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Tome quatorzième.
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réveille le mouvement ducceur dans cetanimal, les parois de l’artere deviendrontplus minces , c’est-à-dire , qu’elles fontplus comprimées Sc les feuillets cellulairesrapprochés. Cette pression durcit par con-séquent l’artere : elle comprime en mêmetemps le tiíïu cellulaire le plus voisin , quidoit prêter pour permettre à l'artere de fedilater. Les fibres musculaires, les os mê-me participent de cette compression. Toutela machine animale battue deux cent millefois par jour par la diastole universelle del’artere prendra de la consistance ; l’eau se-ra exprimée d'entre les intervalles des la-mes cellulaires Sc des élémens terreux , 8cces élémens s’attireront dans une raisonpeut-être multiplée de leur rapproche-ment. On voie évidemment la grande for-ce de cette pression dans les os mêmes; lesarteresy impriment les traces de leurs routes.

Par la même pression , le sang remplirapeu-à-peu des vaisseaux qui n’avoient reçuque des humeurs plus fines ; le nombredes vaistéaux augmentera, de même quela rougeur qui prendra la place de la blan-cheur qui régnoit dans le corps de l'embryon.

Les branches des artères paralelles autronc s’en écarteront par des angles moinsaigus. C'est encore un phénomène aisé àsuivre dans la figure veineuse de l’ocuf. Cesangles favoriseront de nouveau feutrée dusang dans les branches qui n'avoient admisque de la limphe. Le nombre des vailleauxrouges très-peu nombreux les premiers jours,paroîtra augumenté.

Ni le prolongement, ni la dilatation desartères ne suffiraient pour perpétuer l’e-xistence du fœtus , sans une nouvelle ma-tière ajoutée à la sienne : il n y auroit, aulieu d’un fœtus solide Sc capable de sub-sister , qu’un squelette de vaisseaux : lamatière originale est si peu de chose, qu’ellene íauroit donner de consistance aux tiffiiscellulaires , aux membranes , aux viscères,aux os.

Mais la même puissance qui étend Scqui dilate l’artere , ajoute à 1 esquissedu fœtus de la matière & de la solidité.On peut se former une idée presqu’entié-rement vraie de la nutrition. Comme lefœtus à-peu-près entier, comme ses osne sont encore même qu’un tillu cel-

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lulaire muqueux, on peut en simplifieri’idée & regarder le fœtus comme un ré-seau à mailles vuides. Peu de fibres avecbeaucoup d’espace composent sa structure.La matière nutritive gélatineuse est dépo-sée dans les intervalles de ce réseau ; elles’y répand par des vaisseaux exhalaus, Scpeut-être encore plus par des pores inorga-niques , dont les parois des artères sont per-cées dans toute leur longueur. On imitecette transfudation en injectant de l’eauou de la colle fluide dans l’artere; elle ensort de tous cotés, Sc forme une gaineautour de l’artere , en remplissent les vui-des cellulaires. Je les appelle vuides , parceque ces intervalles ne sont remplis que d uneeau plus légére que la limphe nourricière,Sc qui lui fait place.

Cette matière nouvelle acquiert de la so-lidité par l’evaporation de l’eau, par la ré-sorbtion, par la pression continuelle des ar-tères , qui répandues dans le tissu cellulaire,l’agitent dans chaque pulsation, rappro-chent les élémens de la fibre , Sc donnentde la consistance à la colle répandue dansla cavité du tiflu.

J’ai dit que le corps du fœtus n’étoitformé que de vaisseaux & du tissu cellu-laire. Peut-être en seudroit-il excepter lapulpe medullaife contenue dans les nerfs,& qui remplit peut-être le tiflu intime dela fibre musculaire. Mais cette pulpe mê-me est environnée, & peut-être partagéepar des filets cellulaires innombrables , Sc lanutrition peut se comprendre, en suppo-sant que la colle nutritive s'attache auxpetits creux que forme dans cette pulpe[extension occasionnée par le prolonge-ment des artères.

La rapidité des accroiflemens du fœtusest dans la proportion de la supériorité ducœur sur la somme des résistances du restedu corps du fœtus. Comme les causes quenous venons d’expofer ajoutent tous les joursquelques parties plus consistantes à l’ébau-che infiniment tendre de l’embryon ori-ginal , cette supériorité du cœur diminuetous les jours , Sc les accroiísemens des der-niers jours de l’incubation sont très-infé-ri.urs à ceux des premiers. Il en est de mêmedes quadrupèdes. La progression est régu-lière dans le fœtus.