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avoir regardés comme des glandes, s e-toient fondus dans l’eau, & étoient devenusdes paquers de vaisseaux ; car Ruyfch paraîtn avoir regardé le tissu cellulaire que commeune matière inutile, que l’anatomiste étoitaccoutumé à détruire.
Il éleva ía voix en 1696 , & répéta dansles nombreuses brochures qu il publia detemps en temps, que les viscères itéraientqu’un tissu de vaisseaux. Il n’admit, qu avecune espece de regret, quelques glandessimples, dont il changea même le nom, &11e voulut les appeler que des grottes. Ilparaît avoir voulu extirper le souvenir desglandes qu il combattoit ; il voulut détruirecelles même des intestins, si visibles & siévidentes.
II entra en lice avec Boerhaave. Cegrand homme avoit pour lui í’éloquence,le savoir, 1 ordre dans le discours , fartsupérieur de rapprocher des faits éparspour étayer une thesc, qu’un seul de ces faitsauroit mal soutenue; l’art enfin de réunir desprobabilités dont la somme, grâces à sesloins, paroisibit certitude.
Ruyfch n’avoit pour lui que l’expérience,encore proposoit-il mal ce qu’il entendoitparfaitement bien ; il repérait, il ennuyoíten disant la vérité.
Mal défendue, la vérité ne laissa pas quede prévaloir. Boerhaave accusoit son amid’écraser par son injection les follicules desviscères & de les faire disparaître. Il ne futpas difficile à Ruyfch de répondre que íacire colorée passoit de l’artere dans le canalexcrétoire ; que dans la supposition de Mal-pighi le follicule étoit entre l’artere & cecanal, que sart n’avoit par conséquent paseffacé les follicules , & qu’au contraire ils dé-voient être gonflés par la matière injectée, &acquérir un nouveau volume.
Les squirrhes, les tubercules remplis dematières pierreuses, les hvdátides ne prou-voient pas mieux l’hypothesc des follicules.Ils naissent par-tont dans le corps animal,fans qu’on puistè soupçonner des glandesdans les viscères & dans les organes où il s’entrouve. C’est le ce salaire , dont les cellulesse remplissent d’une matière étrangère. Ona vu de ces tumeurs dans la placenta , dansh.cornée d&l’œil, dans le fémur ct. dans
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les autres extrémités où personne ne soup-çonne des glandes.
L’anatomie rapproche son flambeau. Onvit les glandes des reins disparaître. Letesticule fut évidemment un tissu de vais-seaux , formés en paquets par la cellulosité.
Il ne resta pas le moindre vestige de fol-licule dans la partie corticale du cerveau.
La théorie vint à Pappui de l’anatomie.On vit bientôt que le retardement causépar la structure folliculaire , la rendraitabsolument incapable de servir à la sécré-tion des liqueurs fluides & aqueuses , deslarmes, de la íalive, de l’humeur trans-parente.
Les liqueurs poustees avec art dans lesartères , exhaleront fans rencontre de folli-cule. La liqueur du péricarde , celle de lapleure , du bas-ventre , des ventricules ducerveau , les larmes mêmes furent imitéespar des injections aqueuses , qui passèrentfans peine dans les cavités que remplit dansl’animal une liqueur fluide.
Les hommes errent souvent, mais ils fontnés pour la vérité ; ils l’adorent dès quelleleur est présentée dans ía pureté. L’Eu-rope entiere abandonna l’hypothesc dé-fendue par le savoir, embrassa la véritéque le bon-scns lui ostroit fans orne-mens. ( H. D. G. )
Follicule , ( Chìrurg. ) sac ou kyste,semblable à une membrane qui renfermela matière des abscès irréguliers ou enkystés,tels que le stéarame , l’athérome , & lemélicéris; V. ces mots & Kiste. ( D. J. )
* FOLLIS, ( Hist. anc. ) petite monnoiede cuivre d’abord , ensuite d "argent, donton ignore la valeur précise : 011 l’égale àcelle du ceration & du quadrans. Les ha-bitans de Constantinople en payoient deuxtous les ans pour la réparation des murailles.On donna auffi le nom de follis à un im- ■pot créé par Constantin le grand.
FOMAHAUT eu FOMALHAUT, Cm. ternie d’Astronomie. ) c’est le nom d’unC 'étoile de la premiere grandeur, oui est dansl’eau de la constellation du Verseau. Voye%aux mots Ascension ù Déclinaison laposition de cette étoile. D autres écriventphomalkaut , & d’autres ji mahan ct pho- -mahan. ( O )
FOMENTATION, s. f. ( Pharmacie.: