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voulions croire Xrantzius, Aventìn, Wolíf,il en est sorti un au bout de deux ans duventre de la mere, tout parlant Sc en étatde marcher. Quelle philosophie !
Nous regardons auílì la matrice commele lieu dans lequel le fœtus se trouve plusordinairement renfermé , dans quel en-droit de cette partie que puisse s attacherson placenta , qu’on a vu en effet attachédans différons endroits des parois intérieuresde la matrice (voye£ Accouchement ), ce-pendant quelques observateurs dignes deFoi & capables d'observer , nous disent enavoir trouvé de développés dans les ovaires,dans le pavillon, dans les trompes , dansle bas -ventre , &c. Voye £ les mémoires deVacadémie royale des Sciences; les œuvres ana-tomiques de feu M. Duverney médecin ; lesmifcell. natur. curiof. Scc.
Il est plus ordinaire de voir des femmesn'avoir qu’un enfant à la fois, qu’un plusgrand nombre ; 6c lorfqu’elles en portentdeux , trois, quatre & cinq, on les trouvetrès-rarement fous la même enveloppe, Scleurs placentas, quoiqu’adhérans, font pres-que toujours distincts. Les observations furle plus grand nombre d'cnfms que les fem-mes ayent eu à la fois, méritent d etrediscutées ; c est ce qu on verra à Y article(Economie de la Nature, où l’on entreradans quelque détail fur la fécondité desdifférens individus ; du reste est-il bienconstant qu’une fois qu’un fœtus est dé-veloppé dans la matrice , il puiííe encores’y en développer un autre par le mêmemoyen ì c’est ce qui paraît confirmé pardes observations qui seront examinées à Yar-ticle Superfétation. Mais quoiqu’on aitdes exemples de fruit renfermé dans unautre fruit , d’œuf contenu dans un autreœuf ; que Bartholin nous apprenne que desrats ayent fait des petits qui en portoientd’autres , Sc qu’on ait vu en Espagne unejument faire une mule quiétoit grosse d’uneautre mule : il paraîtra toujours surprenantque des fœtus humains se soient trouvésfécondés dès le sein de leur mere, Sc qu’ilssoient accouchés d’enfans vivans peu dejours après leur naissance ; c’est cependantce que paraissent confirmer Bartholin, Clau-der, les mifcell. natur. curiof. le iournaldes favans , &c. Quoique ce cas soit des
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plus rares, pensera-t-on avec Bartholin sque la nature qui avoir en vue de pro-duire deux jumeaux, en a par certainescirconstances enfermé un dans l’autre, &qu’elle s’est conduite en ce cas comme quel-ques-uns la sont agir dans la productiond’enfans à deux têtes, à deux corps, à qua-tre bras, ctc. Voye; Monstre.
Pourquoi les enfuis rellèmblent-ils tantôtà leur pere, tantôt à leur mere î Toutes lesobservations qu’on a eu occasion de faire del’économie de la nature, tant d us le régnévégétal que dans le régné animal, font bienvoir que cela a lieu, fans trop nous instruitedu comment ni du pourquoi. C’est à-peu-près la même difficulté pour les différen-tes marques de naissance. Voye £ Imagina-tion & Génération.
Le fœtus situé dans la matrice y est donccomme le poisson ail milieu des eaux,c’est-à-dire qu’on peut considérer tout sonensemble comme une eípece d oeuf, remplid’une liqueur dans laquelle le fœtus na-ge , Sc aux parois intérieures duquel il estarrêté d’un côté par une espece de cordonqui sort de son nombril, Sc qui est com-posé de vaisseaux qui se divisent Sc se sub-divisent en un grand nombre de ramifi-cations , pour pénétrer ce côté des paroisde l'ocuf, passer à-travers, Sc s’aller im-planter dans la matrice, de laquelle il tirepar ce moyen fa nourriture.
Sept ou huit jours après la conception,si ce n’est plutôt, le fœtus commence doncà être arrêté de cette façon à son cordon,s’augmente peu-à-peu, ne donne des signesde vie que plus d’un mois après la con-ception , plus ordinairement même à quatremois ou quatre mois Sc demi, rarementplûtôt ni plus tard ; il s accroît, placé qu’ilest pour l’ordinaire ( lorsqu’il est seul, quele placenta est attaché au fond de la ma-trice , Sc que d’autres causes d’équilibrene changent pas cette situation ), les piésen-bas, le derriere appuyé fur les talons,la tête inclinée fur les genoux, les mainsfur la bouche , Sc il nage comme une es-pece de vaisseau, dans íeau contenue parles membranes qui l’environnent, fans quela mere en ressente d’incommodité ; maisune fois que la tête vient à grossir assezpour rompre cet équilibre, elle tombe en-