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Formes se dit des semelles des oiseauxde proie , qui donnent le nom à l’efpece ;au lieu que les mâles s’appellent tiercelets ;parce qu’en général, la femelle del’oiseaude proie est plus grande , plus hardie , &plus forte que son mâle. Les formes nefont point propres à la volerie.
FORMÉ. (Blason.) Une croix forméeest une croix étroite au centre & large àuxextrémités ; c’est ainsi que P appellent Leigh& Morgan, quoique la plupart des auteursla nomment pâtée. Voyez PaTÉE.
FORMEE, adj. f. pris substantivement.( Jurisp . ) Ce terme s’applìque à plusieursobjets différons.
Dans Pancienne Coutume de Chauny ,art. ij, les formées font les services quel’on fait pour un défunt ; ce qui vient fansdoute de ce qu’il n’y a que la forme ou re-présentation d’un défunt.
Partie formée , dans quelques Coutumes,signifie partie civile en matière criminelle.V~oye\ Haynaut, ch. 21. Lame d’Indre,art. 35. Bourdelois , art. 79.
Office formé y c’est-à-dire, qui est créépour subsister à perpétuité , avec tous lescaractères d’un véritable office. Foye\Office. (A)
Formées, ( lettres ) litterœfor-mater; on appelloit ainsi des lettres dontl’uíage a été commun parmi les chrétiensdans les premiers siécles de Péglife, parcequ’on y mettoit, au commencement ou àla fin, certains caractères particuliers &convenus entre les églises particulières ,pour donner confiance à ce qu’elies con-tenoient ceux qui en étoient porteurs.
Les évêques donnoient de ces lettresformées aux voyageurs, afin qu’ils fussentreconnus pour chrétiens , & reçus dans lesautres églises : on les appelloit auíïï lettrescanoniques de paix , de recommandation ,de communion : il en est souvent parlédans les anciens conciles, où il est défendude recevoir un clerc dans une église, s’iln’est muni d’une lettre de son évêque.; &c’est Porigine des diraistòires encore enusage aujourd’hui. Foye\ DlMlSSOIRE.
Le conciled’Elvire, tenu vers Pan 305 ,en parle ainsi, canon 25 : « On donnera» seulement des lettres de communion à»> ceux qui apporteront des lettres de con-
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» festìon , de peur qu’ils n’abufent du nom,, glorieux de confesseurs , pour exercerm des concussions furies simples ». Sur quoiM. Fleury remarque que les chrétiens envoyage prenoient ces lettres de leurs évê-ques , pour témoigner qu’ils étoient dansla communion de Péglife. S’ils avoient con-fessé la foi devant les persécuteurs , on lemarquoit ; & quelques-uns en abufoienr.Par ces mêmes lettres, les églises pouvoientêtre informées de Pétât les unes des autres.II étoit défendu aux femmes de donner deces lettres en leur nom , ni d’en recevoiradressées à elles feules. Hist. ecclef.t orne II,liv. IX, n°. 15, page 5 5 3.
Le P. Thomaííìn, Difcip . ecclés. part. I,liv. I, ch. 40 , remarque que dans les pre-miers tems, les évêques des Gaules eux-mêmes né pouvoient voyager fans avoirde ces lettres formées , qui leur étoientdonnées par les métropolitains ; mais onsupprima cet usage au concile de Vannes ,tenu en 442, parce qu’alors les évêquesétoient censés fe connoître suffisamment.Le P. Sirmond nous a conservé des for-mules de ces lettres formées.
On appelloit aussi une loi formée , cellequi étoit scellée du sceau de p empereur.Et enfin les grecs modernes ont donné àPeucharistie le nom de formée , parce queles hosties portoient empreinte la formed’une croix. Ducange, Glofar. latin. (G)
* FORMEL, adj. (Gramm.) qui estrevêtu de toutes les formes nécessaires ;c’est en ce sens qu’on dit un démenti for-mel : qui ordonne ou qui défend une actionde la maniéré la plus exacte & la plus pré-cise ; c’est en ce sens qu’on dit la loi efiformelle : qui n’a de rapport qu’à la formeou à la qualité ; c’est en ce sens qu’on ditque Pobjet formel de la logique, c’estla conduite de P esprit dans la recherchede la vérité, &c. Voye 3 V'articlesuivant.Les théologiens distinguent encore lu for-mel & le matériel des actions ; ainsi ils as-surent qu’on n’est point auteur d’un péchéoù l’on n’a mis que le matériel, mais nonle formel; d’où l’on voit que Informel d’uneaction en est la malice. De formel , on afait Yaàveéoe sormeLlement, qui a toutesles acceptions de l’adjectií.
Formel. ( Philos, sc ho ls) On appelle