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Tome quatorzième.
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patique : celle-ci, qui forme la plus grandepartie de l’humeur séparée, coule dans ceconduit fans avoir presque changé de qua-lité respectivement à ce qu elle étoit dansles pores biliaires , Malpighi, in pojîh. p. 47.Elle se rend ainíî du conduit commun auxdeux biles, qui est le canal cholidoque, 8cí'e répand dans le duodénum. Ceux qui ontattubué à cette bile hépatique les qualitésde la bile cystique, n’ont examiné celle-laqu après son mélange avec celle-ci dans lecanal cholidoque : telle a été la cause de ser-rent , à cet égard , de Bohuius 8c de plu-sieurs autres : on pourroit donc, pour éviterl’équivoque, appeler bile simplement celleque nous avons appelée hépatique , & laillerà la bile cystique le nom de fiel , que le vul-gaire lui donne.

9 0 . Cette derniere distinction des deuxbiles étant posée , on doit remarquer quepresque tous les auteurs , faute de savoirfaite, ont confondu les qualités de ces deuxhumeurs, & n’ont parlé de leurs effets 8cde leur usage , que d’après sidée qu ellespeuvent donner, lorsqu’eiles ont été mê-lées dans le canal cholidoque , & q réellesfont ainsi versées dans les intestins. Maispuisqu’ils conviennent qu elles n y coulentpas toutes les deux continuellement ; queîa feule hépatique a un cours réglé , lansinterruption ; que la cystique n’y est portéeque lorsque le follicule est exprimé , peuavant 8c pendant le travail de la digestion :ce qui est en effet prouvé par de nombreu-ses observations, desquelles il résulte quedans les cadavres d nommes & d’animauxouverts peu de temps après qu’ils avoientmangé , la vésicule n a jamais été trouvéepleine ; qu’il s'en falloit le plus souvent d’untiers de fa capacité ; qu'au contraire elle atoujours été trouvée très-remplie 8c disten-due , presque au point de crever, dans les-animaux qui avoient été privés de mangerlongtems avant la mort : c est ce que rap-portent entr autres Riolan, Borelii, Lister,êc Boerhaave ; pourquoi n’a-t-on pas insistéfur la différence des qualités 8c des effetsde la bile qui coule toujours, 8c du fieldont lecoulement n’a qu’un temps ? II sem-ble cependant que la considération de cettedifférence doit être importante pour l’in-îelligence de susage de ces deux biles, qui

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doit être différent par rapport à chacuned’elles.

io°. Riviere,dans ses inflitutes, sembleavoir entrevu la distinction qu’il convientd en faire, lorsqu’il établit qu’il y a deuxsortes de biles, dont lune est alibile, c’est-à-dire recrémentitielle , & l’autre excrérpen-tidelle : la premiere , selon cet auteur, estcelle qui est la plus fluide, qui a très-peud’amertume , & qui pafle dans la maífedes humeurs ; ce qui convient à l’hépati-que ; & sautre est moins fluide , plusamère, douée de beaucoup d’acrimonie,qui sert à exciter le mouvement des bo-yaux à sexpulsion des matières fécales aveclesquelles elle se mêle, pour être portée horsdu corps ; effets qui désignent bien la bilecystique : auíïì ne dit-il point de la pre-mière qu elle vienne de la vésicule ; il nele dit que de la seconde. Ne seroit - onpas fondé à adopter la maniéré dont cetauteur distingue les deux biles , c’est-à-dire , en récrémentitielle & en excrémenti-tielle , si son fait attention à ce qu’en-seigne sexpérience à ségard du chyle , sa-voir qu’il n’est point amer dans les veineslactées , selon la remarque d’Hoffman ? Labde cystique ne paffè donc point avec luidans ces veines, après avoir été mêlée avecla matière du chyle , dans le canal in-testinal. Il se fait donc une sorte de sécrétionqui ne permet point aux parties amères dela bile, de palier avec le suc des alimens :ces parties restent donc avec le marc, ÔCíe font évacuées avec lui , comme excré-mentitielles. Il ne paroit rien qui empê-che de répondre affirmativement à toutesces questions. Ainsi l’on peut regarder, avecRiviere, le fiel comme un excrément, maisqui est destiné à produire de bons effetsdans les premieres voies , avant d’êtreporté hors du corps, tels que de diviserpar sa qualité pénétrante les matières mu-queuses qui tapi fient la surface intérieuredes intestins ; d’empêcher qu'elles ne s’y ra-massent en trop grande abondance ; de lesdétacher des parois du canal, & de dé-couvrir ainsi les orifices des veines lactées :tout cela se fait pendant que la digestions’opère dans l’estomac. Tous les-organesqui doivent servir à cette fonction , semettant en jeu en même temps, la vési-