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Tome quatorzième.
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distinguait trois vésicules Sc un détroit, fechange en un organe muículaire & continu.Ce changement dépend lui-même, d’u ncôté, de la force nouvelle qu'acquiert letissu cellulaire , Sc qui rapproche les disse-rentes parties du cœur ; Sc de l'autre, ilest lié à la formation des poumons , dontnous allons parler.

Ce viscère, dont le volume est consi-dérable dans 1 oiseau adulte , ne paroît quesort tard. Il est très-petit à la fin du cin-.quieme jour, il paroît alors comme unevessie , parce qu'il est enfermé dans desmembranes transparentes , Sc dont il neremplit pas la cavité. Ses accroissemens fontrapides , fa longueur augmente de six li-gnes jusqu a quarante dans les dix - neufjours qui s’écoulent dans f œuf après íàpremiere apparition.

Le développement de ce viscère est donclié à celui du ventricule droit. Le poumoninvisible des premiers jours ne recevoirqu’un filet artériel très-fin : le lang de laveine-cave pastoit tout entier par le trouovale, Sc le ventricule droit en recevoirsi peu, qu il ne fe distinguoit pas mêmeau microscope.

La rétraction du canal ^ auriculaire pa-roît rétrécir le trou ovale; d’un côté , fo-restier te fe raccourcit, & de f a Litre , lescôtés du canal auriculaire rétirés dans lecœur, Sc comprimés par fes chairs , endiminuent la largeur. Dans le quadrupède,comme dans f oiseau , le trou ovale diminuecontinuellement depuis les premiers com-mencemens de fembryon jusqu'à fa sortiede la matrice. La distinction même de1 oreillette en deux parties démontre quefa cloison s’est étendue , & que par consé-quent le trou dont este est percée, est de-venu plus étroit ; fa largeur avoir fait unefeule oreillette des deux : fa diminution Scf accroissement de la cloison en a fait deux.Dans f oreillette humaine, le trou ne de-vient pas étroit, quand on a fistt descen-dre la cloison , Sc c’est ce qui arrive dans lefa j us.

Le trou ovale rétréci ne transmet plusà f oreillette gauche qu’une partie de (onsang , au lieu de toute la masse : le resteentre dans le ventricule droit, l’épanoait,enfile le poumon, en dilate 1 artere, & en i

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augmente le volume. A mesure que ce vis-cère se développe, le sang s'y rend avecplus de facilité depuis le ventricule droit :c est une nouvelle raison pour diminuer larésistance de ce ventricule, Sc pour y at-tirer le sang de 1 oreillette droite.

Je ne puis m’étendre davantage fur unematière si riche & si intéressante ; mais un fy f-tême universel des connoiíîànces humainesest borné dans les branches particulières.

Passons aux quadrupèdes. Nous avonsbeauccup moins ^expériences fur la for-mation du fœtus dans cette classe , elleslont très-dimciles à faire ; on n est pas furmême , en faisant couvrir fous ses yeuxdes femelles, de déterminer avec exacti-tude l’heure de la conception ; on nousvend des animaux qui n’ont pas conçu ,Sc même des individus qui ont été fécon-dés , & des animaux fécondés depuis long-tems pour des semelles couvertes & fé-condées depuis peu de jours. Ces difficul-tés ont empêché les physiologistes de nousdonner des séries & des fastes de la forma-tion des fœtus quadrupèdes : en voici une,faite principalement fur des brebis, dontje puis répondre.

Presque tous les auteurs croient avoirvu les premiers commencemens de f animal.Nous sommes bien convaincus du con-traire. Nous sommes furs de n’avoir trouvédans la corne fécondée de la matrice de labrebis , qtf une mucosité blanchâtre jufqu’au.dix - septième jour. Cette mucosité étoitbien certainement l’allantoïde de fembryon,,la fuite nous en a persuadé. Ce n'est quele dix-septième jour que nous avons vuune toile fine comme cesse d'une araignée,transparente, cylindrique, Sc presque fluide.Le dix-neuvieme , cette toile déployée dansseau étoit devenue un cylindre membra-neux , extrêmement délicat , csetoit l’al-lantoïde.

Le cordon ombilical étoit sort apparent ron y distinguoit les vaisseaux. Le fœtus pa-roissoit dans l’amnios alongé , on y recon-noifloit la tête , trois taches rouges au-dessous d'elle , lc foie , Sc une queue re-courbée. Tout ce petit corps long de sixsignes, se sondoit comme une gelée. Lemicroscope y distinpuoit l'ceil, les oreilles.,

Le yingt-deuxieme jour, nous trouvá-