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Tome quatorzième.
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■ Flûte tyrrhénienne, {Muflq. infl. des 'cite.) Pollux ( Onorrufi. liv. IV. chap. g.)décrit ainii h flûte tyrrhénienne : » Elle estsemblable à une syringe {sifflet de Pan)renversée , mais son tuyau est de métal ; onsoustle par en-bas dans cette flûte ', 8c on yemployé moins de vent ( que pour la sy-ringe ), mais le son en est plus sort à causede seau qisil sait bouillonner. Cette flûtedonne plusieurs sons , & le métal en aug-mente la force. “ Les mots en parenthelèont été ajoutés pour éclaircir cette descrip-tion qui paroi t convenir très - bien à l’es-pece de flûte d’enfant qu’on nomme rof-flgnol. Mersenne semble auílì de cet avis.

( F. D. C. )

Flûte , ( Marine.) bâtiment de chargeappareillé en vaifleau, dont la varangue estplate & les façons peu taillées , pour ména-ger beaucoup de place dans la cale.

La flûte est sort plate de varangues ; 8c .les ceintes vont de telle sorte depuis l’étravejusqu’à sétambord, qu Vile est auíïì rondeà larriere qua Pavant, ayant le ventre sigros qu’elle a une fois plus de bouchin versie franc tillac , qu’au dernier pont. VoyeyMarine , Planche XV. fig. Xi. le desteind une flûte.

Nous donnons en France le nom de flûte,ou de vaisseau armé en flûte , à tous les bâti-mens qu'on fait servir de magasin ou d’hô-pital, à la suite d'une armée navale, ouqui sont employés au transport des troupes,quoiqu'ils soient bâtis à poupée , 8c qu’ilsayent servi autrefois comme vaisseaux deguerre.

La grandeur la plus ordinaire des flûtesest d'environ cent trente piés de long del’étrave à sétambord ; vingt-six piés &demi de large, & treize piés & demi decreux environ. Quelquefois on prend pourleur largeur la cinquième partie de leurlongueur.

Les proportions des différentes pieCes quientrent dans la construction de ce bâtiment,varient suivant sa grandeur , ainsi que pourles vaisseaux. (Z j

Flûte , {Tapissier. ) espece de navettedont se servent les bafle-lilTiers, 8c fur la-.quelle sont dévidées les laines ou autres ma-tières qu'ils employeur à leurs tapisteries.La flûte est un bâton fait au tour, en formeTome XIV.

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de petit cylindre, mais dont, vers le mi-lieu , le diamètre est moins grand qu’auxbouts. Il a ordinairement trois ou quatrepouces de long, & quatre ou cinq lignes d’é-paiffeur. Voy. Tapisserie.

Flûte, {greffer en) Jardinage, voye çGreffer.

FLUX ET REFLUX , s. m. {Physiq. ùHydrcgr.) mouvement journalier, régulier,& périodique, qu’on observe dans les eauxde la mer , & dont le détail & les causesvont faire l’objet de cet article :

Dans les mers vastes & profondes, onremarque que l’Océan monte & descendalternativement deux fois par jour. Leseaux , pendant environ six heures , s'élè-vent & s’étendent fur les rivages ; c’estce qu’on appelle le flux : elles restent untrès-petit espace de temps, c’est-à-dire,quelques minutes , dans cet état de repos ;après quoi elles redescendent durant six au-tres heures, ce qui forme le reflux : au boutde ces iix heures & d’un très-petit tempsde repos , elles remontent de nouveau ; &ainsi de fuite.

Pendant le flux , les eaux des fleuves s’en-flent 8c remontent près de leur embouchu-re ; ce qui vient évidemment de ce qu’ellessont refoulées par les eaux de la mer. Voy.Embouchure & Fleuve. Pendant le re-flux , les eaux de ces mêmes fleuves recom-mencent à couler.

On a désigné le flux & reflux par le seulmot de marée, dont nous nous servironssouvent dans cet article. Voy. Marée. Lemoment où finit le flux, lorsque les eauxsont stationnaires, s’appelle la haute mer ; lafin du reflux s’appelle la íajfe mer.

Dans tous les endroits où le mouve-ment des eaux n’est pas retardé par desîles, des caps, des détroits , ou par d’au-tres obstacles semblables , on observe troispériodes à la marée ; la période journa-lière , la période menstruelle, la périodeannuelle.

La période journalière est de xy heures49 minutes, pendant lesquelles, le flux ar-rive deux fois, 8c le reflux deux fois ; 8c cetelpace de 14 heures 49 minutes, est letemps que la lune met à taire fa révolutionjournalière autour de la terre , ou , pourparler plus exactement, le temps qui s écoulé