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meurs feront en telle & telle quantité ; &pour que ces humeurs soient en telle ôctelle quantité, il fiiut un intervalle égal ;cet intervalle expiré , le temps marqué ar-rive , pendant lequel, au moyen de f éva-cuation , la plénitude cesse ; Sc le tempsexpiré, arrive de nouveau l'intervallepen-dant lequel survient la plénitude , Sc ainsisuccessivement, le période dépendant en-tierement de la proportion des forces ex-pansées aux forces résistantes. S'il n'est pasabsolument exact dans tous les chevaux at-taqués , Sc que l'on y observe des variétés,ces divers changemens doivent être attri-bués à l'exercice , aux alimens, aux saisons;Sc fi ces causes ne produisent pas dans quel-ques-uns les mêmes impressions, Sc que laquantité d’humeurs soit assez grande dansun temps toujours certain Sc limité , onpeut dire qu'elles font compensées par d'au-tres choses. Du reste , pourquoi la natureemploye-t-elle plutôt ici vingt-septou vingt-huit jours que quarante ? La question estridicule Sc la solution impossible ; les nom-bres seuls de proportions s'annoncent parles effets, mais la raison en est cachée danstoute la structure de la machine.
N'afpirons donc qu'à ce qu'il nous estpermis & qu'à ce qu'il nous importe essen-tiellement de connoître. Si la pléthore estla source réelle de la fluxion périodiquedont nous parlons , tous les signes indica-tifs de cette maladie ne pourront s'appli-quer que par le même principe. Or l'œilest attaqué , ou les deux yeux ensembleparodient plus petits , attendu que les pau-pières font enflées; cette enflure ne pro-vient que de l'engorgement ou de la replé-tion des vaisseaux sanguins Sc lymphatiques,Sc ces parties étant d'ailleurs d'un tissu lâchepar elles-mêmes, il n est pas étonnant qu'ily ait un gonflement emphisémateux. L’œilest larmoyant , parce que l’inflammationcausant un gonflement à l'orifice des pointslachrymaux , les larmes d’ailleurs beaucoupplus abondantes ne peuvent point être ab-sorbées ; elles restent à la circonférence duglobe, principalement à la partie inférieurequi en paroi t plus abreuvée qu'à l'ordi-naire , & ellqs franchissent dès lors l’obsta-cle que leur présente la caroncule lachry-male. L'œil est trouble Sc la cornée lucide
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moins transparente , parce que les vaisseau*lymphatiques étant pleins de l’humeur quiy circule, la diaphanéité ne peut être telleque dans l'état naturel. L’œil est rougeâtre,parce que dès que la plénitude est consi-dérable , les vaisseaux qui ne doivent ad-mettre que la lymphe, admettent les glo-bules sanguins ; enfin la fougue de l’animalne naît que de l'engorgement des vaisseauxdu cerveau , qui comprimant le genre ner-veux j changent en lui le cours des espritsanimaux , Sc par conséquent son habitude.
Quant au prognostic que l'on doit por-ter , nous ne l'allèoirons point fur les idéesque l'on s’est formé jufqu'à présent de cettemaladie, ni sur l’inutilité des efforts quel'on a faits pour la vaincre. Il n’est pointétonnant qu'elle ait résisté à des topiquesplus capables d’augmenter l'inflammationque de l’appaiser ; à des barremens d’arte-res Sc de veines dont les distributions n'ontlieu que dans les parties qui entourent 1cglobe , & non dans celles qui le compo-sent ; à l’opération d’énerver ; à des amu-lettes placées fur le front ; enfin aux tenta-tives de M. de Soleysel, que la célébritéde son nom ne justifiera jamais d’avoir ex-pressément prohibé la saignée , Sc d'avoirordonné d'exposer le cheval malade au se-rein Sc à l’humidité de la nuit. Nous avoue-rons néanmoins que les suites peuvent enêtre fâcheuses. En effet, il est bien d fficilcque les évacuations qui donnent lieu à lacessation du paroxysme ; soient toujours■ assez complettes pour que l’organe recouvretoute son intégrité, íur-tout si les dilata-tions que les vaisseaux ont souffert ont étéréitérées ; car dès lors ils perdent leur ton ,Sc le moindre 'épailsillement, la pléthoreSc l’acrimonie la plus légére les rendrontsusceptibles d’un engorgement habituel,d’où naîtra infailliblement la cécité qui nesuccédé que trop souvent à la fréquencedes retours. L’œil s’atrophie par le défautdu suc nourricier , l’orbite est dénuée degraissés, Sc j’ai même apperçû dans le ca-davre une diminution notable du volumedes muscles de cet organe , qui étoit fansdoute occasionnée par le dessèchement. Ilest aisé de comprendre que la maladie par-venue à son dernier degré , tous les remè-des font dune inçíhcacité absolue : mais je