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FORT , volée depoingfort , c’est quandon jette les oiseaux de poing après le gi-bier.
ForT , (Bot. Ù arts méch.) est l’é-paisseur du Dais.
Fort-Dauphin , ( Géog. ) fort del’île de Madagascar , sur la pointe méri-dionale de la province d’AnoiTi. II a étébâti par les François , présentement aban-donné , & est à i. 37. zo. au-delà du tro-pique du capricorne! ( D. J.)
Fort de l’Ecluse , (Géog.) ArxClmfdlce ; fort de France au pied d’ungrand rocher , & à quelques lieues de Ge-neve , à la droite du Rhône. Long. z3.48.lat. 46. iz. ( D. J. )
F JRT-I.OUIS , ( LE ) Géog. Arx Ludo-vicia place forte de France , en Alsace,bâtie par Louis XIV , dans une île for-mée par lé Rhin , à 8 lieues de Stras-bourg & de Landau , iz de Philisbourg ,
5 de V cissenbourg. Long. zç. 44. o. lat.48. 48. c. (D. J.)
Fv) ÍTAGE, f. m. ( Commerce.) Onappelle en France droit de fortage , cequ'on paie aux seigneurs, des rochers oupierres de grès qui fervent à faire des pavés.Ce droit va environ à cent fous pour 100de pavés. V. P a Y L. D ici. de comm. ( G )FORTE CLAMEUR. (Jurifprud.)Voye\ Clameur. ì. A )
FORTE-PIANO, ( Mufiq. ) substantifitalien , composé, &c que les musiciens de-vroient franciser, comme les peintres ontfrancisé celui de c hia r’ obfcuro , adoptantl’idée qu’il exprime. Le forte-piano estPart d’adoucir & renforcer les sons dans lamélodie imitative, comme on fait dans laparole qu’e'le doit imiter. Non-seulcmentquand on parle avec chaleur on ne s’ex-prime point toujours fur le méme ton :mais on 11e parle pas toujours avec le mémedegré de force. Lá musique, en imitant lavariété des accens & des tons, doit doncimiter aussi les degrés intenses ou remissesde la paro’e, & parler tantôt doux , tantôtfort, tantôt A demi-voix : & voilà ce qu’in-dique cn cén.'ra! le mot forte~piano.
^ FORTERESSE , f. m. ( Fortifient. )c’est un nom général dont on appelle tou-tes les places fortifiées, si-» par la nature,soit par Part.
FOR
Ainsi les villes fortifiées, les châteaux éles citadelles, &c. font des forteresses. M.Maigret a donné un Traité de la furetéÙ conservation des états par le moyeudes forteresses , dans lequel il explique leurutilité, leur nombre & leur situation ,pour assurer les frontières & Pintérieurd’un état. " Si l’on ne connolt pas bien ,» dit cet auteur, Putilité, ou pour mieux,, dire tous les dissérens usages des forte-»> refses , on peut négliger d’en faire dans»» des endroits où on en pourroit tirer de» grands avantages. Si l'on ignore la quan-,, tiré précisément nécessaire, on se jetera», dans des dépenses inutiles, & quelque-„ fois préjudiciables; ou pour épargner orr,, laislèra un passage ouvert à Pennemi :>» si on ne fait pas bien distinguer la force„ que la nature a donnée à de certains,, lieux, on en méprisera où avec peu de», dépense on feroit une place plus forte„ que ne pourroient faire tous les ouvra-„ ges inventés par les plus habiles ingé-», nieurs ; ou ■ bien on entreprendra d’en» fortifier que Part ne peut jamais mettre,, en état de faire une bonne défense. Si.„ on peche dans la grandeur d’une forte -», rejfe , dans la figure, dans la solidité &„ dans la construction de ses ouvrages, élite» ne produira jamais tout Peffèt qu’on au-„ roit pu s’en être promis »>. Préface dulivre de M. Maigret.
On peut appliquer à la situation & aunombre des forteresses nécessaires pour ladéfense des états, la premiere maxime dela fortification ; c'est-à-dire, qu’elles doi-vent être disposées de maniéré qu’ellesferment tous les passages par où Pennemipourroit faire entrer ses armées dans le
pays< ,
II faut beaucoup de connoislanccs da
pays, pour juger de la situation la plusavantageuse des forteresses, & des difté-rens intérêts des princes, pour n’en pointconstruire dans des lieux où il est à pré-sumer qu’on ne les laissera pas subsister, &où elles donneroient trop de jalousie auxpuissances voisines. A peine la forteressede Montroyal étoit-elle construite , qu’ilfallut la ra r er, en conformité du traité deRiswick en 1697. (O)
FORTE VENTURA , ( Géog. ) île