8o 6 FOI
On a disputé] fur la structure interne deces grains. Malpighi les a regardés commedes glandes simples, dont une petite bran-die du pore biliaire seroit le conduit excré-toire. D'autres auteurs ont regardé chaquegrain comme une vésicule biliaire.
Il est bien avéré que ces grains ne fontpas des particules similaires. Le microscopedécouvre dans chaque grain plusieurs grainsplus petits, entourés comme le grain prin-cipal de leur cellulosité.
Ruyseh a regardé ces grains comme despaquets de vaiíl'eaux ramaises ptr une cel-lulosité intérieure , qui leur donne une cer-taine consistance, Sc plus dure que la cel-lulosité extérieure, dont chaque grain to-tal est entouré.
U est presque probable que les branchesde la veine-porte se continuent avec lesconduits biliaires, fans le secours d uneglande. Si ces branches dépoíbient leur li-queur dans une cavité arrondie , & qu’unconduit excrétoire commun en portât labile naissante dans les plus petites racinesdes conduits biliaires, l’injection & sur-tout l’injection cernée , ou le suif fondu,ne pasteroit pas de la veine au pore biliaire;la glande se rempliroit de cette liqueur ; ontrouveroit dans le grain de très-petites bran-ches de la veine-porte , un grumeau beau-coup plus gros de la matière injectée, &puis un cylindre , qui seroit le commen-cement du conduit biliaire. Ce grumeauinévitable ne se trouve jamais. II devroitnaître du retardement que produit néces-sairement le grand diamètre du réservoir,comparé à la finesse extrême des veinessecrétoires.
Le foie prépare bien certainement la bi-le , quoique des auteurs, Sc même desauteurs de là plus grande réputation, aientenseigné que toute la bile des animaux estséparée par la vésicule. Il suffit de dire qu ungrand nombre d animaux est sens vésicule;qu’aucun animal ria une vésicule sens/see;Sc 'que les animaux de la premiere especepostedent une bile parfaite.
On a voulu se borner à distinguer la bilehépatique de la bile cystique. On a regardéla premiere comme une espece de lymphe,sens amertume & presque sens couleur. C’est jun peu exagérer. Il riest pas sens exemple i
FOI
que ía bile hépatique ait un peu de coa-leur Sc de faveur ; mais je lai vue très-amère Sc bien verte dans les conduits dufoie', elle est verte dans le conduit choli-doque de l’éléphant ; on Ta vue verte &amère dans l’homme, quoique la vésiculeviciée n en séparât plus. Il paraît par tousles seirs, que la bile naît avec moins d’a-mertume dans le foie, mais qu'elle en ac-quiert par le seul séjour dans la vésicule,Sc sens que ce réservoir y contribuât parune liqueur qui lui fut propre.
On a beaucoup disputé sur la directionde la bile. L’anatomie doit nous éclairer Ià-deflus. Il y a du foie au duodénum, unchemin ouvert Sc sens empêchement : c’estle conduit hépatique, qui prend le nomde cholidoque , après avoir reçu le conduitcystique. Aucune valvule ne gêne le cou-rant de la bile ; le conduit cholidoque estplus gros que le cystique Sc que l lsepi-tique , évidemment parce qu’il est le tronccommun dans lequel l’un Sc l’autre de cesconduits dépose ía bile. La ligature appli-quée au conduit cholidoque , un obstacle,une pierre , qui l’empêchoit de verser sabile dans l’intestin, ont gonflé le conduithépatique Sc le cholidoque. On a vu dans1 animal en vie, la bile se verser dans leduodénum par l'orihce du conduit choli-doque ; elle a rempli une phiole qu’onavoit engagée dans ce conduit. Le foie aidépar une légére compression dégorge la biledans l’intestin.
La bile cystique se porte également auduodénum ; c’est le sujet d’un autre article.Comprimée dans un animal en vie, ellefait couler se bile dans cet intestin.
La vésicule Sc son conduit se gonflentquand on lie le canal cholidoque, ou quela libre communication avec le duodénumest embarrassée.
Le diamètre du conduit cholidoque étantplus grand que celui du conduit hépati-que, prouve encore que le canal cystiquea ajouté à la liqueur que fournil loi t le/o/e,Sc que son courant naturel va au duodénum.
Si l’on ne consultoit que les loix géné-rales de rhydrostatique, il paraît impossibleque la bile hépatique coulât durs la vési-cule. Le conduit cystique est paralelle Sccollé à l’hépatique pendant un espace con-