Band 
Tome quatorzième.
Seite
731
JPEG-Download
 

F L U

fCWX certifier d après plusieurs expériences,que si l’on en prévient les progrès Sc quel’on n’attende pas la multiplicité des rechutes,on cessera d’imaginer qu’elle est incurable.

Huit jours avant le paroxysme, l’engor-gement commence à être considérable. Fai-tes une saignée plus ou moins copieuse àl’animal, & dès ce moment retranchez-luil’avoine : mettez-le au son Sc à l’eau blan-che : le même soir administrez-lui un la-vement émollient, pour le disposer au breu-vage purgatif que vous lui donnerez le len-demain : réitérez ce breuvage trois joursaprès l’effet du premier ; il est certain queles symptômes ne se montreront point lesmêmes, Sc que le période qui auroit dûsuivre celui-ci, sera extrêmement retardé :observez avec précision le temps où il arri-vera , à l’efset de dévancer encore de huitjours celui du troisième mois , & pratiquezles mêmes remedes : cherchez de plus àrendre la circulation plus unie & plus fa-cile : divisez les humeurs, au moyen desmédicamens incisifs & atténuans : recourezà l’aithiops minéral, à la dose de 40 grainsjusqu à 60 , mêlé avec le crocus tmtallorum.Vous pouvez y ajouter la poudre de clo-portes , à la dose de 50 grains. Il est encorequelquefois à-propos d’employer la tisanedes bois. J’ai vu auílì de très-bons effets del’usage des fleurs de genêt données en na-ture , & d’une boiffon préparée que j'avoisfait bouillir, & dans laquelle j’avois mis cinqonces ou environ de cendres de genêt ren-fermées dans un nouer. A l’égard du séton,que quelques auteurs recommandent, Scqui, lelon eux , a procuré de très - grandschangemens, je ne saurois penser qu’il nepuisse être salutaire, puisqu’il répond à 1 in-dication ; mais je crois que ce secours seulest insuffisant , Sc ils l’ont éprouvé eux-mêmes. (e)

Fluxion, (Manège , Maréch.) Nousnommons ainsi la prompte accumulationdes humeurs dans une partie quelconqueoù les liquides ne peuvent librement se frayerune route. Lorsque saccumulation se faisavec lenteur , Sc que cette collection 11’alieu qu’insensiblement, nous l’appeíons con-gestion. Dans le premier cas , les tumeursfont formées conséquemment à la vélocitédu fluide qui aborde, Sc à la foiblelse de

F L Y 731’

la partie quìle reçoit ; dans le second, cetteseule foiblelse les occasionne. Ftytq Tu-meur. (e)

* FLYNZ, (Híjì. superjî. ) idole des an-ciens Vandales-Obolistes qui habitoient laLusace. Elle représentoit la mort en longmanteau , avec un bâton & une vessie decochon à la main , le coté gauche appuyésur un lion : elle étoit posée sur un caillou( flairs en saxon ). On prétend que c’étoitl’imagede Vifàlem ou Vitzlaw , ancien roides Lombards.

FNÉ , f. m. ( Marin. ) c’est une forte debâtiment qui n’eff en usage qu’au Japon. Ilsert à transporter les marchandises par tout1 empire , tant fur les rivières que le longdes cotes ; mais il ne peut pas s’exposer enpleine mer , Sc faire de grands voyages ,qui lont défendus aux Japonois.

Les f nés ont savant Sc le dellous fort ai-gus ; ils coupent bien seau , Sc prennentfacilement le vent : ils n’ont qu’un mât placévers savant, Sc quarréjusqu’au bas où il estrond ; on peut le mettre bas en le couchantvers l’arriere : ce qu’ils font quand le ventest contraire ; alors on prend les rames pournager, Sc le mât sert de banc pour s’as-seoir : c’est par cette raison qu’on le fait quar-té. Il y a une ouverture pour mettre le pié dumât quand on sarbore , & pour le souteniril y a des étais à savant & à l’arriere , quisont amarrés à des traversins qui font versces deux bouts ; on se sert de racages pourbiffer la vergue Sc la voile.

Les voiles font presque toutes de toilesde lin tíílues, Sc rarement de paille ou deroseaux entrelacés.

Comme chaque bâtiment n’a qu’un mat,il n’a auffi qu’une voile.

Les ancres font de bois, de la figure dedeux courbes, auxquelles est bien amarréeune pierre très - pelante ; chaque bâtimenten porte cinq ou six , fur - tout lorsqu’ilsdoivent ranger la côte de bien près , Sc pas-ser entre des rochers.

Ils ont auffi quelquefois des grapins defer comme les nôtres, mais cela est rare ;la plupart des cables font de paille broyée,qu’on entrelace avec un artifice admira-ble ; ils ont vingt à trente brastes de long ;il y en a auffi de brou , qui font légers Scqui nagent fur l’eau ; mais on en volt rare-