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que peut contracter cette production dujoie , loir par ceux du sang qui fournit lamatière de la sécrétion de ce viscère ,íoit par ceux des organes qui préparent &qui opèrent cette sécrétion. Voye[ ci-aprèsFoie ( Maladies du). (d)
Foie s Maladies du ). La connoiííance dela structure de ce viscère, des diíférensvaisteaux qui font distribués dans la subs-tance , de la singularité du cours du sangqu’il reçoit des diíférens viscères qui pré-parent , sournilíènt ce sang ; de ses diffé-rentes qualités ; de la fonction principaleà laquelle il est destiné , par conséquentde la sécrétion qui s’y fait, & de la naturede l'humeur qui résulte de cette sécrétion ;cette connoistance, dis-je, bien établie, doitluffire pour inférer que le foie est non-kulement susceptible de toutes les lésionsdont peuvent être affectés tous les autresorganes du corps , mais qu il est plus dis-posé qu’aucun autre à contracter les diffé-rais vices qui constituent ces lésions.
En effet, comme il n’est aucune maladiequi ne doive là cause à Faction trop forteou trop soible des solides , à Fexcès ou audéfaut de mouvement des humeurs , àleur fluidité trop augmentée ou trop dimi-nuée ; il est aisé de conclure de tout ce qui aété exposé ci-devant concernant le foie , quetous ces différais vices peuvent avoir lieuplus facilement dans ce viscère que danstout autre ; ce qu’il seroit d’ailleurs troplong de prouver en détail : ainsi il suffirade le faire ici par des généralités , qui don-neront occasion d’indiquer les articles danslesquels il est suppléé à la brièveté de celui-ci,i°.Les vaisteaux qui entrent dans la com-position du foie étant la plupart veineux ,destinés cependant à faire les fonctions ar-tère fans avoir des tuniques d’une forceproportionnée , doivent, tout étant égal,avoir plus de disposition à pécher par ledéfaut de force élastique & systaltique : &c ,à plus forte raison, si Fon a égard à ceque les fluides contenus dans ces vaisseaux,ésmt plus éloignés que dans aucune autrepartie du corps de la puiílànce impulsive,conservent très-peu du mouvement qu’ilsen ont reçu , Sc le perdent de plus en pluspar feffet des résistances qu’ils éprouventà être portés une seconde sois dans desvais-
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seaux de forme artérielle, fans être aiderpar Faction immédiate d’aucun muscle -,action qui est d’un si grand secours ailleurspour entretenir la fluidité & le cours dusang dans les veines; de ce défaut peuventsuivre des engorgemens , des dilatationsforcées, des ruptures de vaisteaux ; d’oùpeuvent résulter des effusions de sang dansles ^>ores biliaires , & de-là dans les intestinsd’oti se forme ce qu’on appelle flux hépatique.
2°. Les vaisteaux artériels qui font dif-tr bues en petit nombre dans la substancedu foie , participent à proportion aux mê-mes vices que les vaisteaux veineux, àcause de la moleste de ce viscère qui neleur fournit pas de point d’appui propre às’oppoler à leur engorgement, qui peutêtre suivi des mêmes effets que dans tousautres vaisteaux de ce genre.
3°. L’on peu t néanmoins concevoir qu’unepartie des vaisteaux du foie est susceptiblede pécher par trop (Faction , & ce sont lesvaisteaux colatoires de la bile , qui étanttrès-irritables, peuvent recevoir aisémentde fortes impressions de la moindre acri-monie contractée par ce récrément ; oude la trop grande irritation des parties voisi-nes du joie , telles que l'eftomac , les bo-yaux , causée par Faction trop violente deuelque médicament vomitif, purgatif : oue l’éréthisme général, ester de la colereou de toute autre passion violente , quiébranle fortement le genre nerveux , ôcc.ce qui donne souvent lieu à des constric-tions spasmodiques, convulsives, qui ex-priment trop fortement, trop prompte-ment ce fluide, lequel étant versé dansle canal intestinal, continue à porter desimpressions irritantes qui causent des dou-leurs d’entraiíles, des diarrhées, des ténes-mes, des dystenteries ; & ensuite étantporté dans le sang , augmente son alkales-cence naturelle , stimule tous les vaisteaux',les fait agir avec plus de force ; d’où fuitune augmentation de mouvement & dechaleur qui constitue le genre de sievrequ’on appelle ardente bilieuse ( Voye{ ks ar-ticles de ces différentes maladies ) ; ces ir-ritations donnent lieu à des étranglemensqui arrêtent le cours de la bile, la détour-nent de la voie qui la porte dans les in-testins, la font refluer dans les racines ác