F L U
dans particulièrement destinés à atténuerles pierres & terres vitrifiées par l’alkali.Le fiel de verre a été employé aussi pourremplir ces vues ; mais nous avons faitobserver que ce corps devoir entraînerdes inconvéniens à sa fuite.
Le flux donc, comme composé d’unréductif Sc d un fondant, différé de l’unSc de l’autre de ces corps, parce qu il esttous les deux ensemble. Il ne donne jamaisaux corps avec lesquels on l'employe, quele principe inflammable , & il leur enlèveles saletés qui nuisaient à la réunion dutout ; avantage que ne produit pas le ré-ductif. Le fondant opéré cet effet à la vé-rité , mais il reste souvent uni aux corpsqu il a diffous.
Nous finirons par cette conclusion géné-rale , que tout flux est un corps qui a lapropriété de réduire par le principe inflam-mable , Sc de fondre par le principe fon-dant qu’il contient , Sc conséquemmentffaccélérer Sc de procurer la fusion descorps avec lesquels ou le mêle : d’où estvenue notre division, i°. en réductifs ,2°.en fondans, 3 0 . en réductifs & fondans, ouflux. Voye7 Stahl , Cramer, Boerhaave,& la Lithgeognofie de Pott.
FLUXIO-DÌFFÉRENTIEL, adj. ( Géo-métr. transcend. ) M. Fontaine appelle ainsidans les mémoires de l’acad. de IJ34 , uneméthode par laquelle on considéré dans cer-tains cas, fous deux aspects très-distingués,la différentielle d’une quantité variable.Imaginons, par exemple, un corps quidescend le long d’un arc de courbe ; onpeut considérer à l’ordinaire la différentiellede cet arc comme représentée par une desparties infiniment petites dont il est compo-sé , ou dont on l'imag ne composé ; ensorteque Parc total sera l’intégrale de cette diffé-rentielle : mais on peut considérer de plusla différence d’un arc total descendu à unarc total descendu qui différé infinimentpeu de celui-là ; & c’est une autre maniéré,d’envisager la différence : dans le premiercas , lare total est regardé comme unequantité constante dont les parties seule-ment sont considéré,s comme variables & icomme croillant ou décroillint d’une quan-tité différentielle : dans le-second cas , Parctotal est lui-même regardé comme variable'
F LU 72 5
ar rapport à un arc total qui en différé in-niment peu. On peut, pour distinguer ,appeler fluxion la différence dans le secondcas. Sc retenir le nom de différence dansle premier : ou bien on peut se servir dansle premier cas du mot fluxion , Sc de diffé-rence dans le second. Voye^ l 1 article Tau-tochrone , Sc les mémoires de Vacadémiedeiyjq , où M. Fontaine a donné un savantestai de cette méthode , qu’il nommefluxio-différentielle , par les raisons qu’onvient d’exposer. ( O )
FLUXION , s. f. ( Géométrie transcend. )M. Newton appelle ainsi dans la géométriede l’infini, ce que M. Léibnitz appelle diffé-rence. Voy. Différence & Différentiel.
M. Newton s’est servi de ce mot defluxion , parce qu’il considéré les quantitésmathématiques comme engendrées par lemouvement ; il cherche le rapport des vi-tesses variables avec lesquelles ces quantitésfont décrites ; Sc ce font ces vîtellès qu’ilappelle fluxions des quantités : par exem-ple , 011 peut supposer une parabole en-gendrée par le mouvement d’une ligne quisè meut uniformément , paralellement àelle-même , le long de l’abscisse, tandisqu’un point parcourt cette ligne avec unevitesse variable , telle que la partie parcou-rue est toujours une moyenne proportion-nelle entre une ligne donnée quelconque Scla partie correspondante de l’abscisse , voyeçAbscisse. Le rapport qu’il y a entre la vi-tesse de ce point à chaque instant, & lavitesse uniforme de la ligne entiere, est ce-lui de h fluxion de l’ordonnée à la fluxionde l’abíciste ; c’est-à-dire de y à * ; car M.Newton désigne la fluxion d’une quantitépar un point mis au-dessus.
Lesgcometres anglois, du moins pour laplupart, ont adopté cette idée de M. New-ton , Sc íà caractéristique : cependant lacaractéristique de M. Léibnitz qui consisteà mettre un d au devant, paroît plus com-mode, Sc moins sujette à erreur. Un d ievolt mieux, Sc s’oublie moins dans l’im-pression qu’un simple point. A l’égard dela méthode de considérer comme des f lu-xions ce que M. Léibnitz appelle différences,il est certain qu’elle est plus juste Sc plusrigoureuse. Mais st est, ce me semble , en-core plus simple Sc plus exact de considérer