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Tome quatorzième.
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FOI

le nom d t soie , qtìe le íuc des áiímens est'

Î iorté pour y erre converti cn sang, ÔC quea bile n’est autre chose que la partie excré- ;mentitielle , qui est séparée tout-de-suitedu nouveau íang , pour sa dépuration ,pour sa plus grande perfection.

Le rapport bien aisé à observer entre lefoie 8c les boyaux , par le moyen des veinesmésentériques, leur fit penser que ces vei-nes servent à attirer le chyle , comme lesracines des plantes attirent le suc de la terre.Ils avoient recours à cette forte de suction,parce qu’ils n’appercevoient dans les intes-tins aucune force impulsive , qui put faireentrer 8c porter en-avant le chyle dans cesveines. Ils éroient confirmés dans l’idéed attribuer au soie 1 ouvrage de la sanguifi-cation , xitÁMreiroínmí , parce qu’ils ne trou-voient point de chyle dans les racines de laveine-cave qui portent le sang du foie aucœur , & que le sang de ces veines leur pa-roiííòit d autant plus parfait , qu’il étoitd’un rouge plus foncé ; ils le croyoient dès-lors doué de toutes les qualités requisespour le bien de 1'économie animale ; puis-que selon leur sentiment , il est de-là dis-tribué dans toutes les parties du corps pourleur fournir la nourriture. Ils regardoientconséquemment le foie comme le principede toutes les veines , ( Hipp. de alimento. )c'est-à-dire de tous les vaiifeaux que l’ontrouve pleins de íang après la mort : ilsappeloient fa substance parenchyme , depciw, fundere , répandre ; parce qu’ils leregardoient comme une maíse composéede cellules appliquées à l’orifice des veines,dans lesquelles cellules le sang épanché au-quel se mêle le chyle , convertit celui-ci enfa propre nature. Foye^S ang , Sanguifi-cation , Parenchyme.

Tell' S font les premieres idées que l’onavoit prises du principal usage du foie dansl’économie animale ; c’est ce qui est établi àce sujet dans les œuvres d Hippocrate, maisd'une maniéré plus détaillée dans celles deGalien , de Hipp. & plat. decr. lih. FI. cap.jv. Ces deux auteurs attribuoient aussi avecAristote à ce viscère la fonction secondairede contribuer par son voisinage de l’estomac& par sa position sur ce principal organede la digestion , à y entretenir la chaleurnécessaire pour la coction des aìimens. Dé-Tome X1F.

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mocïite dans une lettre au pere de la mé-decine , établííloit encore dans le foie leliège de la concupiscence. Foy . cette lettredans le recueil des œuvres d’Hippocrate.

Le sentiment sur la sanguification opéréedans 1 efoie a été constamment adopté partous les médecins , jusqu’à la découvertedes veines lactées , par laquelle il a été dé-montré que le chyle n’est pas porté dans ceviscère , & que c’est ailleurs par conséquentqu’ii est changé en sang ; Gliíîon fut lepremier qui entreprit de le prouver 8c deréfuter l’ancienne opinion : ensuite Bartho-lin la détruisit entièrement ; ce qui donnalieu dans ce temps-là à plusieurs écrits quiparurent fous des titres relatifs à cet événe-ment , tels que hepatis causa defperata , ( àl'égard de la sanguification attribuée à ceviscère ), hepatis exequice , epitaphium , &c.

Bilsius dans ces circonstances voulut sou-tenir encore pendant quelque temps lesystème des anciens, qui eut aussi pourdéfenseur Swammerdam ; mais ils ne re-tardèrent pas ía chute. Il fut bien-tôt aban-donné presque dans toute l’Europe, dèsqu’on se fut convaincu de la véritable routeque prend le chyle au sortir des intestins.

Bailleurs on comprit que l’organisationdu foie n'étoit point propre à produire lechangement qui lui étoit attribué, par laconsidération du peu d'action dont sontcapables les parties solides, eu égard sur-tout à une opération qui semble devoir êtrepresque totalement l’effet de puisiànces mé-chant ques ( voye ^ Sanguification); parles conséquences qui se présentent à tirerde la lenteur du cours au sang dans lesvaisièaux de ce viseere ; par l’attention kce que la plus grande partie du sang qui yest apportée est un sang veineux, qui n’apas besoin d'éprouver de nouveaux effetstendans à changer en íang les humeurs mê-lées qui en sont susceptibles; parcequ’en-fin l’observation a prouvé souvent que lasanguification continue à s’opérer également

{ tendant assez longtems , quoique le foiebit presque détruit par la suppuration outoute autre cause , quoiqu’il soit tout rem-pli d’obstructions, ainsi qu’il arrive dansbien des maladies chroniques.

Il reste donc que le foie n’est regardé à-présent que comme n’étant principalementK k k k k