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besoin du calcul, ou demandent quelquesrestrictions. C’est par le calcul qu’on peutprouver , i°. que l'intervalle d une maréeà l’autre est le plus petit dans les syzygies ,Sc le plus grand dans les quadratures : i°.que dans les syzygies ^intervalle des ma-rées est de 2.4 h. 3 y min. & qu’ainsi lesmarées priment de iy m. fur le mouve-ment de la lune : 3°. qu’au contraire dansles quadratures les marées retardent de 3 ymin. fur le mouvement de la lune ; voye^lexcellente piece de M. Daniel Bernoulli,siir le flux Sc reflux de la mer : 4". que l'in-tervalle moyen entre deux marées consé-cutives , lequel intervalle est de 24 h. yomin. arrive beaucoup plus près des quadra-tures que des syzygies ; ces différentes loixsouffrent quelque altération , selon que lalune est apogée ou périgée. Ibid. ch. vj. Scvij. y°. Que les changemens dans la hau-teur des marées font fort petits, tant auxsyzygies qu'aux quadratures ; cela doit êtreen effet, car les marées font les plus gran-des aux syzygies, Sc les plus petites auxquadratures : or quand des quantit-éspaííènt par le maximum ou par le mini-mum , elles croissent ou décroissent pourl’ordinaire insensiblement avant Sc aprèsl’instant où elles pallent par cet état. VoyeqMaximum Sc Minimum. 6°. Que lesplus grands changemens dans la hauteur desmarées fe feront plus près des quadraturesque des syzygies.
A 1 égard des réglés qu’on a établies furles grandes marées des équinoxes, M. Eulcrdans ses savantes recherches fur le flux &reflux de la mer , observe avec raison quequand la lune est dans l'équateur , ces ré-glés n'ont lieu que pour les eaux situéesfous l’équateur même. C’est ce que la théo-rie Sc les observations confirment, commeon le peut voir dans l’ouvrage cité.
Telles feroient régulièrement toutes lesmarées , si les mers étoient par-tout éga-lement profondes ; mais si les bas-fondsqui fe trouvent en certains endroits , Scle peu de largeur de certains détroits oùdoivent palier les eaux , font cause de la
Í ;rande variété que l’on remarque danses hauteurs des marées : Sc l’on ne fau-roit rendre compte de ces effets , fans..avoir une connoilfance exacte de toutes
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les particularités Sc inégalités des côtes *c’est-à-dire de la position des terres , deia largeur Sc de la profondeur des ca-naux , &c.
Cts effets font visibles dans les détroitsentre Port-land & le cap de h Dogue enNormandie , où la marée rellembie à ceseaux qui sortent d’une écluse qu’on vientde lever ; & elle feroit encore plus rapideentre Douvres Sc Calais , fi elle n’y étoitcontrebalancée par celle qui fait le tour del'ile de la Grande-Bretagne.
L/eau de la mer , après avoir reçu l’im-preísion de la force lunaire , la conservelong-temps , Sc continue de s’élever fortau-deslus du niveau de la hauteur ordinairequ’elle a dans l'Océan , fur-tout dans lesendroits où elle trouve un obstacle direct ,Sc dans ceux où elle trouve un can:d quis etend fort avant dans les terres, Sc quis’étrécit vers Ion extrémité, comme ellefiiit dans la mer de Severn , près deÇhepfìow Sc de Bristol.
Les bas-fonds de la mer , Sc les conti-nens qui l’entre-coupent, font aussi causeen partie que la haute marée n’arrive pointen plein Océan dans le temps que la lunes’approche du méridien , mais toujoursquelques heures après, comme on le re-marque fur toutes les cotes occidentales del’Europe Sc de l’Afriquc , depuis l’irlandejufqu’au cap de Bonne-Efpérance , où lalune placée entre le midi Sc le couchant,cause les hautes marées. O11 assure que lamême chose a lieu fur les côtes occidenta-les de l’Amérique.
Les vents Sc les courans írréguliers con-tribuent aussi beaucoup k altérer les phé-nomènes du jlux Sc du reflux. Voyais Vent& Courant.
On 11e finiroit point , si l’on vouloir en-trer dans le détail de toutes les solutions ouexplications particulières de ces effets, quine font que des corollaires aisés à déduiredes mêmes principes ; ainsi lorfqu’on de-mande , par exemple , pourquoi les mersCaspienne , Méditerranée , Blanche Sc Bal-tique n’ont point de marées sensibles , laréponse est que ces mers font des efpecesde lacs qui n’ont point de communicationréelle ou considérable avec l'Océan : or lecalcul montre que l’élévation des eaux doit