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veine- porte ; tout le foie se gonfle alors Sc
se remplit de sang.
Dans l’expiration le diaphragme se re- ;lâche ; le sang du bas-ventre est forcé parles muscles du bas-ventre à rentrer dansle cœur, le foie se dégonfle , & le sangde la veine-porte 3c de la veine-cave est 1accéléré. :
Dans le mouvement musculaire les forcesde la respiration agissent avec plus de vi-gueur , les alternations de v.teste du sangsont plus évidentes, l'expiration procureun nouveau dégré de vît:ife au sang hépa-tique , elle accélère en même temps le mou-vement de la bile, la vésicule est exprimée,8c le foie est désempli de toutes les maniérés.
On ne peut omettre ici la balance queles effets différeras de la respiration mettententre le sang des parties au-destus du dia-phragme , &: dans celui de la veine-cave in-férieure. Dans ^inspiration la veine-cavesupérieure se désenfle, elle poulie avecfacilité son sang dans le cœur ; les veinesmême du cerveau s'en ressentent, & íedégonflent avec les sinus. Dans ce tempsmême le sang de la veine-cave inférs ureest repoussé , 3c son entrée dans le cœurrendue difficile. Le cœur reçoit donc dansrinfpiration une plus grande portion dusang de la veine-cave supérieure, 3c uneplus petite de l’inférieure. Dans l'expirationla veine-cave supérieure étant exprimée parles forces qui procurent la sortie de l'air,le cœur reçoit moins de sang de la veine-cave supérieure, il le refoule dans la tête& dans les bras. Dans ce temps même lesang du bas-ventre entre avec plus de fa-cilité dans le cœur, & par ce mcchanismecet organe reçoit une portion égale de sangdans l'un & dans l’autre période.
La bile est exprimée par le diaphragme8c par les muscles du bas-ventre, l'un &les autres pressent la vésicule contre le/we ;les viscères voisins , le colon , l’estomac ,peuvent encore agir fur elle dans une cavitéextrêmement remplie, & dont aucune par-tie ne peut augmenter de volume , fanscomprimer toutes les autres.
Il est incertain si elle s’évacue par aucunecontraction qui lui soit propre. Les fibresmusculaires & l'irritabilité des organes dela bile ne font pas bien constatées.
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La situation peut quelque chose sur | emouvement de cette liqueur. La vésicule sevuide mieux dans l'homme couché fur ledos ou fur le côté gauche , 3c moins dans'homme dont la poitrine est droite.
ïl n'est pas douteux que la bile ne suive lamastè des alimens jusqu'à l'intestin par le-quel le résidu de la digestion est évacué.
Il est plus douteux si elle remonte dans'estomac. Elle se fait bien certainementdans les oiseaux 3c dans les poissons : il esttres probable qu'elle y reflue dans les ani-maux dont les conduits biliaires s’ou-vrent fort près du pylore. La bile remonteencore dans l’estomac par les vomistemens:il est moins fur qu'elle y vienne dans l’hom-me qui se porte bien. Les maladies d u soie,3c l'obstacle mis au mouvement de la bile)ar les pierres de fiel, détruisent cependantappétit.
Nous ne nous arrêterons pas à réfuter l’o-pinion de Galien , qui a régné dans les éco-les. Personne ne croit plus que le foie soitl’origine des veines , ni qu’il faste du sang.Il paroît cependant avoir d'autres usages en-core que la sécrétion de la bile.
Dans le fœtus il paroît ralentir le torrentdu sang qui revient au foie par la veine om-bilicale , 3c qui se porteroit au cœur avecune force excessive, à laquelle peut-être l’o-reillette ne résisteroit pas.
J’ai vu astèz souvent dans le poulet enfer-mé dans l'œuf un anévrisme funeste de l’o-reillette : cet accident seroit plus fréquent,fans le ralentissement que souffre le sang dela veine ombilicale , par les frottemens in-séparables des angles divers, fous lesquelsles branches de la veine se divisent, par lapression latérale 3c par les autres causes quidiminuent dans un vaisseau rameux la vi-tesse originale. ( H. D. G. )
Foie , ( Phyjiologie. ) Les anciens n ayantpas connoiísence des vaisseaux qui fervent àporter le chyle des premieres voies dans lessecondes , & ayant trouvé tout près desprincipaux organes de la digestion , ungros viscère d une couleur qui a beaucoupde rapport avec celle du sang , dont il pa-raît aussi plus rempli qu'aucun autre vis-cère , eu égard au grand nombre de veinesqui y font attachées , avoient imaginé quec'est dans cette partie à laquelle on a donné