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Tome quatorzième.
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méd. )est un aliment généralement reconnupour mal sain & difficile à digérer : cereproche tombe principalement sur le foiedes gros animaux , bœuf, veau , mouton,cochon ; ceux des canards , oies , poular-des , pigeons , & autres volailles engrais-sées , appelés dans nos cuisines/wer gras ,font un aliment de moins difficile diges-tion , dont il £rut cependant interdire l’u-sage aux convaleícens Sc à ceux qui ontl’estomac mauvais. Les gens qui se portentbien se priveraient sur une crainte frivoled’un aliment très-agréable au goût, en re-nonçant aux foies , Sc sur-tout aux foiesgras. Les séveres loix de la dicte fur lechoix des alimens , ne font pas faites poureux ; ils se conduiront astèz médicinale-ment, s’ils obéissent à un seul de ses pré-ceptes , au précepte majeur , premier ,universel, à celui de la sobriété. Voye^Régime, (b)

Foie de Soufre , ( Chimie. ) V. Soufre.

Foie d’Antimoine , ( Chimie. ) Voye ^Antimoine.

Foie d^Arsenic, ( Chimie.) Voye^ Or-piment.

FOIER , voye\ Foyer.

FOIN , s. m. ( Jardinage. ) ce terme ex-prime toute l’herbe qui couvre une prairie.On dit , une piece de foin , un arpent defoin : mais à proprement parler, on entendpar le mot de foin , l’herbe sèche qui sertde nourriture aux bestiaux. (K)

Foin , ( Manège. Maréchall, ) alimentordinaire du cheval : la quantité en estnuisible à l’animal , principalement auxvieux chevaux, qu’elle conduit à la pouffe.On doit faire une attention exacte à laqualité du foin ; elle varie selon la situation& la nature du terrein & des prés où onla recueilli. Le foin vasé , le fin nouveau ,le foin trop gros , le foin pourri, &c. nepeut être que pernicieux au cheval. Voy.Fourrage, (e)

Foins , ( Chajfe. ) La conservation d’unecertaine espeçe de gibier , a occasionné surla fenaison un règlement qui n a rien d'in-îuste, si l’on dédommage les particulierstoutes les fois qu’il leur est nuisible. Il estdéfendu à toutes personnes ayant îles,prés , Sc bourgognes fans clôture dans dé-tendue des capitaineries de Saint-Germain-

F O I

en-Laye , Fontainebleau , Víncennes, Li-vry , Compiegne , Chambort, Sc Yarennedu Louvre, de les faire faucher avant lejour de Saint-Jean-Baptiste , à peine deconfiscation Sc d’amende arbitraire.

FOIRE , s. f. ( Comm. & Politiq. ) cemot qui vient de forum , place publique , aété dans Ion origine synonyme de celui demarchés Sc lest encore à certains égards:l’un & l’autre signifient un concours demarchands & d'acheteurs, dans des lieux Scdes temps marqués ; mais le mot de foire,paraît présenter l'idée d’un concours plusnombreux , plus solennel, Sc par consé-quent plus rare. Cette différence qui frap-pe au premier coup-d’œil, paraît être cellecjui détermine ordinairement dans l’uíage1 application de ces deux mots ; mais elleprovient elle-même d’une autre différenceplus cachée, Sc pour ainsi dire plus radi-cale entre ces deux choses. Nous allons ladévelopper.

Il est évident que les marchands Sc lesacheteurs ne peuvent se raílèmbler danscertains temps & dans certains lieux , fansun attrait, un intérêt, qui compense oumême qui surpasse les fraix du voyage Scdu transport des denrées ; fans cet attrait,chacun resterait chez foi : plus il fera con-sidérable , plus les denrées supporteront delongs transports , plus le concours desmarchands & des acheteurs fera nombreuxSc solennel, plus le district dont ce con-cours est le centre , pourra être étendu.Le cours naturel du commerce suffit pourformer ce concours, & pour l’augmenterjusqu’à un certain point. La concurrencedes vendeurs limite le prix des denrées,Sc le prix des denrées limite à son tourle nombre des vendeurs : en effet, toutcommerce devant nourrir celui qui l’en-treprend, il faut bien que le nombre desventes dédommage le marchand de la mo-dicité des profits qu’il fait fur chacune »Sc que par conséquent le nombre des mar-chands le proportionne au nombre actueldes consommateurs , ensorre que chaquemarchand corresponde à un certain nom-bre de ceux-ci. Cela posé , je suppose quele prix d’une denrée soit tel que pour ensoutenir le commerce, il sb t nécessaireí d’en vendre pour la consommation de trois