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ment théoîogique n’est jamais évidemmentcontenue dans Ja prémiíle révélée. Citonspour exemple une conclusion théoîogique«es plus certaines, la volonté de Dieu desauver tous les hommes fans exception ;& considérons-la dans ce raisonnement :selon S. Paul, Deus vult omnes fiominesfalvos fieri-, or tous dans le passage de S.Paul, signifie tous les hommes fans exception;donc Dieu veut sauver tous les hommesfans exception. Ne voit-on pas que si cettederniere conséquence n’est pas de foi , se-lon le plus grand nombre des théologiens,ce n est que parce qu’on suppose que la se-conde proposition de cet argument n’estpas au-defius de toute espece de doute &«incertitude. Mais cette question pourraêtre traitée à l ‘article Théologie.
Je remarquerai seulement que dans lesystème le plus communément reçû, queles conséquences d’une prémiíl'e révélée &d’une prémisiè de raison absolument évi-dente , appartiennent à la théologie , on nes’est pas apperçû que toutes les fois quela prémiste de raison est évidente, la con-séquence est toujours identique avec laproposition révélée , & l’on a imaginéqu’il pouvoit y avoir de ces coníequen-ces-là qui ajoutastent quelque chose àla révélation ; ce qui est absolument faux.
Les trois premieres especes de proposi-tions font donc de foi , en vertu des an-ciennes définitions , ou plutôt en vertu delancienne croyance de l’églifequi exerce tou-jours son autorité sur celles-là; puisque nousne les pouvons regarder comme révéléespour en faire les objets de notre foi, que parceque l’Eglile nous les présente comme telles.Quant aux dernieres, elles font à proprementparler l’objet des nouvelles décisions de l’é-glile. En décidant fur celles-là, l’église cons-tate quelles font déjà de foi ; & en décidantfur celle-ci, elles les présente aux fidelescomme devant être déformais 1 objet de lacroyance de tous ceux à qui fa définition &la proposition en question feront connues.
D après ces principes, on résout fansembarras une autre question que S. Thomasexprime ainsi: utrum articuli fidei per fuc-cejjìonem temporum creverint? le nombre desarticles de foi s’est-il augmenté par la suc-cession de temps? Selon ce pere, c revit
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numerus articulvrum fecutidâ fccundce , que f.i. art, vif mais le plus grand nombre desthéologiens semble s’écarter en cela de sonsentiment. Selon Juenin, articuli fidei Udemfemper numéro fuerunt in ecclefii chrifiianâ,inst. théolog. part. VII. dijfert. jv.
Mais ce n’est là qu’une dispute de mots.Il ne faut qu’explíquer ce que l’on peutentendre par de nouveaux articles de foi-,il ne se fait point de nouveaux articles dcfoi , de ces articles qu’on regarde commele fond de la foi chrétienne , & dont la cro-yance explicite ( nous expliquerons ce motun peu plus bas ) est néceílaire au salut ;mais l’eglise peut proposer aux fideles com-me l’objet d’une persuasion que Dieu exigedeux, des vérités particulières que les fi-dèles pouvoient auparavant ou ignorer ourejeter formellement fans errer dansJa foi.
Une question se présente ici que je netrouve pas traitée de dessein formé dansnos théologiens. Quand une proposition est-es le déclarée suffisamment par l’egliíe con-tenue dans la révélation , de forte que parcette déclaration elle devienne l’objet dcla soit Tout le monde convient qu’uneproposition contenue dans la révélation,&c connue comme telle, doit être crue ;on convient encore que l’eglise seule a ledroit de nous faire connoître sûrement lesdogmes contenus dans la révélation ; maison semble supposer qu’il est facile de dé-terminer quand, une doctrine est suffisam-ment déclarée par l’eglise contenue dansla révélation pour devenir l’objet de la foi.
Si un dogme n’est déclaré contenu dansla révélation que par une définition expres-se de l’eglise qui le propose aux fideles enautant de termes, la question ne souffriraaucune difficulté. Mais il n’en est pas ainsi. Ily a beaucoup de dogmes dont l’eglise n’apoint fait de définition expresse, qu’elle dé-clare cependant être contenus dans la révé-lation ; qu’elle déclare, dis-je, d’une ma-niéré suffisante, pour que ces dogmessoient vraiment de foi ; c’est ce qu’il est fa-cile de prouver.
r°. Il y a beaucoup de vérités dans Ré-criture , qui font postérieures dans l’ordredes connoiílànces à l’autorité infaillible del’egliíe, que nous ne connoisibns comme
très-certainement contenues dans les ecri-