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Tome XV.
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flanc supérieur & inférieur. On construitaussi dans les flancs des contre-gardes, descommunications souterreines avec la te-naille. Le front AB {PI. IIT de la forti-fication, fig. 4) représente le plan des dif-férens souterreins dont on vient de parler,de même que celui de la maçonnerie desrevêtemens & des contrescarpes. Ceux quivoudront une description plus détaillée dece système , pourront consulter le flxiemelivre de la Science des ingénieurs.

Ce troisième système de M. le maréchalde Vauban, de même que le précédent,donne une fortification susceptible d’uneplus grande défense que les précédens. Sescontre-gardes, qui font plus grandes queles bastions ordinaires, étant détachées dela place, peuvent être soutenues jusqu’à laderniere extrémité , sans qu’il en puisterésulter d’inconvénient pour la place. Maiselles ont, comme presque tous les dehorsde la fortification , allez de difficultés pourles communications. II y a des ponts àfleur-d’eau le long de chacun des flancs destours qui communiquent avec les contre-gardes. Ces ponts qui font fans gardes-fòu,font fort faciles à manquer dans la nuit,lorsqu’on est preste par Pennemi de se re-tirer. D’ailleurs on ne peut faire cette re-traite qu’en défilant, c’est-à-dire lente-ment ; ce qui expose ceux qui défendentles contre-gardes, ou à fe noyer en se reti-rant , ou à se faire prendre prisonniers.Cependant, malgré ce défaut qui est assezgénéral dans la fortification moderne, onne peut s’empêcher de convenir que lafortification de Landau & celle du Neuf-Brifac ne soient infiniment plus parfaitesque les autres fortifications ; mais elles sontaussi d’une bien plus grande dépense, prin-cipalement celle de Neuf-Brisac. Cet ob-jet, qui mérite beaucoup d’attention, nepermettra vraisemblablement pas de forti-fier d’autres places de la même maniéré. Aureste cette fortification avec des tours baf-tionnees, paroît convenir aux villes quifont commandées, parce que ces tours peu-vent servir à parer des commandemens.C’est aussi la situation de Befòrt, comman-dée de toute part, qui a donné lieu à M.de Vauban de les imaginer ; & elles lefont plus heureusement que les seconds bas-

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tions du comte de Pagan, qui ont peut-être donné à M. de Vauban la premiereidée des tours bastionnées.

Observons à ce sujet, que M. le maréchalde Vauban, dont on vient de donner lesconstructions, n’a rien écrit fur la fortifi-cation ; qu’ainsi ces constructions ont étéprises dans les ouvrages de ce grand hom-me , qui a toujours dit & fait voir par fapratique, dit M. de Fontenelle dans sonéloge , qu il n’avoitpoint de maniéré par-ticulière. " Chaque place différente lui en» fournis soi t une nouvelle , selon les dis-„ férentes circonstances de fa grandeur, de>, fa situation, de son ter rein. Les plus dis„ ficiles de tous les arts , ajoute très-sen-„ sèment à cette occasion le célébré histo-» rien de l’académie , sont ceux dont les„ objets font changeans, qui ne permettent», point aux esprits bornés l’application„ commode de certaines réglés fixes, qui» demandent à chaque moment les refi-„ sources naturelles L imprévues d’un gé-„ nie heureux ».

Ce sont ces ressources qui caractérisentparticulièrement le mérite d’un bon ingé-nieur. 11 doit posséder parfaitement toutesles réglés générales & particulières de lafortification , & savoir les appliquer avecintelligence, pour corriger les défectuo-sités des lieux qu’il doit fortifier, & lesrendre également susceptibles d’une bonnedéfense.

Fortification du baron de Coehorn. Lebaron de Coehorn , général d’artillerie,lieutenant-général d’infanterie , & direc-teur-général des fortifications des Provin-ces-!) nies, s’est rendu si recommandablepar ses grandes connoissances dans l’art defortifier , qu’on croit ne devoir pas fe dis-penser de donner quelques idées de sesconstructions à la fuite de celles de M. lemaréchal de Vauban, dont il étoit con-temporain.

11 propose trois différentes méthodes,mais toutes pour des terreins peu élevés au-dessus du niveau de l’eau. La premiere ,pour un terrein élevé de 4 pieds au-dessusde l’eau. La seconde, pour un terrein de 3 ;& la troisième pour un terrein élevé enété de 5 pieds au-dessus de la hauteur del’eau. Ce qui fait voir que cet auteur a euL ij