FOI
d u fiel. Il est aisé de s'en convaincre, sur-tout par s expérience faite dans le cochon,dont le soie & les trois conduits biliairesont beaucoup de conformité avec ces mê-mes organes dans l’homme. On peut Ras-surer combien la bile est éloignée d'êtreamère, tant qu elle est dans les vaisseaux se-crétoires, par le goût du soie qui est très-agréable à manger dans les poissons, dansla plupart des oiseaux , des quadrupèdes ;pourvu qu'on en sépare soigneusement labile de la vésicule, dans ceux qui en ontune : car la plus petite quantité de cettederniere bile suffit pour infecter de sonamertume tout ce à quoi elle se mêle. Sixgouttes dans une once d’eau, la rendent fortamère. Lorsque la vésicule manque , dansl'homme même , ce qui a souvent étéobservé ,. la bile qui coule alors par leseul conduit hépatique, a été trouvée très-peu jaune , presque point amère , & aucontraire d'un goût astèz agréable , selonHartman. U est un grand nombre d ani-maux qui n’ont point de fiel : parce qu'ilsn’ont point de follicule pour le contenir ,dont le soie ne fournit pas de la bile d’uneautre nature que celle qui se trouve dansle canal hépatique ; tels font le cheval, fane,le cerf, l’éléphant, le dromadaire ,.1’élan,ùc. parmi les quadrupèdes ; parmi les vo-latiles , la colombe , la grue , la geline desmontagnes, le paon, f autruche , ùc. entreles postions qui font en petit nombre encomparaison des autres animaux, le mar-souin , ùc. d où son doit conclure , qu’iln’est pas essentiel à la bile d'être amère , &qu’elle peut être séparée avec toutes lesqualités qui lui font nécessaires pour silla-ge auquel elle est destinée, fans le concoursde celles qu’elle acquiert par le moyen dela vésicule ; ce qui est vrai, même par rap-port à shomme , qui ne laisse pas d'avoirde la bile dans. les cas où il est privé de cedernier organe, hiji. de l’acad. des Sciences,ijoi , 2705. Il existe aussi des animauxdans lesquels la bile de la vésicule est abso-lument distincte & séparée de celle que lefoie fournit continuellement au conduit hé-patique; parce que la vésicule n a aucunecommunication avec ce canal : ensorte qu’ilne. peut passer rien de su n dans sature ;cela est très-ordinaire dans la plupart des
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postions, tels que sanguille , salose, la*per-che , le loup , ùc. On en trouve aussi desexemples par les oiseaux , dans la cicogne,ùc. II fuit donc de tout ce qui vient d'êtredit fur ces variétés, que le foie sépare cons-tamment de la bile, indépendamment de lavésicule du fiel ; que celle-ci existe ou n’e-xiste pas dans sindividu : ainsi il y a lieu decroire que la bile hépatique est d’une né-cessité plus générale que la cystique danstoute sœconomie animale.
8°. Mais ces deux biles ont-el!es une ori-gine diftérente 2 II y a eu différais sinti-mens à cet égard, voy. Bile. Cependant,que la bile de la vésicule lui soit portée par-les conduits hépato-cystiques , ou quellelui soit fournie par le reflux du conduithépatique, il paroît tout simple de regar-der avec Ruysch , ( obferv. anat. 32. ) cettebile cystique , lorsqu'elle entre dans kvésicule , comme étant de la même na-ture que shépatique : mais elle changede qualité , & contracte une véritable al-tération par son séjour dans ce réservoir ;elle y devient jaune, acre , rancide , amè-re; ëc elle acquiert plus de consistance, deténacité , par la dissipation de ses partiesséreuses , & la réunion de ses parties hui-leuses ; effets qui doivent être attribués àk chaleur du lieu & à la disposition qu’onttoutes les humeurs animales à se trier, pourainsi dire, par la tendance à sadhéíion desparties homogènes entr'elles ; à perdre leurfluidité qu elles ne doivent qu'au mouve-ment , à l'agitation ; effets qui ont égale-ment lieu par rapport à la bile hépatique,si elle est empêchée de couler : fi elle est re-tenue dans ses conduits excrétoires par quel-que cause que ce soit, selon que Ruyschdit savoir observé , loco citato. Ainsi il n'ya pas d’autres raisons que celles qui vien-nent d'être rapportées, de la différence dansl'état naturel entre la bile cystique & la bilehépatique : ce qui arrive à celle-la lui estcommun avec ce que l'on observe relative-ment à shumeur cérumineuse des oreilles ,qui a beaucoup d’analogie avec la bile, voy.Cérumineuse (matière) , ù Cire uesOreilles. Il n'y a qu'une forte de bile ,dans tous les vaisseaux iecrétoirts du foie ;elle est telle, dans toutes les parties de ceviscère, qu'elle arrive dans le- conduit Ké-