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Tome quatorzième.
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tribuer aux lésions des fonctions de ce der-nier ; si le viscère de la poitrine est aífoi-bli, travaille mal le chyle pour le convertiren sang , la portion de celui-ci, qui doitêtre distribuée au foie , manque des partiesintégrantes nécestaires pour la formationd’ime bile de bonne qualité ? le r écrémentqui en réíulte n’a point d’activité , relâcheses conduits au lieu d’en exciter la réaction,les engorge, & ne coule point dans lesboyaux ; ou s il y appartient , il n’y peutservir à la préparation du chyle : il ne peutagir comme dillolvant, n’ayant point d'é-nergiepour cet effet ; il n’en a pas plus étantporté dans la masse du sang , où il ne rem-plit pas mieux fa destination , manquantégalement quant à fa faculté dissolvante &quant à fa qualité stimulante : la partiecysiique étant à proportion auffi peu ac-tive j n opéré pas davantage; ellelaisle lespremieres voies fe décharger de muco-sités, de glaires; elle n’excite point le ca-nal intestinal à fe décharger, à fe vuiderdes excrémens , &c. tels font les vices dela bile dans la chlorose &c dans toutes lesmaladies où la fanguificatíon ne fe faitpas bien , par. le détâut d’action dans lessolides du poumon, & de leur débilité gé-nérale. Vi>ye[ Pales Couleurs , Débi-lité , Fibre.

De cette exposition sommaire des prin-cipaux vices que le foie est susceptible decontracter, & des esters qui s’en suivent,on peut tirer cette conséquence , que ceviscère peut être le siège d’un très-grandnombre de maladies tant aiguës que chro-niques , ou de leurs causes difponentes :c’est cette considération qui a fait dire àStahl que la veine-porte est la source d’uneinfinité de maux , vena porta porta malorumlque le foie est moins sujet aux maladiesinflammatoires que les autres viscères , at-tendu qu'il reçoit peu d artères dans íà subs-tance, & que le mouvement du sang dansles ramifications de la veine-porte est troplent pour produire des engorgemens inflam-matoires, excepté lorfqu'il est allez échauffé,asiòz acrimonieux pour exciter un mou-vement extraordinaire dans fes vaisseaux;que fa disposition la plus dominante est,à raison de cette même lenteur dans le coursde lés humeurs, (fêtre le foyer de laplu-

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part des maladies chroniques, qui peuventavoir des paroxifmes très-aigus, accompa-gnés de violentes douleurs, qui peuventcauser de proche en proche un désordregénéral dans toutes les fonctions, en tantqu'elles occasionnent des vices dans les pre-mieres voies , qui ne font pas réparablesdans les secondes ; qu’elles privent celles-cidu correctif nécessaire pour l'enrretien dela fluidité naturelle des humeurs, ou qu'el-les ne le soumissent qu’avec des imperfec-tions qui le rendent plus nuisible qu'utile.

Enfin, de cent maladies chroniques, com-me dit boerhaave (iujlit, comment. § 350.),à peine en trouve-t-on une dont la causen'.it pas son siège principal dans le soie,c'est-à-dire dans la distribution de la veine-porte ou dans les colatoires de la bile ( carles maladies qui ont leur siège dans l’artereh 1 pat!que , n'ont presque rien de particu-lier qui soit applicable ici); & ce qui estbien mortifiant pour ceux qui exercentl'art de guérir, c'est que selon le mêmeauteur ( tbid. ), on peut compter mille curesdes maladies aiguës, tandis qu'on a peine àen observer une parfaite des différentes ma-ladies du foie , ou qui dépendent des vicesde ce viícere : telles que la jaunisse , lesobstructions de rate, l'hydropísie, &c. Laraison qu'il donne de la difficulté qu'il y aà guérir ces dernieres , c'est que les médi-camens qui doivent être portés dans 1 efoiepour y opérer des changemens salutaires,pour y corriger les vices dominans , poury refondre des obstructions , p. e., ont unefi longue route à faire, en suivant le coursordinaire des humeurs, des vaistêaux lactésau cœur, du cœur au poumon, de celui-cide nouveau au cœur , dans l'aorte , dansles artères cœliaques mésentériques, danstoute leur distribution , pour pafler dansles veines , fe rendre dans le sinus de laveine-porte , pour cn suivre les ramifica-tions jusqu'aux différents points où est for-mé l’embarras ; quelquefois jusque dansles conduits biliaires, s'il y a son siège : iln'est donc pas étonnant qu’il fe trouve peude remedes qui puiflent parcourir une silongue fuite de vaisseaux à-travers tant dcdétours, fe mêler avec tant d’humeurs dif-férentes , & arriver après tant de circuitsau lieu de leur destination , faus rien per-