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Tome quatorzième.
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F O I

calculs ont logé pendant bien du temps, &dans la vésicule, & dans le conduit cho-lédoque , fans que le malade ait ressenti lamoindre incommodité, on a jugé que lesdouleurs aiguës, que d’autres malades rei-fentent, viennent du séjour des pierresdans le sinus, ou dans la partie du conduitrenfermé entre les membranes de 1 intestin.Il est bien naturel que cette partie du con-duit étant une véritable partie de l’intestin,soit sensible comme lui. Les conduits biliai-res font susceptibles d'une grande dilatation.

Ces conduits communiquent avec lesbranches de la veine-cave , puisque la bilereflue dans le sang , Sc cause la jaunisse ,lorsque sa communication avec les intestinsest interrompue.

Il y a beaucoup de nerfs dans le foie,mais ils font généralement petits, & leurproportion à la grandeur de ce viscère estfort petite.

Il y en a d ’antérieurs compagnons desartères cœliaque Sc hépatique, qui passentpar le petit épiploon, &c vont à la fossetransversale, à l’ombilicale, au lobe droit,5 c à la vésicule. Ils proviennent du plexusantérieur de l’estomac, formé par les nerfsde la huitième patrie.

D autres nerfs postérieurs, nés du mêmetronc, unis avec des branches du sympa-tique , accompagnent l’artere hépatique ,Sc vontau foie avec la veine-porte. Ils don-nent des branches à la vésicule du fiel,au lobe droit, au lobe gauche, au lobeanonyme.

D’autres nerfs postérieurs du foie prove-nus du plexus postérieur du même nerf,Sc du grand plexus sémilunaire du sympa-tique, vont au lobe droit du foie , der-rière la veine-porte. Ce sont les principauxnerfs du fuie, Sc l’un deux va à la vé-sicule du fiel. D’autres branches du mêmeplexus se rendent au lobe gauche du joiedu conduit veineux.

D autres encore embrassent la veine-porte,Sc se partagent au lobe anonyme Sc à celuide dpi gel.

Malgré tous ces nerfs, le fuie a peu desentiment. Ses inflammations, ses abcès,ne se trahissent que par d’autres signes.Si un auteur François a cru avoir vu desinflammations douloureuses dans le Joie ,

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ìl a peut-être attribué à ce viseere des dou-leurs dont le siégé étoit dans le colon.On vient de donner en Angleterre la des-cription d’une maladie qui enleva plusieursmatelots dsem vaisseau de la compagniedes Indes: ils paroilloient suffoqués. Ontrouva le fuie couvert d’une tumeur bouffiede sang , qui empêchoît le jeu du diaphrag-me ; aucune douleur n’avoit annoncé cettegrande maladie du/o/e.

La membrane externe de ce viscère estune production du péritoine , qui se pro-longe pour l’embraíser sous le nom de li-gament. Il n’y a point de- membrane à laplace qu’011 appelle ligament coronaire, Scdans la fosse qui loge la vésicule du fiel.

Sous cette membrane il y a une cellulo-sité, dans laquelle les vaisseaux superficielsdu foie font des réseaux. L t foie parent lui-même couvert d’un réseau bleuâtre. C’estla cellulosité , qui, dans les intervalles despetits lobules, s enfonce dans la substancedu foie.

Le foie est divisé , comme le poumon ,en lobules successivement plus petits , quisont comme des îles environnées d’un tissucellulaire.

Dans chaque petit lobule, il y a unebranche de la veine-porte, une autre dela veine-cave , une petite artere , un con-duit biliaire , un nerf. Tous ces vaisseauxsont enveloppés par un tissu cellulaire, dontla branche de la veine-cave tient la surface.

Il 11’entre point de graisse dans la com-position du foie : la solidité des branchesde la veine-porte, supérieure à celle mêmedes artères, donne à ce viseere une consis-tance que les autres viseeres n’ont pas. Ona remarqué qu’il résiste à la pourriture,Sc qu’on a trouvé quelquefois ce viseereconservé sans aucun artifice pendant desannées entieres.

La division des lobules du foie s’arrête ,quant à l’œil de l’observateur , à de petitsgrains visibles dans l’homme , Sc mieuxencore dans plusieurs animaux. Ces grainssont environnés d’une cellulosité commeles lobules, Sc cette cellulosité forme unpolygone. Chaque grain a ses vaisseaux com-me le lobule Sc la branche de la veine-porte s’y divise en plusieurs petites bran-ches qui font une espece d'etoiie.