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& la claudication , deviennent des accidensinséparables de cette maladie.
On la reconnoît à la présence de la tu-meur , & le signe univoque est l’indépen-dance totale de cette même tumeur quine tient en aucune façon au tégument souslequel elle est située.
Je ne proposerai, pour la détruire , nil'opération de destòler, ni l’applicationinutile d’un cautère actuel, dont l’effet ne«'étend pas au-delà de la peau ; j’indiqueraides topiques capables de la résoudre, telsque la pommade mercurielle, que l’on doitfaire succéder à des frictions seches. Onpeut encore, après avoir froissé la tumeur& savoir fortement comprimée sous ledoigt, dans l’intention de briser l'bumeurqui la forme, y placer une emplâtre d’on-guent*de vigo au triple de mercure , ou dudiabotanum mercerisé, & recouvrir le toutd’une plaque de plomb, que l’on assujet-tira sur la partie par le moyen d’un ban-dage. II est même à propros, lorsque latumeur est très-considérable , de la battreavec une petite palette de bois avant detenter de la dissiper par ces résolutifs , quel’on emploiera toujours avec succès, sur-tout s’ils sont accompagnés des médicamensinternes, qui peuvent atténuer & liquéfierla lymphe. Ces médicamens sont le crocusmetallorum, donné à la dose d’une oncechaque jour ; l’aquila alba, à la dose d’unedragme & plus ; la poudre de vipere, &c.Si les frictions, les frottemens, les com-pressions occasionnent une inflammation,on ne continuera pas les applications desemplâtres prescrites ; on recourra â des to-piques émoi liens, qui seront suivis de l’u-fage de ces mêmes emplâtres, lorsque lapartie cessera d’être enflammée, (e)
* F ORME, ( Papeterie. ) châssis fur le-quel la feuille de papier prend h forme ;il est composé d’un, quadre de bois, defigure quadrilatère, mais plus long que lar-ge : le vuide de ce cjuadre est de la gran-deur dont on veut la feuille ; il est traversépar de petits barreaux de bois, ou des filsde laiton , qu’on appelle ver jures. Les ver-jures ont une arête assez tranchante. Surles arêtes des ver jures qui font aíîémbléesdans les longs côtés du châssis qui vien-nent presque à son affleurement, on étendTome XV.
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des fils de laiton, que l’on fixe les uns auprèsdes autres par d’autres fils encore plus finsqui font le tour des verjures, Comme lefilet d’une vis fur son noyau, de maniéréque le vuide du châssis soit entièrementrempli. Ces lignes droites que l’on remar-que au papier en le regardant au jour, sontles impressions des verjures : quant auxécritures & marques du manufacturier ,elles se font par Pimpreffion d’un fil de crincousu sur \fforme , suivant le dessein qu’onveut avoir. En général, la feuille prend latrace de toutes les parties éminentes dePintérieurdu quadre de la forme.
On conçoit qu’en plongeant la formedans une chaudière pleine d’eau & de pâteà faire du papier ; la faisant entrer de champ ;la tenant horizontalement sous Peau , en-sorte qu’il y ait, par exemple, six poucesdepuis la surface de la forme jusqu’â la sur-face de Peau ; la levant ensuite parallèle-ment à la surface de Peau , on emporterafur la forme toutes les parties de pâte quise trouveront au-dessus ; que Peau Réchap-pera à travers le réseau de la forme ; & queles parties de pâte retenues s’affaissant lesunes fur les autres , formeront une feuille;voye\ PAPETERIE. Voyez aussi Descrip-tions des arts & métiers , par M. Ber-trand , in-4 0 , tom. IV , page 460.
* FORMES, ( Raffine ur de sucre.) cesont des moules de terre cuite, de figureconique, dans lesquels on coule & on faitle sucre : la figure leur est nécessaire, pourque les sirops ne trouvent point de retraiteoù séjourner. Avant de se servir d es formesneuves, on les met en trempe pendantvingt-quatre heures, pour les dégraisser :mais quand elles ont déjà servi, elles n’yrestent que douze heures, après lesquelleson les lave & on les prépare pour l’empli ;voye\ Empli. II y en a d’autant de sortesqu’il y a de différons poids dans les painsde sucre, ou plutôt de degrés de finesse,voyet[ SUCRE. II faut encore que toutesles formes soient humides avant de les em-ployer , excepté celles que l’on prépare pourles vergeoifes & les verpuintes. V. Ver-geoises & Verpuintes.
Forme , ( Vénerie. ) s’entend d’unespace de terre sur lequel un filet est éten-du , en la couvrant lorsqu’on le fait agir.