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Tome quatorzième.
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quillages pourris , /orarf d’éguiltes , &TC. cesont de petits coquillages de la grosseur d’unserrer d’éguillette , Sc qui se terminent enpointe. Lorsque le fond est uni, ni tropdur ni trop mou, & que l’ancre y entreaisément & y tient bien , on dit bon fond ;lorsqu il y a des roches aiguës, qui gâtentou peuvent couper les cables, on l'appellemauvais fond. (Z)

Fond de cale , ( Marine. ) c’est la par-tie la plus balle du vaisseau, comprise en-tre le premier pont Sc le fond du vaisseau.On partage cette étendue en plusieurs par-ties destinées à différeras usages. Voy. Plan-che IV. de Marine , fig. i, n. q z. L t fondde cale avec ses diíferentes divisions ; sa-voir , n°. 40. fosse aux lions , 42.. sosieaux cables, 44. chambre aux voiles , 46.foute du chirurgien, 47. parquet desboulets, s s. soutes aux poudres pour y•mettre les barils à poudre, y 6. caillons àpoudre pour les gargousses, 61. soutesau pain , 61. couroir des soutes, 6s.foute du capitaine, 66. foute du canonnier.

Fond de voile ; c’est le milieu d’unevoile par le bas, Sc ce qui retient le vent parle milieu. ( Z )

Fond de la hune; ce font les planchesqu on pose sur les barres de la hune , &fur lesquelles on marche. (Z )

Fond , dans le commerce , signifie le ca-pital ou le fonds que postede un commer-çant , compagnie ou corps ; ou bien c’estla somme d argent qu’il met dans le com-merce. Voye^ Capital , &c.

Dans ce sens , nous disons en généralfond , pour signifier les fonds publics , c'est-à-dire ce qui appartient aux compagniesou corps célébrés du royaume , comme lacompagnie de la banque , de la mer duSud , des Indes orientales. Voye^ Ban-que , Compagnie , ùc.

Fonds signifie encore toutes les marchan-dises d’un marchand. Ce négociant s’estretiré : il a vendu son fonds. Il se dit pa-reillement des machines, métiers , instru-mens servans à une manufacture , kc. ( G )

Fond , en Peinture , signifie ou les der-niers plans d’une composition , ou le champqui entoure un objet peint.

Ce dernier sens comprend les prépara-

F O N

tions fur lesquelles on ébauche un tableau, 1c’est-à-dire l’apprêt ou les premieres cou-ches de couleurs dont on couvre la toile,le bois, le cuivre , ou la muraille fur la-quelle on veut peindre.

Il me semble que les artistes laissent sou-vent à Phabitude , à l’exemple , ou au ha-sard , à décider de la couleur sur laquelleils commencent à ébaucher leurs ouvra-ges ; je crois cependant que cette partiede leur art, ainsi que plusieurs autres quiparaissent de médiocre conséquence , de-vraient être quelquefois l’objet de leursrecherches , de leurs épreuves , & de leursréflexions.

Il est vrai qu’il est des peintres difficiles,qui dans l’indécision de leur composition,qu’ils n’ont point asièz réfléchie , couvrentplusieurs fois leurs ébauches, & substituentdes malles claires à des masses sombres,en cherchant leur effet. Pour ces peintres,le premier apprêt ne peut devenir 1 objetde leur combinaison ; mais un peintre fa-cile ou prudent, qui se feroit une loi dene commencer un tableau qu’après avoirfait une esquisse arrêtée, pourroit se dé-cider sur le premier apprêt, pour rendrepar son moyen ses masses claires plus bril-lantes , Sc pourroit, en ménageant fa cou-leur , leur donner un transparent, quisêr virait à mieux imiter l’éclat de la lumière,

Rubens , cet artiste à la fois facile Scprofond , cet homme de génie , qui a vula peinture en grand, a su tirer parti dufond de ses tableaux Sc des glacis ; 8cc’est aux artistes de cette classe que lespratiques même les plus dangereuses four-nissent des ressources Sc dts beautés ; ilpeignoit souvent sur des fonds blancs ;mais pour éviter ^inconvénient que peu-vent avoir les fonds de cette couleur dansles grandes masses d’ombres , ne pourroit-on pas, d’après une esquisse bien arrêtée,faire préparer son fond par grandes massesblanches Sc brunes , Sc cette pratique nevaudroit-elle pas mieux que celle de pein-dre fur des fonds gris, bruns, ou rouges,qu’on regarde comme des fonds indiffé-reras , Sc qui en effet ne font favorablesni aux malles claires, ni aux masses d’om-bi es ? mais en voilà allez pour les artistesinteiligens, & trop pour ceux qui, escla-