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lire d’autant moindre , que la mer a moinsd’étendue. Voye^ les pieces de M.M. DanielBernouilli ù Euler. Ainsi les marées doiventêtre presqu’infensibles dans la mer Noire,dans la mer Caspienne , & très-petitesdans la Méditerranée. Elles doivent êtreencore moindres dans les mers Blanche &Baltique, à cause de leur éloignement deléquateur , par les raisons exposées ci-destus. Dans le golfe de Venise la maréeest plus sensible que dans le reste de laMéditerranée ; mais cela doit être attribuéà la figure de ce golfe , qui le rend pro-pre h élever davantage les eaux en les res-serrant.
Nous dirons ici un mot des marées quiarrivent dans le port de Tunking à laChine ; elles font différentes de toutes lesautres , & les plus extraordinaires donton ait jamais entendu parler. Dans ce porton ne s’apperçoit que d'un flux & d’un re-flux qui lé fait en 24 heures de temps.Quand la lune s’approche de la ligne équi-noctiale , il n’y a point de marée du tout& léau y est immobile : mais quand lalune commence à avoir une déclinaison ,on commence à s’appercevoir d’une ma-rée , qui arrive à ion plus haut pointlorsque la lune approche des tropiques ;avec cette différence , que la lune étantau nord de la ligne équinoctiale , la ma-rée monte pendant que la lune est au-delfus de l’horison, & qu’elle descendpendant que la lune est au-deílous de l’ho-rison ; de forte que la haute marée y ar-rive au coucher de la lune, 8 c la baisemarée au lever de la lune : au contrairequand la lune est au midi de la ligne équi-noctiale , la haute marée arrive au leverde la lune, & la baise à Ion coucher ;de sorte que les eaux se retirent pendanttout le temps que la lune est au-deffus defhoriíon.
On a donné différentes explications plau-sibles de ce phénomène ; M. Euler aprouvé par le calcul que cela devoir êtreainsi. Voye p la fin de ion excellente pieceíur le flux 8 c reflux. Newton a insinuéque la cause de ce sait singulier résultedu concours de deux marées, dont l'unevient de la grande mer du Sud, le longTome XIV.
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des cotes de h Chine; 8 c l’autre de laimer des Indes.
La premiere de ces marées venant des--lieux dont la latitude est septentrionale,est plus grande quand la lune se trouveau nord de l’équateur au-de(fus de l’hori-íon , que quand la lune est au-delfous.
La féconde de ces deux marées venant-de la mer des Indes & des pays dont lalatitude est méridionale, est plus grandequand la lune décline vers le midi, & setrouve au-deffus de l’horiíòn , que quandla lune est au-dessous ; de forte que dcces marées alternativement plus grandes.&c plus petites , il y en a toujours succes-sivement deux des plus grandes & deuxdes plus petites qui viennent tous les jour£ensemble.
La lune Rapprochant de la ligne équi-noctiale , & les flux alternatifs devenantégaux , la marée c esté , & l’eau reste lansmouvement ; mais la lune ayant paste del’autre côté de l’équateur , & les flux , quiétoient auparavant les moindres , étantdevenus les plus considérables , le tempsqui étoit auparavant celui des hautes eaux,devient le temps des eaux basses , 8 c letemps des eaux bastes devient celui des.hautes eaux ; de forte que tout le phéno-mène de cette marée singulière du portde Tunking s’explique naturellement &fans forcer la moindre circonstance , parles principes ci-dessus, 8 c sert infiniment àconfirmer la certitude de toute la théoriedes marées.
Ceux de nos lecteurs qui seront assez:avancés dans la géométrie , pourront con-sulter sur la causé des marées les excellentesdissertations de MM. Maclaurin , DanielBernouilli &c Euler , couronnées par l’aca-démie royale des Sciences de Paris en 1740.Dans mes réflexions fur la cause généraledes vents , imprimées à Paris en 1746 ,j’ai donné aussi quelques remarques furles marées , cette matière ayant beaucoupde rapport à celle des vents réglés , entantqu’ils font causés par faction du soleil 8 cde la lune.
Après avoir expliqué en gros les phéno-mènes du flux 8 c reflux pour le commundes lecteurs, il nous paroìt juste de met-tre ceux qui font plus versés dans. les-Tttt