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Tome quatorzième.
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munique une partie de son mouvement aUx ’particulesde cette matière. Il prétend prouverpar pluheurs observations & par différentesexpériences, que cette derniere condition estla plus essentielle à la fluidité . Si on met furle feu, dit-il, dans un vaisseau convenable,lin peu de poudre d’albâtre très - feche, oude plâtre bien tamisé , bientôt après ils pa-roiflem aux yeux produire les mêmes mou-vemens Sc les mêmes phénomènes qu’uneliqueur bouillante. 11 ne faut pourtant pastout-à-fait conclure de-là qu'un monceau defable soit entièrement analogue à un corpsfluide; fur quoi voyc^Sarticle Fluide.

Les cartéiiens apportentdifferentesraifonspour prouver que les parties des fluides sontdans un mouvement continuel, comme,i°. la transmutation des corps solides encorps fluides; de la glace en eau , par exem-ple , Sc au contraire. La principale différencequi sc trouve entre ces deux états du fluide ,consiste principalement, selon eux , en ceque dans l'un les parties étant fixées Sc enrepos , ne forment plus qu’un corps quirésiste au toucher ; au lieu que les parties del’autre étant dans un mouvement actuel,elles cedent à la moindre force.

i°. Les effets des fluides qui proviennentdu mouvement : telles font l’introductiondes parties des fluides entre les pores descorps, ramollissement & la dissolution descorps durs , Faction des menstrues corro-sifs» &c. Ajoutons à cela qu’aucun corpssolide ne peut être mis dans un état àt flui-dité, fans l’intervention de quelque corps enmouvement , ou dispose à se mouvoir,comme le feu , l'air ou l'eau. Les cartésienssoutiennent de plus.que la matière subtile-ou1 ether est cause de la fluidité* Voy Etherfi” Matière subtile.

M. Boerhaave prétend que le feu est lasource du premier mouvement, Sc la causede la fluidité des autres - corps, de l'air, del'eau, par exemple, Oc. Il pïétend’que touteJ'atmoíphere seroit réduite en un corps solidepar la privation du feu. Voye% Feu.

M. Musschenbroek oppose au mouve-ment intestin des fluides, le raisonnementsuivant. Que l’on considéré, dit-il, les partiesd un fluide bien pur, rassemblé dans un en-droit où tout soit en repos. Exposez au mi-

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croseope pendant 1a nuit, lorsque tout est enrepos dans un endroit fort tranquille , unepetite goutte de lait ou de sang passé, qui estun liquide ; examinez si ses parties sont enmouvement ou en repos, faisant ensorte de nerien remuer avec la main ou avec le corps,on voit alors les parties grossières en repos.Comment donc, demande M. Muffchen-broek , comment peut - on établir que lanature des liquides demande qu’ils soientnécessairement en repos ? Mais quoique l’o-pinion de M. Musschenbroek soit vraisem-blable , voye{ l’article Fluide, loix de l’équi-libre , n°. III , certe preuve ne paroît pas fortconcluante, puisque le mouvement internedes corpuscules, s’il est réel , est dune na-ture à ne pouvoir être saisi par aucune obser-vation. Une preuve plus convaincante estcelle des petits corpuscules suspendus dansl’eau , qui y restent à la place où ils font ,lorsqu’aucune cause n'agite le vase. Ces pe-tits corpuscules ne seroient-ils pas en mouve-ment , si les particules du fluide y étoient ?Le même auteur oppose au mouvement in-testin des fluides, l'attraction de leursparties,qui se faisant en sens contraire, doit tenir lesparticules en repos; fur quoi voye^ Cohé-sion & Dureté.

Newton rejette la théorie cartésienne dela cause de la fluidité ; il lui en substitue uneautre: c'est le fameux principe de l’attraction& de la répulsion. Voyefm mot Attrac-tion , ce qu’on doit penser dé ce système.Il en résulte que la cause de la fluidité estencore inconnue, Sc que juíqu’ici les philo-sophes n'ont donné fur cela que des conjec-tures assez foibles.

La composition de l'eau est surprenante,car ce corps fluide, si rare, si poreux, ouqui a beaucoup plus d'espaces vuides inter-médiaires qu'il n'a de solidité , n'est nulle-ment compressible par la plus grande force ;Sc il se change cependant aisément en uncorps solide, transparent Sc friable, que nousappelions glace il he faut que l'exposer à undegré de froid déterminé. Foye^ Froid &Glace.

On remarque dans tous les fluides, quela pression qu ils exercent contre les parois desvaisseaux, se fait toujours dans la directiondes perpendiculaires aux côtés de ces vais-