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Tome XV.
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avec ces mots : Karolvs Fraugo-RumR égis filius Acquitano-Rum dtjx. On voit au revers une croixfleurdelise'e & cantonnée de lis & de léo-pards ; au milieu est l’écu du prince, quiporte écartelé au premier & au quatrièmede France, au deuxieme & troisième d’A-quitaine, qui est d'or au léopard de gueu-les ; on lit autour : T u E s y DomiNEDeuS MEUS yFORTITUDO MEAET TAUX MEA.

Le nom de cette monnoie se trouve con-servé dans le traité de Budé, de affe &parti bas ejus , où en parlant en général desmonnoies d’Angleterre, & en particulierde celle qu’on appella des nobles á la rose ,qu’Edouard , prince d’Aquitaine, fit faireen grande quantité, il dit qu’elles étoientmoins pesantes que celles de Charles d’A-quitaine, qu’on àppelloit des forts. Rofa-tos , E douar deosque pondéré superant Ca-rolei Aquitaniçe nummi qui FORTESappellantur,

II est aisé de comprendre pourquoi ondonna le nom de forts à cette monnoie.Elle étoit plus forte que celle des ducs, pré-décesseurs de Charles de France ;d’ailleursFaction dans laquelle ce prince étoit re-présenté , avoir pu contribuer à cette déno-mination qui s’accorde encore avec le motfortitudo qu’on lit dans l’inscription du re-vers. Enfin ce nom pouvoir avoir été prispar opposition à celui de hardis , qu’onavoit donné aux monnoies des princes An-glois, derniers ducs d’Aquitaine, & pré-décesseurs de Charles de France,*qui yétoient représentés tenant une épée nue.Ce nom qui se communiqua aux petites es-pèces de cuivre & de billon, a formé, selontoutes les apparences, celui de liard, dontnous nous servons, comme qui diroit lihardi y c’est-à-dire, en vieux françois lehardi. Me'm. de l’acad, des bel/es-lettres ,tome I. (G)

Fort , Denier fort. ( Commer. )Prêter son argent au denier fore , c’est lepreter sur un pied au-delà du taux ordon-né par le prince, ou le donner à un plushaut prix que celui qui est réglé par lecourant de la place. Ceux qui prêtent leurargent au denier fort , font réputés usu-riers, Voye\ Varticle USURE. Diclion-TomeXV,

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naire du commerce y Ù Charniers. (G)

Fort se dit des poids & des mesures.On dit qu’une mesure est plus forte dansun endroit que dans un autre , pour faireentendre qu’elle contient davantage dansun lieu que dans I’autre ; qu’une balanceest trop forte , lorsqu’elle ne trébuche pasavec facilité ; qu’un poids est trop fort ,lorfqu’il n’est pas juste, & qu’il est pluspesant qu’il ne faut.

On appelle le fort de la balance romai-ne y le côté le moins éloigné du centre dela balance , qui sert à peser les marchan-dises les plus pesantes. D ici. du comm. €/Chamb. ( G )

Fort , ( Commerce. ) signifie à Paris ,un porte-faix , un crocheteur , un gagne-denier qui travaille à la décharge ou autransport des marchandises.

Les principaux lieux de Paris où il y a desforts établis , font la douane , la halle auxdraps, la halle aux toiles , le port Saint-Paul, & le port Saint-Nicolas.

Les forts de la douane dépendent desfermiers-généraux : ceux de la halle auxdraps font préposés par les maîtres & gar-des-drapiers & merciers : ceux de la halleaux toiles font placés par les officiers decette halle ; & ceux des ports font autori-sés par les prévôt des marchands & éche-vins.

Dans chacun de ces endroits , il n’y aqu’un certain nombre de forts réglé , n’é-tant pas permis à d’autres personnes de laville d’y venir travailler à leur préjudice,Voyei Gagne-DENIER. Diclionn. ducommerce. ( G )

Fort , adv. ( Musque. ) ce mot s’é-crit dans les parties pour marquer qu’ilfaut forcer le son avec véhémence , maisfans le hausser ; chanter à pleine voix,tirer beaucoup de son de Pinstrument ; oubien , pour détruire le mot doux fur lesnotes pù l’on veut faire cesser de chanterou jouer doux. Voye\ Doux.

Les Italiens ont encore le fuperlati ïfor-tissimo y dont on n’a guere besoin dans lamusique françoise : car on y chante ordi-nairement très -fort. ( S)

Fort de bouche , (Manege.) chevaldont la bouchç est forte , cheval qui a dela gueule. Voye\ MORS. ( e )