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jeure , sol quinte : ces trois sons forment *l'accord qu’on nomme accord parfait ma- jjear , & dans lequel le íbn ut est encoreregardé comme fondamental, quoiqu il nele soit pas immédiatement, & qu’il ne le de-vienne que par une eípece d’extension,en substituant à la douzième & à la dix-septieme les octaves de ces deux Ions ; z°.de même , au lieu des trois sons, ut íbnprincipal, la bémol dix-septième majeureau-deslòus d ’ut, 8c fa douzième au-des-sous , q u'o n entendroit si les cordes sa &la bémol résonnoient en totalité, on peutimaginer ceux-ci ( en mettant la quinte8c la tierce majeure , au lieu de la douziè-me 8c de la dix-septieme) fa quinte au-delsous d ’ut , la bémol , tierce majeure au-delfous , ut fondamental. Or la bémol fai-sant une tierce majeure avec ut , fait unetierce mineure avec sa ; ce qui produit unautre accord appelé accord parfait mineur ;Vbye^ Accord & Mineur. Dans cet ac-cord , il n’y a proprement aucun son fonda-mental : car sa ne fait point entendre la bé-mol , comme ut fait entendre mi. De plus ,si l'on regardoitici quelque ion comme fon-damentai, quoiqu’improprement, ce de-vroit être le íbn le plus haut ut : car c'estce son qui fait frémir sa 8c la bémol ; 8cc’est du frémissement de sa 8c de la bémol,occasionné par la résonnance d 'ut , qu’ona tiré l’accord mineur sa , la bémol , ut.Cependant comme la corde sa en réson-nant fait entendre ut , quoiqu’elle ne fasteni entendre ni frémir la bémol , on regardele son le plus bas sa, comme fondamentaldans l’accord mineur/à, la bémol, ut, com-me le son le plus bas ut eQt fondamental dansTaccord majeur ut, mi ,sol.
Telle est í’origine que M. Rameau donneà l’accord & au mode mineur ; origine quenous pourrons discuter à Mode mineur ,en examinant les objections qu’on lui a fai-tes ou qu’on peut lui faire fur ce sujet, 8cen appréciant ces objections. Quoi qu’ilen soit, il est au moins certain que danstout accord parfait, soit majeur soit mi-neur , formé d’un son principal, de satierce majeure ou mineure, & de sa quin-te , on appelle fondamental le íbn princi-pal , qui est le plus grave su k plus basde l’accord.
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, Quelques physiciens ont entrepris d’ex-piiquer ce singulier phénomène de la réson-nance de la douzième 8c la dix-septiememajeure conjointement avec l’octave : maisde toutes les explications qu’on en a don-nées , il n’y en à que deux qui nous paroissent mériter qu on en faste mention.
La premiere est de M. Daniel Bernouilli.Ce grand géomètre prétend dans les Mém,de Vacad. des jcienc. s de Prusse , pour l’an~née IJS3 , que la vibration d’une corde estun mélange de plusieurs vibrations partielles;qu’il faut distinguer dans une corde en vi-bration différens points , qui font commedes especes de nœuds ou points fixes, autourdesquels oscille la partie de la corde com-prise entre deux de ces points voisins l’unde l’autre : je dis comme des especes de nœudsou points fxes ; car ces points ne font pasvéritablement immobiles ; ils ne le font, ouplutôt ils ne font considérés comme tels, quepar rapport à la partie de la corde qui oscilleentre deux ; & d’ailleurs ils font eux-mêmesdes vibrations par rapport aux deux extré-mités véritablement fixes de la corde. Otdans certe supposition, M. Daniel Bernouilliprouve que tous les points de la corde nefont pas leurs vibrations en même temps ;mais que les uns font deux vibrations, les au-tres trois, &c. pendant que d’autres n’en fontqu’une ; 8c c’est par-là qu’il explique la mul-tiplicité de sons qu’on entend dans le fré-missement d’une même corde : car on faitque la différence des sons vient de celle desvibrations.
Comme M. Daniel Bernouilli attaquedans ce mémoire la théorie que j’ai donnée lepremier de la vibration des corps sonores »voyez l’article Corde , j’ai crû devoir ré-pondre à ses objections par un écrit parti-culier , que j’efperq publier dans une autreoccasion : mais cette discussion n’étant pointici de mon sujet, je me borne à la ques-tion présente. J’accorde d'abord à M. Ber-nouilli ce que je ne crois pas, 8c ce que M.Euler me paroît avoir très-bien réfuté dansles mémoires de i’acad. de Berlin. 1753 ;savoir, qu’une corde en vibration décrittoujours ou une trochoïde simple , ou unecourbe, qui n’est autre chose que le mélangeJe plusieurs trochoïdes. En admettant cette,proposition, j’obíêrve d’abord que dans les