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i’cst avec des battions , on àitatfil est for-tifié â la moderne.
La fortification offensive 3. pour objettoutes les précautions nécessaires pour atta-quer Pennemi avec avantage ; elle consisteprincipalement dans les différens travaux dela guerre des sieges.
La fortification défensive est celle qu’onemploie pour résister plus avantageusementaux attaques & aux entreprîtes de Pen-nemi. On peut dire qu’en général toutesles fortifications font défensives, car leurobjet est toujours de mettre un petitnombreen état de résister &de fe défendre contreun plus grand.
Un général qui a en tête une arméeennemie beaucoup plus nombreuse que lasienne, cherche à suppléer au nombre quilui manque par la bonté des postes qu’illui fait occuper, ou par les différens retran-chemens dont il fait fe couvrir. On nefortifie les places , qu’afin qu’une garnisonde cinq , six , huit ou dix mille hommes ,puiíîe résister pendant quelque tems à unearmée, quelque nombreuse qu’elle puisseêtre. S’il falloit, pour défendre les places,.des garnisons beaucoup plus fortes, capa-bles de fe soutenir en campagne devantPennemi, la fortification deviendroit non-seulement inutile, mais onéreuse à l’étatpar les grands frais qu’exigent fa cons-truction & son entretien.
- 11 est dangereux par ces deux considé-
rations , de multiplier le nombre des placesfortes fans grande nécessité , & sur-tout,dit un auteur célébré, « de n’entreprendre» pas aisément d’en fortifier de nouvelles ;» parce qu’elles excitent souvent la jalousie» des états voisins , & qu’elles deviennent» la source d’une longue guerre , qui finit» quelquefois par un traité , dont leprin-» cipal article est leur démolition ».
Depuis rétablissement de la fortificationmoderne, les ingénieurs ont proposé dif-ferentes maniérés de fortifier , ou, ce quiest la même chose , différens systèmes defortification. Bien des gens en imaginentencore tous les jours de nouveaux ; maiscomme il est fort difficile d’en proposerdéplus avantageux L de moins dispendieuxque ceux qui sont en usage, la plupart de cesidées nouvelles restent dans les livres, &:■
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personne ne se met en devoir de les faireexécuter.
Ce qu’on peut desirer dans un nouveausystème de fortification , peut se réduire àquatre points principaux.
i°. A donner à l’cnceinte des places unedisposition plus favorable, pour que toutesles parties en soient moins exposées au feude l’ennemi, & particulièrement au rico-chet.
2 °. Que le nouveau système puisse Rap-pliquer également aux places régulières &irrégulieres, & se tracer aisément sur lepapier & sur le terrein.
3 °. Qu’il n’exige point de dépense tropconsidérable pour la construction & l’en-tretien de la fortification.
Et 4 ®. que cette jortification n’ait pasbesoin d’une garnison trop nombreuse pourêtre défendue. V. Garnison. Ce pointest un des plus impcrtans; car outre l’in-convénient de renfermer dans des places,des corps de troupes qui serviroient sou-vent plus utilement à grossir les aimées ,il faut des magasins cons dérables de guerre& de bouche, pour l’approvisionnemencde ces places. Or si ure longue guerre vousen ote le pouvoir , les villes ne peuventplus faire qu’une médiocre résistance,quelle que soit l’excellence de leur fortifi-cation. " Les remparts font admirables ;« mais le soldat est mal payé ; l’artillerie» est inutile faute de poudre ; les armes» font mauvaises, & l’on en manque ; les» magasins font épuisés ; & de braves gens» rendent une place qu’on estirroit impre-» nable , parce cu’ils font hors d’état de" la défendre : au lieu que des places fans>' nom font capables d’airêter une armée» quand elles font bien munies ».
II est fans doute très-difficile de changerla forme de notre fortification actuelle enune autre plus avantageuse ; mais l’impé-tuosité & la violence de nos sieges de-mandent quel’on faste lesplus grands effortspour mettre un peu plus d équilibre entrel’attaque & la défense des places. VoyezDépense. j ^
Les principales méthodes de l’art defortifier , dent on lait le plus de cas eitEurope , íont celles tu comte Se Pagandu baron de Cotl.orn, de ? c! citer &