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apparemment , s’attache à ses tuyaux.
La maniéré dont ce fluide concourtau mouvement musculaire , me paroîttrès - simple ; il sert de stimulas quiaugmente la force contractive , naturelle,celle même qu’on appelle irritabilité.
Y a -1 - il des anastomoses entre lesnerfs ; II y a des phénomènes qui sem-blent le supposer. On a vu, & les ob-servations sont nombreuses , qtl’un nerfretranché avoir causé la paralysie d’unemain, d’un doigt. Au botit d’un cer-tain temps a (lez considérable à la vérité,le mouvement est revenu. Je comparece phénomène à celui d’une artere cou-pée. La chaleur & le pouls disparaissentau - dessus de la dissection ou du lien ;elle revient cependant après quelquetemps : le terme est plus long dans lesnerfs , mais lester est le même. Il pa-roît qu’une anastomose entre la partieinférieure du nerf retranché &c entre lesnerfs du voisinage qui n’ont pas souffert,se dilate peu à peu , & que le fluidenerveux revient animer les branches dunerf coupé , qui ne reçoit plus directe-ment du cerveau le fluide nécessaire pourla production du mouvement. (H. D. G.)
FLUIDITÉ, f. f. c/i physique , est cettepropriété , cette affection des corps , qui lesfait appeller ou qui les rend fluides. Voye £Fluide.
Fluidité est directement opposée à soli-dité. Voye £ Solidité.
Fluidité est distinguée d* humidité , en ceque ridée de la premiere propriété est abso-lue , au lieu que l’idée de la derniere estrelative, & renferme l’idée d’adhérence ànotre corps , c'est-à-dire de quelque chosequi excite ou peut exciter en nous la sensa-tion de moiteur , qui n existe que dans nossens. Ainsi les métaux fondus, l’air , la ma-tière éthérée, font des corps fluides, maisnon humides ; car leurs parties font seches,& n’impriment aucun sentiment de moi-teur. Il est bon de remarquer que liquide& humide ne font pas absolument la mêmechose ; le mercure, pat exemple , est liquidesans être humide. V. Liquide & Humide.
Enfin liquide & fluide ne font pas nonplus absolument synonymes ; l’air est un
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fluide fans être un liquide , &CC. Voyet^ lafinde cet article.
Les Gassendistes & les anciens philoso-phes corpusculaires ne supposent que troisconditions essentielles à la fluidité ; savoirla ténuité , &c le poli des particules qui com-posent les corps ; des espaces vuides entreces particules , & la rondeur de leur figure.Ainsi parle Lucrèce, philosophe épicurien:
llla autem dcbent ex Ixvibus atque rotundis
Ejfe magis , fluido qux corpore liquidaconstant,
" Tous les liquides formés d’un corps fluide,» ne peuvent être composés que de parties» listes & sphériques ».
Les cartésiens , & après eux le docteurHook, Boyle, &c. supposent, outre les con-ditions dont nous avons parlé , le mouve-ment intestin, irrégulier & continuel desparticules, comme étant ce qui constitueprincipalement la fluidité.
La fluidité donc, selon ces philosophes,consiste en ce que les parties qui composentles corps fluides étant très - déliées & très-petites, elles font tellement disposées au mou-vement par leur ténuité &í par leur figure,qu’elles peuvent glisser aisément les unes sorles autres dans toutes sortes de directions ;qu'elles sont dans une continuelle &c irrégu-liere agitation, &c qu’elles ne se touchentqu’en quelques points de leurs surfaces.
Boyle, dans son traité de la fluidité , faitaussi mention de trois conditions principa-lement requises pour ìi fluidité. savoir,
i°. La ténuité des parties: nous trouvonsen effet que le feu rend les métaux fluides,en les divisant en parties très-ténues; que lesmenstrues acides les rendent fluides en lesdissolvant, ùc. Peut-être même que la figuredes particules a auíîl beaucoup de part à lafluidité.
z°. Quantité d’espaces vuides entre lescorpuscules , pour laisser aux différentes par-ticules la liberté de se mouvoir entr’elles.
3°. Le mouvement ou l'agitation des cor-puscules , qui vient, soit d’un principe demouvement inhérent à chaque particule,soit de quelque agent extérieur qui pénétré& s’insinue dans les pores , & qui venant às’y mouvoir de différentes maniérés, com-