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Tome quatorzième.
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que le nom commun à toutes les fluxionscatarrheuses , est celui de rhume , ou affec-tion rhûmatifmale. Ainlì il luit de ce qui aété dit ci-devant fur la signification du motf tin», qu il est le mot générique employépour exprimer toutes sortes de fluxions ,tant catarrheuses qu'autres , fur quelquepartie du corps que ce soit.

Cependant il faut observer que le motlatin fluxio rendu en françois par celui defluxion , n’cst presque pas un terme d art :il ne sert aux médecins , que pour s’expri-mer avec le vulgaire fur le genre de mala-die , qui consiste dans un engorgement devaifleaux formé comme subitement, c’est-à-dire en très - peu de temps , ordinaire-ment ensuite d’une suppression de l’insen-sible transpiration, qui augmente le volumedes humeurs ; ensorte que l’excédent, quitend d’abord à se répandre dans toute lamalle , est jeté par un effort de la nature,formé comme un flux, fur quelque partiemoins résistante, plus foible à proportionque toutes les autres ; idée qui répond par-faitement à celle des anciens , qui attri-buoient toutes sortes de fluxions , soit ca-tarrheuses , soit rhumatismales, à l’excèsde force de la puiflànce expultrice des par-ties mandantes en général íur la puiflànceretentrice de la partie recevante : d’où il fuitque le reflort de cette partie étant moindrequ’il ne doit être par rapport à la forced’équilibre dans tous les solides, n’opposepas une résistance suffisante pour empêcherqu’il ne soit porté dans certe partie avecplus grande quantité d’humeurs qu’elle n’enreçoit ordinairement , lorsque la distribu-tion s’en ‘ait d’une .maniéré proportionnée;ensorte que les fluxions peuvent être pro-duites , ou par la foibleííè absolue , ou parla foiblesse respective des parties qui enfont le siège , entant qu’il y a auísi excèsde force, absolu ou respectif, dans factionsystaltique de toutes les autres parties. C’estd’après cette considération que les anciensdifoient que les fluxions se font par attrac-tion ou par impulsion, ( peroùm, vel períbJ-.v), c’est-à-dire parce que les parties en-gorgées pechent par défaut de reflort, tan-dis que toutes les autres conservent celuiqui leur est naturel ; ou que celles- çi aug-mentent d’action par leste t du spasrrie, de

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l’érétisme, par exemple, tandis que celles-là n’ont que leur force ordinaire.

Ainsi dans toute fluxion , il se porte trojad’humeurs ; il en est trop arrêté dans la partiequi en est le siège ; ce qui suppose toujoursque la congestion fuit la fluxion , voye^Congestion. Cependant il est des hémor-rhagies, des écoulemens de différentes hu-meurs , qui doivent être attribués à la mê-me cause que celle des fluxions , quoiqu’iln’y ait pas congestion : on devroit donc lesregarder comme appartenans à ce mêmegenre de maladie : cela est vrai ; mais c’estune chose de convention purement arbi-traire , que l’on ait attaché l’idée de fluxionaux seuls engorgemens catarrheux , avecaugmentation sensible ou présumée du vo-lume de la partie affectée.

D’après ce qui vient d’être dit de lacaule prochaine des fluxions , il paroît quela théorie qui les concerne doit être tiréeabsolument de celle de l’équilibrc dans l’é-conomie animale, c’est-à-dire des lésions decet équilibre : voye%_ donc Équilibre , ( mé-decine. ) pour suppléer à ce qui ne íe trouvepas ici à ce sujet, parce qu’il en a été traitédans l’article auquel il vient d’être renvoyé,afin d’éviter les répétitions ; on peut voirdans cet article la raison de tous les symp-tômes qui se présentent dans les fluxions ,& des indications à remplir pour y appor-ter remede.

On peut inférer des principes qui y fontétablis , que s’il est quelques fluxions qui sefont lans fievre , d’autres avec nevre , c’estque l'humeur surabondante qui en est lamatière , peut être déposée avec plus oumoins de difficulté dans la partie qui doitla recevoir. Si cette partie ne pêche quetrès-peu, par le défaut de reflort, respec-tivement à celui du reste du corps, il fautde plus grands efforts de la puiflànce ex-pultrice générale , qui tend à lé décharger :ces efforts font une plus grande action danstous les solides, qui constitue de véritablesmouvemens fébriles. Voy. Effort , ( Eco-nom. anim. ) Fievre. Les fluxions chau-des, inflammatoires, sanguines, bilieuses,telles que les phlegmoneuses , les érésypé-lateuses , &c. se forment de cette maniéré.

Si la partie où doit íè faire le dépôt cèdefans résister au concours de résistance for-