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Tome quatorzième.
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7§6 FOI

lui est étranger-, il peut même s’ei\ releveravec éclat, Turenne n’étant plus jeune eutla fmblcjse d’aimer madame de L** ; il eutla soibl. Jse plus grande de lui révéler le se-cret de l'Etat ; il répara la premiere en ces-sant d’en voir l’objet : il répara la secondeen l’avouant, ce qu'un homme foible n’eutjamais fait.

Ajoutons quelques traits à la peinture del’homme foib'e. Livré à lui-même il seroitcapable des vertus qui n’exigent de lameaucun effort j il seroit doux, équitable, bien-faisant : mais par malheur il n’agit prelquejamais d’après ses propres impressions. Com-me il aime à être conduit, il l’est toujours ;pour le dominer il ne fiut que l’obséder.On liii fait faire le mal qu’il déteste, on1 empêche de sûre le bien qu’il chérit. Ilcraint d erre éclairé sur ion état, parce qu’ille lent; il repousse la vérité quand on la luiprésente, & devient opiniâtre par faiblesse.Quelquefois auffi, quand ilestbldlé, il fûtle mal de son propre mouvement, parcequ’alors 1 émotion qu'il éprouve le mec horsde lui-même, & qu’il ne distingue plus nile bien ni le mal. On aime quelquefois lesgens fables : rarement on les estime.

Il y a d autres personnes qu on appellefoibles, quoique leur caractère soit totale-ment opposé au précédent. Toute leur ameest active, leur imagination s’allume aisé-ment ; elles font toujours agitées par uneou par plusieurs passions qui le combat-tent & qui les déchirent 5 elles n ont jamaisrien vu de sens froid; elles font bonnes ouméchantes, suivant le sentiment qui les af-fecte : personnes dangereuses dans la íociété,ôc plutôt folles que faibles.

Foiblesse , sc dit, en Médecine , de ladiminution des forces, si considérable ,quelle cause la lésion de toutes les fonc-tions , sur-tout celle du mouvement mus-culaire. V. Débilité, ( Medec.) íy Forces.

O11 appelle auffi faiblesses dans les fibres ,leur défaut de force d action ; conséquem-ment au relâchement qu elles ont contracté ;au défaut de reíîort dans les solides en gé-néral. Voy. Débilité, ( Pathol. ) & Fibre ,{Pathol.) {d)

Foiblesse de la vue, voye^ les articlesVue &Amblyopie.

FOIE, f. m. ( Anaì. ) viscère du corps

FOI

ample, multiforme , destiné à la sécrétionde la bile, dont il est le principal organe,& qu il opéré par un méchanisme très-dif-ficile à développer. Entrons dans les détailsde la structure de ce viscère, autant quecette structure nous est connue.

Le foie se trouve dans les animaux à sangchaud , dans les quadrupèdes ovipares &dans les poiílons. Ce qu’on a appelé de cenom dans quelques infectes, comme dansl’écréviste & dans quelques animaux ma-rins fans nageoires', comme dans la sèche,paroît être un paquet de caecums , d'unenature analogue aux apendices pyloriques,si connues dans les poisons.

Ce viscère paroît de bonne heure dans lefœtus , & le premier de tous après le cœur.Ii n’est dans les commencemens qu’un pa-quet dc vailleaux ramifiés dans une gelée.Bientôt il se forme , & sa grandeur propor-tionnelle surpasse dans le fœtus celle qu ilconserve dans l’adulte : cette proportion estplus que double. Sa diminution date de-puis fi insistance, & de la perte que faitle foie d’une abondance de íàng que luiamenoit la veine ombilicale. Il est plus petitdans l’animal sauvage que dans 1 animal do-mestique , & il surpaste dans l’animal mai-gre. Il est proportionnellement fort grosdans l’homme, où Ion poids varie autourde 48 onces.

La couleur du foie est de quelque im-portance , du moins par rapport à 1 ancien-ne hypothèse de Gallien, qui de sa rou-geur a cru pouvoir conclure que le íàngrecevoit dans ce viscère & íà couleur &sa perfection. Sans parler des poiílons,dont le foie est jaune , bleu ou verd, lepoulet enfermé dans l’œuf, a le foie pen-dant plusieurs jours dsim beau jaune ci-tron, pendant que son sang est du plus beaupourpre.

Sa situation naturelle est dans la con-cavité du diaphragme, &c à la face anté-rieure du rein & dc la capsule droite.Plus gros dans le fœtus , il déborde lescôtes , il occupe l’hypocondre gauche , ilpasse même plus loin que la race, qui àcet âge est à la droite de l’extrémiré gau-che du foie. II y a des exemples , où dansl’homme adulte il a rempli de mêmel’hy-pocor.dre gauche, ìk qu’il a atteint ôí passé