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Tome quatorzième.
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bas, la face tournée vers l’os sacrum 8cle sommet vers l’orifice de la matrice, six,sept ou huit semaines, plus ou moins, avant^accouchement. Voye £ Accouchement.

La premiere des membranes qui paroità 1 extérieur de l’œuf, se nomme chorion ;& l’endroit de cette membrane qui soutientle nombre presqu’infini des vaiíleaux, dontles extrémités s’implantenr dans la matrices’appelle placenta. Voye[ Chorion ù Pla-centa. En séparant le chorion , on dé-couvre une autre membrane qu’on appelleamnios , qui, par conséquent, tapisse lechorion 8c la placenta, revêt le cordonombilical, s’étend fur le corps da fœtus ,ou du-moins se trouve continue à la mem-brane extérieure qui le couvre, & renfer-me immédiatement les eaux dans lesquel-les le fœtus nage. Voye ^ Amnios.

Le cordon est composé de deux aretesSc d’une veine qu’on nomme ombilicales ,8c d'un troisième canal qu’on appelle ou-raque , 8c qui fans être creux dans l’hom-me, vient du fond de la vessie pour s’a-vancer jusqu’au nombril, où il semble seterminer j tandis que creux dans les vaches,les brebis, les chevres, &c. il s’engagedans le cordon, coule entre les deux ar-tères en conservant encore la forme ducanal, quitte le cordon pour s’étendre àdroite , 8c k gauche ; 8c former de chaquecoté un grand sac qui occupe toute unecorde de la matrice , à laquelle il est atta-ché par une petite appendice, & qui a lafigure d’un gros boudin ; ainsi l’on ne peutpas douter qu’il ne soit le réservoir de l’u-rine du fœtus , 8c on le nomme en con-séquence membrane allantoïde. Voye ^ Cor-don , Ouraqui 6r Allantoïde.

Quant à l’eau que renferme l’amnios, &dans laquelle le fœtus nage , quelle en est lasource ? s’y renouvelle-t-elle ; y a-t-il dansles membranes qui la contiennent des orga-nes propres à la séparer ? distile-t-elle desvaisseaux exhalans, 8c est-elle reprise pardes vaisseaux absorbans de toute la surfacequ’elle touche ; sert-elle de nourriture aufœtus ? Ce sont de ces questions qui, aprèsbien des discussions , n’ont pas encore ac-quis toute la clarté nécessaire pour n’y pluslai fier aucun doute. Nous nous contente-rons donc de dire que le fœtus se meut fa-

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’ cìlement de côté & d’autre, 8c que ce bainnaturel le met à couvert des injures exté-rieures , en éludant la violence des coupsque la femme grosse peut recevoir fur leventre ; & il défend aussi , par la mêmeraison , la matrice des secousses 8c des fro-temens causés par les mouvemens du fœtus ;enfin ces eaux servent à faciliter la sortie del’enfant dans le temps de l’accouchement,en rendant les passages plus souples.

Ainsi le fœtus croît dans la prison jus-qu’au temps où , semblable à une espece defruit parvenu à sa maturité, les membranesqui l’environnent se rompent, les eaux cou-lent , 8c il enfile la route qui le conduit à lalumière ; 8c s’il sortoit de la matrice sansque ces membranes se rompissent, il nelailseroit pas de vivre en le plongeant dansl’eau , ou du-moins en faisant ensorte qu’ilput se conserver comme il étoit dans la ma-trice ; si bien que s’il étoit placé dans unmilieu d'où les racines du placenta puisenttirer un suc propre à les nourrir , il vivroitdans cet état hors de la matrice, comme ily vivoit renfermé , fans respirer : mais iln’en est pas de même une fois qu’il a respi-ré ; car je ne crois pas que malgré la dispo-sition de ses organes intérieurs, il put s’ysoutenir long-temps. Voye[ Respiration.

Il y a donc dans le fœtus quelque cons-truction particulière convenable à la viequ’il mene dans le sein de sa mcre. Il a uncanal qui communique de la veine-porte àla veine-cave inférieure : on y trouve untrou de communication de l’oreillette droitedu cœur à l’oreillette gauche, garni d’unesoupape qui permet bien au sang de cetteoreillette de passer dans la gauche, mais quiempêche, ou au-moins ne permet pas avecautant d’aisance , au sang de l’oreillettegauche de passer dans la droite ; ce trou estnommé trou ovale. On voit encore un ca-nal qui communique de l’artere du poumonà l’aorte descendante , sous le nom de con-duit artériel. Voye{ Aorte , Cœur , 6 ’c.

Pour bien entendre les usages de ces par-ties , il faut remarquer, dit M. Duverney,que le sang de la veine-porte du fœtus coulefort lentement : premierement, parce qu’iln’est point battu ni comprimé par les mou-vemens de la respiration ; deuxièmement,parce qu’il va d’un petit canal dans un grand >