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lui. La coutume de la Marche , art. z ? 7 .4ZZ. & 415. appelle ainsi le droit de di-recte. ( A)
FONDAMENTAL , adj. terme sortusité dans la musique moderne : on dit son fon-damental , accord fondamental , baffe fonda-mentale ; ce qu’il est nécessaire d’expliquerplus en détail, asin d’en donner une idéeprécise.
Son fondamental. C'est une véritéd’expérience reconnue depuis long-temps,qu un son rendu par un corps n’est pasunique de fa nature, 8 c qu il est accom-pagné d’autres sons, qui sont, i°. l’oc-tave au-dessus du son principal ; i Q . ladouzième 8 c la dix-septieme majeure au-deííus de ce même son , c'est- à-dire 1 oc-tave au-dessus de la quinte du son princi-pal , & la double octave au-detlus de latierce majeure de ce même son. Cette ex-périence est principalement sensible sur les
f ;rolîes cordes d’un violoncelle , dont leon étant sort grave , laisse distinguer allezfacilement à une oreille tann-íoit-peu exer-cée , la douzième & la dix-septieme dontil s’agit. Elles s’entendent même beaucoupplus aisément que l’octave du son princi-pal , qu’il est quelquefois difficile de dis-tinguer , à cause de l'identité d’un son 8 cde son octave, qui les rend faciles à con-fondre. Voyei Octave. Voye [ aussi lepremier chapitre de la génération harmoni-que de M. Rameau , 8c d’autres ouvragesdu même auteur , où l’expérience dontnous parlons est détaillée. On peut la faireaisément sur une des balles cordes d’unclavecin, en frappant fortement la touche ,8c en retirant brusquement le doigt. Carle Ion principal s’amortit presque tout d’uncoup , & laisse entendre après lui , mêmeà des oreilles peu musicales , deux sonsaigus qu’il est facile de reconnoître pourla douzième 8 c la dix-septieme du sonprincipal.
Ce son principal, le seul qu’on entendequand on ne sait pas attention aux autres,mais qui fait entendre eh même temps àune oreille un peu attentive son octave,fa douzième & sis dix-septieme majeure,est proprement ce qu’on appelle son fonda-mental , parce qu’il est; pour ainsi dire,Tome XIV.
' la base & le fondement des autres, quin’existeroient pas fans lui.
Voilà tout ce que la nature nous donne■ immédiatement 8c par elle-même dans larésonance du corps sonore ; mais l’art y abeaucoup ajouté ; 8c en conséquence , ona étendu la dénomination de son fonda-mental à diíferens autres sons. C'est cequ’il saut développer.
Si l’on accorde avec le corps sonore deuxautres corps , dont 1 un soit à la douzièmeau-dessous du corps sonore , & l’autre à ladix-septieme majeure au-dessous ; ces deuxderniers corps frémiront fans résonner,dès qu’on fera résonner le premier : deplus , ces deux derniers corps en frémis-sant , se diviseront par une espece d’on-d ulation , l’un en trois , l’autre en cinqparties égales > 8c ces parties dans lesquellesils se divisent, rendraient l’octave du sonprincipal, si en frémissant elles résonnoient.
Ainsi supposons qu’une corde pincée oufrappée rende un son que j appellerai ut ,les cordes à la douzième 8c à la dix-septie-me majeure au-desious frémiront. Or cescordes sont un sa & un la bémol : de sorteque si ces cordes résonnoient dans leurtotalité , on entendrait ce chant, ou plu-tôt cet accord, la b 'mol. , fa , ut , dontle plus haut ton ut est à la dix-septiememajeure- au-dessus de la bémol , & à ladouzième au-dessus de fa.
Ainsi il résulte des deux expériences quenous venons de rapporter ; i°. qu’en frap-pant un seul son quelconque, ut , par exem-ple, on entendra en même temps fa dou-zième au-dessus sol , Sc sir dix-septiememajeure au-dessus, mi ; 1 °. que les cor-des lu bémol 8c’ sa., qui feront à la dix-septieme majeure au - dissous d ‘ut , & àla douzième au - dessous , frémiront fansrésonner.
Or la douzième est l’octave de la quinte,& la dix-septieme majeure lest de la tiercemajeure : 8c comme nous avons une faci-lité naturelle à confondre les sons avec leursoctaves (voye^ Octave ), il s’cnsuit i°.qu’au lieu des trois sons ut fondamental,sol douzième, & mi dix-septieme majeure,qu’on entend en même temps , on peutsubstituer ceux- ci, qui n’en différeront pres-que pas quant à i’effet, ut , mi tierce ma-Ppppp