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Tome quatorzième.
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c’t st l’air qui se dilate par la chaleurs quicomprime le fœtus , la chaleur elle-mêmequi en raréfie les humeurs, & íur-toutle cœur : dans le quadrupède & dans l’es-pece humaine , c’est le cœur du fœtus 8 ccelui de la mere; car nous montrerons ailleursque certainement ce cœur agit fur le fœtus,pendant qu’il est enfermé dans le sein dela mere, vvye^ Placenta. La chaleur peutquelque chose, mais elle ne lauroit que ra-réfier les humeurs de f animal ; elle préci-pite certainement l’accroiflêment du pou-let, lorsqu'elle est plus grande , Sc le re-tarde , quand elle diminue ; & si la mêmedifférence ne paroît pas dans le fœtus du quu -drupede, c’est que la chaleur de ^intérieurde la mere est à-peu-près la même, quelleque puiíle être la diversité de la tempéra-ture de l’air.

L attraction n’est point impuissante dansle fœtus ; elle agit dans les solides en rap-prochant les élémens l’un de l’autre, &dans les fluides en les attirant contre lesparois, Sc en repompant dans les vaifleauxrésorbants le liquide épanché dans les cavités.

Mais le grand mobile du fœtus, c’est cer-tainement le cœur. C’est lui qui pouliedans les artères l’humeur nutritive, dontl’accroiflement dépend presque unique-ment. Le cœur du fœtus est irritable, avantqu’aucune partie de l’animal donne unemarque de cette qualité : il bat avec la plusgrande force ; la chaleur & toutes les es-peces d’irritations y produisent un mou-vement très-vif, avant que le reste des mus-cles fente le stimulus le plus violent. Lecœur est d’ailleurs très-supérieur en perfec-tion au reste de l’animal. J’ai trouvé parl’expérience, que le cœur du poulet à lafin du cinquième jour, est à son corps enraison quadruple de celle que le cœur del’homme adulte est au reste de ion corps.Avant cette époque , la disproportion 1 e-roit encore plus grande. Les battemensdu cœur font plus nombreux dans le fœtusque dans l’enfant, plus nombreux encoredans Teniant que dans l’homme fait, &plus fréquens dans celui-ci que dans levieillard. Leur nombre est de 140 parminute dans le poulet & dans l’enfantqui vient de naître.

De ces causes réunies, il résulte que

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le cœur plus grand, plus fort, Sc plusfréquemment contracté, poulie dans untemps donné beaucoup plus de sang dans■ les artères du fœtus , & que ce sang y estporté avec plus de force que dans l’adulte.J’ai estimé la différence du sang pouliedans l’aorte du fœtus , à celle qui est pous-sée dans l’aorte d’un horrtme fait ; elle meparoît être comme sept à un.

D’un autre côté le fœtus est beaucoupplus tendre; ses vaifleaux, ses tiflus cel-lulaires résistent infiniment moins, les osprêtant encore eux-mêmes. La cause doncde l’accroiflèment rapide dans le fœtus haplus de difficulté.

Cette grande puissance du cœur a besoind’être tempérée. Les vaifleaux doivent s’a-longer fans se déchirer. Plus le vaiíleauest éloigné du cœur , Sc plus la viscositénaturelle du fœtus résiste à l’impuiíion decet organe. Delà un accroiflement plus ra-pide dans les viscères, plus lent dans lesextrémités. Delà Iur-tout une pression la-térale , fans laquelle les vaifleaux seroientalongés comme des fils, fans être dilatés.Mais la pression latérale est dans la raisonde L’accroiflèment de résistance qu’éprouvele sang dans les parties les plus éloignées.

L’artere , Sc l’on peut appliquer à toutesles artères ce qui est vrai de l’une d’elles,est donc alongée. A chaque battement,elle emporte avec elle l’os auquel elle estattachée , & avec lequel son calibre est alorsdans une plus grande proportion que dansl’animal adulte. Elle prolonge de mêmele tissu cellulaire qui l’environne, & lesgrandes membranes qui en font composées.On peut mesurer à son gré le prolonge-ment de la membrane ombilicale qui prenddesaccroiflemens très-rapides dans le poulet.

L’artere est non seulement prolongée ,elle est dilatée. Tout obstacle Sc l’accrois-sement de la résistance , tout comme uneligature , change le mouvement progressifen mouvement latéral. La matière nutri-tive que le cœur sait avancer par saxe del’artere, est pouflée par ce mouvementcontre les parois ; il les étend, il les rendsolides en poussant leurs petites lames cel-lulaires intérieures contre les extérieures.Dans une grenouille languissante , les mem-branes d’une axtere font épaisses. Qu’on