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entre ion passage par le méridien, & Ion re- 'tour au même méridien.
La période menstruelle consiste en ce queles marées font plus grandes dans les nou-velles Sc pleines lunes-, que quand la luneest en quartier ; ou pour parler plus exac-tement, les marées font les plus grandesdans chaque lunaison, quand la lune estenviron à 18 degrés au-delà des pleines &nouvelles lunes , Sc les plus petites, quandt lie est environ à 18 degrés au-delà du pre-mier & du dernier quartier. Les nouvellesou pleines lunes Rappellent fyzygies , lesquartiers , quadratures : ces expressionsnous feront quelquefois commodes , &nous en userons. Voye ç Syzygies , Qua-dratures ùc .
La période annuelle consiste en ce qu’auxéquinoxes les marées font les plus grandesvers les nouvelles & pleines lunes , & cellesdes quartiers font plus grandes qu’aux au-tres lunaisons ; au contraire dans les solsti-ces , les marées des nouvelles & pleineslunes ne font pas íi grandes qu’aux autreslunaisons ; au lieu que les marées desquartiers font plus grandes qu’aux autreslunaisons.
On voit déja par ce premier détail, quele flux &• reflux a une connexion marquéeSc principale avec les mouvemens de lalune , Sc qu’il en a même , jusqu’à un cer-tain point, avec le mouvement du soleil,ou plutôt avec celui de la terre autour dusoleil. Vvye[ Copernic. D’où l’on peutdéja conclure en général, que la lune & le•soleil, & fur-tout le premier, de ces deuxastres, font la cause du flux & reflux, quoi-qu’on ne sache pas encore comment cettecause opéré. Il ne restera plus fur cela rien àdeíirer, quand nous entrerons dans le détailde la maniéré dont ces deux astres agistentfur les eaux : mais suivons les phénomènesdu f lux Ù du reflux.
Dans la période journalière on observeencore : i°. que !a- haute mer. arrive auxrades orientales plutôt qu’aux rades occiden-tales : z°. qu’entre les deux tropiques lamer paioît aller de l’est à l’ouest : que
dans la zone torride , à moins de quelqueobstacle particulier , la haute mer arriveen même temps aux endroits qui fontfous le même méridien, au lieu que dans.
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tes zones tempérées, elle arrive plutôt àune moindre latitude qu’à une plus grande sSc au-delà du fo'xante-cinquieme degré delatitude, le flux n’est pas sensible.
Dans la période menstruelle on observei°. que les marées vont en croisant desquadratures aux fyzygies, & en décrois-sant , des fyzygies aux quadratures : i°.quand la lune est aux fyzygies ou aux qua-dratures , la haute mer arrive trois heures-après le passage de. la lune au méridien : íìla lune va des fyzygies aux quadratures,le temps de la haute mer arrive plutôt queces trois heures-: c’est. le contraire fi la.lune va des quadratures aux fyzygies :soit que la lune se trouve dans l'hémisphèreaustral ou dans le boréal , le temps de lahaute mer n’arrive pas plus tard aux plages,septentrionales.
Enfin dans la période annuelle on observe'i°. que les marées du solstice d’hy ver fontplus grandes que celles du solstice d’été •„i°. les marées font d’autant plus grandesque la lune est plus près de la terre ; & elles-,font les plus grandes , toutes choses bail-leurs égales , quand la lune est périgée,c’est-à-dire à la plus petite distance de la.terre : elles font aussi d’autant plus grandes,,que la lune est plus près de l’équate.ur ; Scen général, les plus grandes de toutes lesmarées arrivent quand la lune est à la fois.dans l’équateur, périgée , & dans les fyzy-gies : enfin dans les contrées septentrio-
nales , les marées des nouvelles & pleines,lunes font en été plus grandes le soir que lematin , Sc en hyver plus grandes le matinque le soir.
Tels font les phénomènes principaux ; en-trons à-préfent dans leur explication.
Les anciens-avo ent déja conclu des phé-nomènes du flux Ù reflux,que le fole.l Scla lune en étoient la cause : causa, dit Pline,,in fol‘ unâme , liv. II. c. qj. Galilée ju-gea de plus, q :e le flux & reflux étoit unepreuve du douole mouvement de la terrepar rapport au soleil : mais la maniéré dontce grand homme fut traité par l’odieux.tribunal de l'inquisition , à l’occiíìon de sonopinion fur le mouvement de la terre, Voy.Copernic , ne l’encouragea pas à appro-fondir, d’après ce principe , les causes du.