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Tome quatorzième.
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ment de chanvre , & leur longueur n’estque de 50 brasses.

Le bois dont les sués font faits est fortblanc, Sc s'appelle fenux , excepté que lacale est de bois de camfre, dont on fe serten cette occasion , parce qu’il n’est pas sujeta être criblé des vers, n’y ayant pas d’in-secte qui puisse subsister avec f ardeur dece camfre. Jamais 011 ne les braie , mais unefois le mois 011 les tire à terre, où on lesracle ; on leur donne le feu , Sc on les suifveun peu par - deíïous : ils ne font que duport de cent vingt ou cent trente tonneaux.

Le mât du f né n’a pas beaucoup de hau-teur : le gouvernail paíle par une ouverturequi est à barrière ; il ne descend pas per-pendiculairement , mais tout-à-fâit en biais ;il est fort large & plus épais que la quille;on le fait jouer avec des cordes Ou avec lamain : l’étrave est ronde. Il y a beaucoupde ces bâtimens qui font tout ouverts ; d au-tres ont un pont volant qui est plat & fanstonture , & qui s’ote Sc se remet.

Il y a une petite chambre à barrière ,dont la cloison est en coulisse ; elle est pourle maître Sc pour le pilote qui, par le moyende ces coulisses, peuvent voir tout ce quise passe dans le vaisseau.

Les fines ont de largeur dans leur milieule tiers de leur longueur ; ils font un peuplus étroits par le haut que par le bas :ils ont de creux environ quatre piés dansl’œuvre morte & au-dessus de l’eau , outrequelque planche ouvragée qui est fur lalisse de vibord, & qui fait une petite sail-lie à côté.

La cuisine qui n’est qu’un foyer tout ou-vert , se place sous le pont au milieu dubâtiment.

La fosse aux cables est fous l’épcron, quis’élance en déhors fur l’eau.

Le vaisseau est souvent enjolivé en-de-dans de papier qui y est collé.Il a des côtes& un serrage, comme ceux d’Europe , Scles coutures font calfatées de brou. ( Z )

FOANG, f. m. ( Comm. ) petite mon-noie d’argent qui a cours à Siam , Sc quiy vaut quatre fous & la moitié d’un denierde la notre à ; liv. 10 f. fonce d’argent.Le foatig est la moitié du mayon. Voye^le journal de Siam de l’abbé de Choisi.

FOCA, FOCAS , s. m. (H//?, nat. bot.)

F (Ê N

fruit qui croît dans l’ìle de Formofe, Scqui a, dit-on, la forme Sc la grandeurd’une poire de bon chrétien. Il vient furla terre comme les melons, est d’un beaurouge pourpre & d’un goût exquis. Hu-bner , dicl. univers.

FOCALE, f. m. ( Hifi. anc, ) efpecej demouchoir de cou à Pufage des anciens, *qui s’en fervoient pour íe garantir la gor-ge des injures de l’air. Les Allemands ontencore le focale. Diclionn. de Médecine.

FOCKLABRUCK, (Géogr.) ville d’Al-lemagne dans l’Autriche supérieure , auquartier d’Ausruck, sur la riviere de Foklc,dans une plaine fertile. Elle est jolimentbâtie & bien peuplée ; elle a séance ÔCvoix dans les états du pays, & ses bour-geois Sc artisans íont, avec leurs marchan-dises , exempts de péage dans toute l’Au-triche. Les paysans de la contrée s’étant ré-voltés fous Ferdinand II , lan 1626 , fu-rent battus aux environs de cette ville parle comte de Pappenheim , qui commandoitun corps de troupes impériales. ( D. G. )FODVAR ou Foldvar , (Géogr.) villede la basse Hongrie dans le comté deTolna,au bord du Danube : elle est bien habitée ,& renferme une abbaye de sainte Helene.La pêche qui se fait dans ses environs paílepour très-considérable. ( D. G. )

FffiLDVINZ ou Fel-Vintzi , (Géogr.)ville de la Transylvanie , dans la provincede Zecklers, au district d’Arany : ce n’estpas une des moindres de la contrée. (D. G.)

FOEHR , ( Géogr. ) petite île de la merd’Allemagne fur la cote occidentale deSleswick ; ses habitans conservent le langa-ge, íes mœurs , & l’habillement des an-ciens Frisons. Voye £ Hermanides. Danicedesc. Long. 2.6’ 1 , 8' ; lat. 54 d , 46'. ( D. J.)

* FCENERATEURS, f. m. pi. ( H,fi.anc. ) c’étoient à Rome des especes d’u-suriers ; ils prêtoient fur gages, & à ungros intérêt. Us s’alïembloient autour dela statue de Janus , aux environs de l’arcFabien Sc du putéal de Libon. Ce com-merce odieux fut défendu ; mais on netarda pas à sentir la nécessité des emprunts,

* II n’y avoit que les efféminés & les malades qu*portassent un focale. Quintilien le prouve dans le chas. Zde ion liv. XI : Palliclum jìcut fafetas quibus crura vef~tmntur fçctilty ç? awìum ligaments fa U exeufore folesvatetwio*