas qu elle presse latéra-lement sur les deux boules voisines. On sentcombien cette démonstration est insuffisan-te. i°. Elle suppose que les particules dufluide font sphériques ; ce qui peut être pro-bable , mais n'est pas démontré. z Q . Ellesuppose que les deux boules d’en-bas soientdisposées de maniéré que leurs centres soientdans une ligne horizontale. 3 °. Elle ne dé-montre légalité de pression avec la pressionverticale que pour les deux directions quifont un angle de 60 degrés avec la verticale ;Sc nullemesit pour les autres.

Les principes généraux de l’équilibre desfluides étant connus, il s’agit à présent d’e-xaminer l'usage que nous en devons faire ,pour trouver les loix de leur mouvementdans les vases qui les contiennent.

La méthode générale dont il est parlé ,article Dynamique , pour déterminer lemouvement d’un système de corps qui agis-sent les uns fur les autres , est de regarder lavitesse avec laquelle chaque corps tend à semouvoir comme composée de deux autresvitesses, dont i'une est détruite , & l’autrene nuit point au mouvement des corps ad-jacens. Pour appliquer cette méthode à laquestion dont il s’agit ici, nous devons exa-miner d’abord quels doivent être les mou-vemens des particules du fluide , pour queces particules ne se nuisent point les unesaux autres. Or l’expérietice de concert avecla théorie , nous fait connoitre que quandu n fluide s’écoule d'un vase , fa surface supé-rieure demeure toujours sensiblement hori-zontale -. d où l’on peut conclure que la vî-Tume XI K.

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teste de tous les points d’une même tranchehorizontale , estimée' suivant le sens verti-cal , est la même dans tous ses points, Scque cette vitesse , qui est à proprement parlerla vitesse de tranche , doit être en raison in-verse de la largeur de cette même tranche ,pour qu’elle ne nuise point aux mouvemensdes autres. Par ce principe combiné avec leprincipe général, on réduit fort aisémentaux loix de l’hydrostatique ordinaire lesproblèmes qui ont pour objet le mouvementdes fluides , comme on réduit les questionsde dynamique aux loix de l’équilibre descorps solides.

Il paroît inutile de démontrer ici fort aulong le peu de solidité d’un principe em-ployé autrefois par presque tous les auteursd’hydraulique, Sc dont plusieurs se serventencore aujourd’hui pour déterminer le mou-vement d’un fluide qui sort d’un vase. Selonces auteurs , le fluide , qui s’échappe à cha-que instant, est pressé par le poids de routela colonne de fluide dont il est la base. Cetteproposition est évidemment fausse , lorsquele fluide coule dans un tuyau cylindriqueentièrement ouvert , Sc fans aucun fond.Car la liqueur y descend alors comme feroitune masse solide & pesante, sans que lesparties qui fe meuvent toutes avec une égalevitesse , exercent les unes fur les autres au-cune action. Si 1 cfìuide sort du tuyau parune ouverture faite au fond , alors la partiequi s’échappe à chaque instant, peut à lavérité souffrir quelque pression par factionoblique Sc latérale de la colonne qui appuiesur le fond ; mais comment prouvera-t-onque cette pression est égale précisément aupoids de la colonne de fluide qui auroitl’ou-verture du fond pour base ?

Nous ne nous arrêterons point à faire voirici dans un grand détail , avec quelle faci-lité on déduit de nos principes la solution deplusieurs problèmes fort difficiles, qui ontrapport à la matière dont il s’agit, commela pression des fluides contre les vaisseauxdans lesquels ils coulent, le mouvementd’un fluide qui s’échappe d’un vase mobile& entraîné par un poids, ùc. Ces différensproblèmes qui n’avoient été résolus jusqu’ànous que d’une maniéré indirecte , ou pourquelques cas particuliers feulement, sont diSO 00 0