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Tome quatorzième.
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vient à croître & à grandir, il étend peu-'à-peu ses membres.

Il prend ensuite des situations différentesde celles-ci ; lorsqu'il est prêt à sortir dela matrice , Sc même longtems auparavant,il a ordinairement la tête en-bas Sc la facetournée en-arriere , & il est naturel d’ima-giner qu'il peut changer de situation à cha-que instant. Des personnes expérimentéesdans fart des accouchemens , ont prétendus'être assurées qu'il en change en ester beau-coup plus souvent qu'on ne le croît d'or-dinaire ; & c'est ce qu'on tâche de prouverpar les observations suivantes, i °. On trou-ve souvent le cordon ombilical tortillé &passé autour du corps & des membres dereniant, d'une maniéré qui suppose que lefxius a fait des mouvemens dans tous lesíèns, & qu'il a pris des positions successi-ves très-distérentes entr'elles. 1°. Les meressentent les mouvemens du fœtus tantôt d'uncôté du ventre, & tantôt d'un autre coté ;il frappe également en plusieurs endroitsdifférens , ce qui suppose qu'il prend dessituations différentes. 3 0 . Comme il nagedans un liquide qui l'environne de toutesparcs , il peut très-aisément se tourner , s e-tendre, se plier par ses propres forces ; &il doit aussi prendre des situations différen-tes , suivant les différentes attitudes du corpsde la mere : par exemple , lorsqu'elle estcouchée , le fœtus doit être dans une autresituation que quand elle est debout.

Enfin vers le dernier mois, c'est-à-direfur la fin du huitième , il fait la culbute ;& pour lors fa tête se porte vers l'orificeinterne de l’utérus, & fa face est tournée versle coccyx de la mere. Dans cet état, qui est ledernier période de la grosleste, il agit fur l'o-rifice de l'utérus, tant par son poids que parses mouvemens , & donne lieu à la matricede se mettre en contraction. Cette contrac-tion de la matrice étant jointe à celle desmuscles du bas-ventre , à faction accéléréedu diaphragme, & à d'autres causes quine font pas encore bien connues, occasionnela sortie de f enfant hors de fa prison ; ou ,pour parler plus simplement, occasionnelà venue au monde. Il y voit à peine le jour,que f orgueil ne celle de lui crier qu'il estle roi de f univers ; & ce prétendu roi del'univers qui pèse à-préseut vingt à vingt-

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quatre livres, tiroir son origine neuf moisauparavant d'une bulle de volupté. (D. J.)“ Mr. le Baron de Haller a traité le mêmesujet , nous allons transcrire ses observations. “

L'animal Lc sur-tout l'homme , porte lenom de fœtus tant qu'i-1 est contenu dansla matrice de fa mere : on lui donne lenom òìembryon dans l'état le moins avancé,& avant qu'il prouve par des mouvemenssensibles qu’il est animé.

1 D'où vient-il ce fœtus? est-il l’animalculede la liqueur fécondante du mâle infini-ment agrandi ; seroit-il le résultat du mé-lange de deux liqueurs fournies dans f ac-couplement par le mâle Sc par la femelle ?est-ce enfin à la mere qu'appartient ìe fœtus,dont il ne seroit qu'une partie détachée?

Cette derniere opinion est certainementla plus simple : le fœtus a été fans contra-diction , une véritable partie de la mere ;il s'est nourri de ses humeurs, il s'en estformé ; une partie infiniment petite de lui-méme peut feule être mise en doute ; toutle reste, le million à une unité près , est in-contestablement fourni par la mere.

Qu'on parcoure les différentes classes desanimaux en se rapprochant peu-à-peu deceux qui sont les plus composés ; le qua-drupède Sc le poiíïbn à sang chaud ne dif-fèrent pas de f homme à f égard de la sortie'du fœtus des parties de la femme. Les oi-seaux femelles ont un ovaire remp'i d'œufs;un de ces œufs se détache, il est pondu,le nouvel embryon s’y trouve enfermé ,tout le reste appartient certainement à lamere. Les femelles, d es postions & des qua-drupèdes à sang froid ©nt des œufs dansle ventre : elles accouchent de ces œufsque le mâle arrose d'une liqueur nécessaire;mais c'est toujours la mere quia fourni f œuf.

Des animaux renfermés dans des coquil-lages , trop immobiles & incapables d'ac-couchement ; d'autres animaux aquatiques,les lievres marins, les néréides font en mê-me temps les meres de leurs œufs , & lasource d une liqueur qui les féconde : ils11'ont pas besoin d'un individu étranger pourconcevoir Sc pour multiplier , le sexe mâleest dans leur intérieur, aussi bien que lesexe femelle.

Un degré d’organiíàtion dé moins Sc lemâle disparaît. De nombreuses cLslès d'ani-