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Tome quatorzième.
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vir à distribuer le suc nourricier dans lasubs-tance du soie ; ce que ne peut pas faire laveine-porte : parce que le iang veineux ne :contient que le résidu de ce suc , qui n’estplus propre à la nutrition. Voye ^ Nutri-tion. C’est pourquoi tous les viscères(comme le cœur , le poumon, & le foie, ;dont le sang qu’ils reçoivent Sc qu’ils tra-vaillent dans leur sein, pour une utilité com-mune à toutes les parties de l’economie ani-male , est principalement un sang de la qua-lité de celui des troncs veineux ) ont tousdes artères particulières pour leur nutrition.Ces artères ont auílì des veines qui leur fontpropres : ensorte que le sang de l’artere hé-patique , après avoir rempli fa destination,est porté , quant à son résidu, non dans laveine-cave, mais dans la veine azygos, ainsique la démontré Ruysch : d où son peutconclure, qu'il se sait deux circulations dif-férentes dans le foie , comme dans ces autresvilceres ; ce qui est prouvé par l’expérience ,puisque l’injection laite dans 1 artere hépa-tique ne rend sensible aucune communica-tion avec la veine-porte, avec les pores bi-liaires , non plus qu’avec la veine-cave ; tan-dis qu'il arrive constamment que la matièrede l’injection pousiée dans la veine-porte,pâlie très-aisément dans la veine-cave Sc lespores biliaires.

5 °. Outre l’uíage qui vient d'être aísignéa l'artere hépatique , il en est un autre quin’est pas moins certain ; savoir, de commu-niquer , par la position , de la chaleur & dumouvement au sang de la veine-porte. Com-me celui-ci est fort éloigné, eu égard à soncours, de la principale force impulsive detous les fluides , qui est le cœur, il est aussiporté avec beaucoup de lenteur à son entréedans le soie , par cette cause; Sc de plus,parce qu’en p allant dans les ramificationsde la veine-porte , il paiíè respectivement àchacune d’elles , d un lieu plus large dansun lieu plus étroit ; attendu qu’elles fontdivisées Sc distribuées fous forme d’artere,fans en avoir le reflort ; attendu que la cap-sule de 6liston qui enveloppe celles-là, nesupplée que très - peu à ce défaut , selonCowper , Stahl, santon, Morgagni ; qu’ellen’a point d’action mulculaire ; & qu'elíe nefait tout - au - plus que résister à une tropgrande dilatation, à un trop grand engor-

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gestient des veines artérielles du soie : ainsile sang pour y circuler , pour ne pas y per-dre toute ta chaleur, n’étant d’ailleurs fouet-té par le voisinage d’aucun muscle, a besoinqu’elles soient contiguës à l’artere hépatique,qui étant renfermée dans la gaine Glillo-nienne, accompagne toutes les divisions deces veines, en se divisant avec elles ( ainsique l’a prouvé Ruysch, en confirmation desconjectures de Glistòn & des planches d’Eus-tache ) , procure à leur fluide, par ses pul-sations , une forte de mouvement progres-sif , qui favorise leur cours , Sc leur com-munique de la chaleur dont abonde sonsang, qui vient de sortir du cœur, où ila participé à celle de toute la malle dontil a été séparé.

4°. Il y a une remarque à faire par rap-port au sang artériel de la cœliaque Sc dela mésentérique : il éprouve dans ion coursdes variétés, qui lui font absolument par-ticulières : il est porté ainsi que celui de tou-tes les autres artères, dans les veines cor-respondantes ; celles-ci forment les racinesde la veine-porte : mais il ne revient paspour cela tout de fuite au cœur par cettevoie ; ce qui est un effet de la structure pro-pre du soie. Ce sang étant porté dans lesinus de la veine-porte, reprend un cours ,pour ainsi dire , artériel ; entant qu’aprèss être réuni dans ce sinus comme dans uncœur, il se divise de nouveau , Sc il s’enfait une distribution dans toutes les ramifi-cations de la veine-porte, comme dans unfécond système artériel, pour être de nou-veau reçu dans des veines qui font les raci-nes de la veine-cave ; Sc de celle-ci arriverenfin au cœur. Ainsi il ne faut pas prendreà la lettre la proposition d’Harvée , quiporte que “ le cours du sang se fait en cir-culant du cœur dans les artères ; de celles-ci dans les veines, pour retourner immé-diatement au cœur, Sc répéter toujours lemême chemin’’. Cette proposition, commeon vient de voir, doit souffrir une excep-tion par rapport au sang des viscères quiconcourent à la formation de la bile.

5°. U fuit de ce qui vient d’être dit (4) ,concernant la singularité du cours du sangde la veine-porte, que l’on peut regarderle sinus de cette veine comme un centre deréunion Sí de division pour ce fluide : eu-K k kk k 2