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corollaires fort simples de la méthode dontnous venons de parler. En effet, pour dé-terminer la pression mutuelle des particulesdu fluide , il soffit ffobserver que si les tran-ches se pressenties unes les autres, c’est parceque la figure 6c la forme du vase les empêchede conserverie mouvement qu’elles auroient,si chacune d’elles étoit isolée. Il faut doncpar notre principe, regarder ce mouvementcomme compote de celui quelles ont réelle-ment , 6c d’un autre qui est détruit. Or c’esten vertu de ce dernier mouvement détruit, |qu’elles se pressent mutuellement avec une :force qui réagit contre les parois du vase. íLa quantité de cette force est donc facile àdéterminer par les loix de l’hydrostatique,Lc ne peut manquer d’être connue dès qu’ona trouvé la vitesse du fluide à chaque ins-tant. Il n’y a pas plus de difficulté à déter-miner le mouvement des fluides dans desvases mobiles.
Mais un des plus grands avantages qu’ontire de cette théorie, c’est de pouvoir dé-montrer que la fameuse loi de méchanique,appellée la conservation des forces vives , alieu dans le mouvement des fluides , commedans celui des corps solides.
■* Ce principe reconnu aujourd’hui pourvrai par tous les méchaniciens, 6c que j’ex-pliquerai ailleurs au long ( voye ^ Forcesvives , est celui dont M. Daniel Bemouillia'déduit les loix du mouvement des fluidesdans Con hydrodynamique, Dèsl’année 1717,le même auteuf avoit donné un estai de fanouvelle théorie ; c’est le sujet d’un très-bèau mémoire imprimé dans le tom. II deVàcadémie de Petersbourg, M, Daniel Ber-nouilli n’apporte dans ce mémoire d’autrepreuve de la conservation des forces vivesdans les fluides , sinon qu’on doit regarderun fluide comme un amas de petits corpus-cules élastiques qui se pressent les uns les au-tres , 6c que la conservation des forces vivesa lieu, de l’aveu de tout le monde, dans lechoc d’un système de corps de cette eípece.II me semble qu’une pareille preuve ne doitpas être regardée comme d’une grande for-cé : aussi l’auteur paroît-il ne savoir donnéeque comme une induction, 6c ne l’a mêmera^pellée en aucune maniéré dans son grandcuivrage fur les fluides , qui lú vu le jour
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que plusieurs années après, II paroît doncqu’il étoit nécessaire de prouver d’une ma-niéré plus claire 6c plus exacte le principedont il s’agit , appliqué aux fluides. Maisc’est ce qu’on ne peut faire lans calcul ; 6cfur quoi nous renvoyons à notre ouvrage ,qui a pour titre , traité de Véquilibre & dumouvement des fluides.
Les principes dont je me fuis servi pourdéterminer le mouvement des fluides nonélastiques, Rappliquent avec une extrêmefacilité aux loix du mouvement des fluidesélastiques.
Le mouvement d’un fluide élastique dif-féré de celui d’un fluide ordinaire, princi-palement par la loi des vitesses de ses dif-férentes couches. Ainsi, par exemple, lorsqu’un fluide non élastique coule dans untuyau cylindrique, comme il ne changepoint de volume, ses différentes tranches1 ont toutes la même vitesse. Il n’en est pasde même d’un fluide élastique. Car s’il neíe dilate que d’un côté, les tranches infé-rieures se meuvent plus vite que les supé-rieures , à peu près comme il arrive à unrestbrt attaché à un point fixe , & dont lesparties parcourent en se dilatant moins d’espace qu’elles font plus proches de ce point.Telle est la différence principale qu’il doity avoir dans la théorie du mouvement desfluides élastiques 6c de ceux qui ne le sontpas. La méthode pour trouver les loix deleur mouvement, 6c les principes qu’onemploie pour cela, sont d'ailleurs entière-ment semblables.
C’est aussi en suivant cette même mé-thode , que l’on peut examiner le mouve-ment des fluides dans des tuyaux flexibles.
Je fuis au reste bien éloigné de penserque la-théorie que l’on peut établir sor lemouvement des fluides dans ces fortes detuyaux, puisse nous conduire à !a connoisfance de la méchanique du corps humain,de la vitesse du sang, de son action sorles vaisseaux dans lequel il circule, &c. Ilfaudroit pour réussir dans une telle recher-che , savoir exactement jufqu’à quel pointles vaisseaux peuvent se dilater, connoîtreparfaitement leur figure , leur élasticité plusou moins grande, leurs différentes anasto-moses, le nombre, la force & la difpo-