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Tome quatorzième.
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piefes, principalement de celle que nousnommons 1-inférieure , flinflammation dela conjonctive , un continuel écoulementde larmes, la couleur rougeâtre & obscurede l’œil , enfin la fougue de 1 animal quise livre alors à une multitude de défensesconsidérables ; car il semble que cette flu-xion étant dans le temps, influe fur son ca-ractère, & en change shabitude.

Tous ces symptômes ne se manifestentpas néanmoins toujours dans tous les che-vaux lunatiques , parce qriune même causen est pas constamment suivie du même ef-fet , mais Inexistence de quelques-uns d'en-tr’eux suffit pour annoncer celle de la ma-ladie dont il s'agit. D'ailleurs elle peut atta-quer les deux yeux en même temps , &dans un semblable cas, il riest pas ques-tion de rechercher s’il est entr'eux quelquedisproportion.

T ^expression de cheval lunatique par la-quelle on désigne tout cheval atteint decette fluxion , démontre allez évidemmentque nous avons été persuadés que les mou-vemens & les phases de la lune dominoientl'arumal dans cette occasion. Si ceux quicultivent la science dont il est 1 objet, avoientmérité de participer aux lumières qui éclai- ,rent ce siecle, fans doute que la plupartd'entrieux ne persévéreraient pas dans cetteerreur qui leur est encore chere ; ils ne fe-raient pas même forcés de parvenir à desconnoiílances profondes, pour être détrom-pés. Une simple observation les convaincraitqriils ne peuvent avec fondement accuserici cet astre; car dés que les impressionsde cette fluxion ne frappent pas dans lemême temps tous les chevaux qui y fontsujets , Sc íè sont sentir tantôt aux uns dansle premier quartier, & aux autres tantôtdans le second , & tantôt dans le décours , ils'ensuit que les influences & les diííérensaspects de la lune riy contribuent en au-cune maniéré. Je riignore pas ce qu Aris-tote & presque tous les anciens ont pensédes effets des astres fur les corps sublunai-res , & ce que Cramer & l’illustre Stahlparmi les modernes, ont dit & supposé :mais leurs écarts ne justifient point les nô-tres , & ne nous autorisent point à cher-cher dans des causes étrangères les raisonsde certaines révolutions, uniquement pro-Tome XIV.

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duites par des causes purement méchaniques.

Deux sortes de parties composent le corpsde 1 animal : des parties solides 8c des par-ties fluides. Les solides font des tissus devaisseaux composés eux-mêmes de vaisseaux.Les fluides ne font autre chose que les li-queurs qui circulent continuellement dansles solides qui les contiennent. L équilibreexact qui résulte de faction & de la réac-tion des solides fur les fluides, & des fluidesfur les solides, est absolument indispensa-ble pour rendre f animal capable d’exercerles fonctions propres 8c conformes à fia na-ture; car cet équilibre perdu, la machineéprouvera des dérangemens plus ou moinsconsidérables, &c. Or si par une cause quel-conque , si par exemple , conséquemmentà la suppression de quelques excrétions, oupar quelques obstacles qui peuvent se ren-contrer dans les vaisseaux , soit des partiesinternes, soit des parties externes de la tête,il y a engorgement dans ces vaisseaux , il yaura nécessairement inflammation, & de-làtous les accidens dont j ai parlé ; cet engor-gement parvenu à un certain point qui estpositivement celui où tous ces accidens somontrent, la nature fait un effort; les vais-seaux trop gonflés se dégorgent, soit parsévacuation très-abondante des larmes, soitencore par quelqriautre des voies servantaux excrétions naturelles, & les parties ren-trent ensuite dans leur état juíqrià ce quela même cause subsistant, un nouvel en-gorgement produise au bout du mêmetemps les symptômes fâcheux qui caracté-risent la fluxion périodique, dont la plé-thore doit être par conséquent envisagéecomme la véritable causé.

Le retour arrive dans un temps juste ,fixe & déterminé , parce que les causes sontles mêmes, que les parties sont aussi lesmêmes, & que s J il a fallu un mois pourformer f engorgement, il faut un mêmeespace de temps pour fa réproduction. Laplénitude so forme insensiblement & pardegrés : les tuyaux qui so trouvoient en-gorgés dans le temps , & qui sont libresdans f intervalle, rient qu'un certain dia-mètre au-delà duquel ils ne peuvent dé-tendre ; or la surabondance d humeurs nepeut être telle qrielle force , quelle sur-charge les tuyaux, qu autant que ces hu-Z zzz