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Tome quatorzième.
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du dernier lavage , mettez votre chaux surun filtre, ou tout simplement sur un pa-pier gris, pour en essuyer la plus grandehumi lité. Achevez de la sécher aune cha-;leur douce, ou à un air chaud. '

Il y a des substances métalliques qui neperdent les dernieres portions de leur phîo-gistique que bien difficilement , 8 c quidemandent des calcinations longues , quandelles íont seules : pour vaincre la difficulté& abréger les peines , on a recours à desmoyens étrangers : tel est le nitre, dansl'opération dont il s'agit ; par Ion intermè-de , on vient à bout de réduire l’andmoinecru d en une chaux absolue, en suivant lemanuel que nous venons de détailler.

Si on prend l’eau du premier lavage , 8 cqu’on la faste évaporer & crystalliser , ona i°. du tartre vitriolé : t° du nitre nondécomposé , en poussant 1 évaporation unpeu plus loin ; c'est la quantité surabon-dante à ce q u'il en faut pour enlever lephlogistique à 1 antimoine employé : 3 e .enfin un alkali fixe en deflechant la matière.O11 a donné le nom de nitre antimonié àtous ces sels confondus ensemble. Mais ilest aisé de voir que cette dénomination estabsolument sauílè, & ne convient à aucunde ces trois sels : tous contiennent une por-tion de la chaux la plus subtile de l’anti-moine : l'alkali fixe qui en tient le plus , endevient plus caustique, voy. Pierre a Cau-tère , & Nitre: on ne l'en sépare quepar un acide , voye1 Matière perlée.Voici donc comment la chose s'est passée.

Une portion de nitre détonne avec lesoufre j dont le phlogistique embrasé enflam-me 8 c décompose l’acide nitreux qu'il dé-gage de íà base : cette baie constitue unepartie de l'alkali fixe qu'011 trouve dans lelavage. Mais le phlogistique du soufre n'estpas plutôt séparé de l'acide vitriolique,que cet acide devenu libre trouvant du nitreprès de lui, chaste son acide, & s'intro-duit à íà place. L'acide nitreux s'enflammeencore ou se dissipe ; & la nouvelle combi-naison forme du tartre vitriolé. Le soufreen se dégageant du régule d'antimoine (voy.la calcination de L’antimoine crud ) , emporteaussi avec lui une partie de son phlogis-tique par son acide. Mais le nitre dé-tonne encore en même temps avec le ré-

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gule d’antimoine, dont le phlogistique agitépar le feu, produit fur le íel le même effetque celui du soufre : d'où résulte une nou-velle portion d’alkali fixe , qui agit encoresur le régule , s'il en reste de non décom-posé , voyez plus bas céruse d’antimoine ; enforte que ce régule est réduit par Cette ac-tion à l'état d’une pure terre ou chaux ab-solue. Voye^ Nitre , Nitre alkaliséPAR LE CHARBON, & Sel POLYCHRESTEDE GlASER.

Telle est la méthode que donne M.Rouelle ; cette correction se publie aussi enAllemagne. En suivant celles qui se trou-vent décrites dans les auteurs, 011 avoitbeaucoup de peine à faire l’antimoine dia-phorétique bien blanc : il étoit presque tou-jours jaune ; 8 c il étoit impossible de luifaire perdre ce défaut. Cet inconvénientvenoit de ce qu'on le laissoit trop longtemsdans le creuset après la détonation : on avoitbeau le laver , jamais on ne réparait ce dé-faut , qu'il avoit contracté par une trop lon-gue calcination : c'est en partie pour ce mo-tif, qu'il faut retirer la matière du creusetà différentes reprises.

Si l'antimoine diaphorétique se trouvoitbrun, alors ce définit ne viendrait plus dela longueur de la calcination , mais de l'an-timoine qui íe trouve quelquefois mêlé defer & d'autres métaux , lur-tout à la basedu cône. Voye £ Saffran de Mars an-timonié.

Ce premier inconvénient en entraînoitun second. La matière calcinée pendantdeux, quatre , & même six heures, com-me quelques chimistes l’ont demandé , de-venoit dure comme une pierre: elle adhé-rait si fortement au creuset, qu’il falloirsouvent le casier pour l’en tirer : en fortequ’elle étoit mêlée de quelques morceauxdu creuset, ou qu’il en falloir perdre beau-coup pour l’en séparer : 8 c , avec quelquesfoins qu'on la pulvérisât, ce qui exigeaitbeaucoup de temps & de peine, elle n’é-toit jamais si bien divisée qu'elle le devientpar le lavage qui succède à une calcinationpresque momentanée. En effet, il est aiséde concevoir qu'il se saisoit pendait cetemps une espece de demi - vitrification,par laquelle l'alkali fixe s'unîssoit astez inti-mement ayee la chaux de l’antimoine, pour