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Tome XV.
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„ tous les polygones ; ce qui donne par-„ tout 140 toises pour la ligne de défen-„ fe , selon sa maniéré générale de forti-„ fier, qui est de donner sept dixiemes», parties du côté extérieur à la ligne de», défense , & la moitié de la tenaille à la», face. La seconde ou la petite fait par-„ tout le même côté extérieur de 170 toi-», ses; ce qui donne un peu moins de 120», toises pour la ligne de défense : dans», lesquels termes il enferme tout ce qui», se peut fortifier , parce qu’une plus», grande étendue du côté extérieur rend», la défense inutile par le trop grand éloi—», gnement des flancs, & qu’une plus pe-», tire diminue la longueur des flancs ,», augmente inutilement le nombre des», bastions & la dépense.

», Soit ( PI. III de fortificat. fig. 3 )», AB le côté extérieur d’un hexagone;», faites à ces deux extrémités A , B , les», deux angles diminués ABC , BAC, cha-», cun de 25 degrés, tels qu’ils doivent», être dans l’hexagone , par les deux lignes», de défense AG, BF , qui se termine-», ront aux points F, G, en les faisant», chacune de sept dixiemes parties du», côté extérieur AB ; divisez les tenailles», AC , BC , chacune en deux également», aux points D , E , pour avoir les faces», A D , BE , & tirez les flancs DF , EG,», avec la courtine FG. II est aisé de com-», prendre par cette figure , ce que sau-», ceur ajoute à sa fortification pour la», rendre d’une très-bonne défense. II», prend en premier lieu sur les flancs DF,», EG, les lignes DH, EH, de chacune», dix toises , pour la grandeur de chaque», orillon quarré , & il emploie le reste au», flanc couvert, qu’il retire en-dedans de», cinq ou fix toises, & cette retraite lui», sert pour alonger les courtines aux bas-», rions des polygones de plusieurs côtés ,» & pour en donner à ceux qui sont sur la», ligne droite, parce qu’ils n’en ont point», vu fort peu, & dans ce cas il retire ses», flancs en-dedans jusqu’à 20 toises de», chaque côté,afin d’avoir une courtine un», peu plus longue que de 20 toises. La retî-», rade du flanc se mesure sur une ligne», droite , tirée par le point H à sangle du», bastion opposé.

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II fait, comme le comte dePagan, trois», batteries au-dedans de la casemate, don-», nant trois toises de largeur à chaque pa-», rapet, & cinq à chaque plate-forme. Le», plan de la batterie baise est au-dessus», du fostê de 9 à 12 pieds , celui de la», moyenne de 18 à 24, & celui de la plus», haute, qui est le même que le haut du», rempart, de 27 à 36.

», Ces trois batteries font terminées vers», la demi-gorge, fur la ligne de défense», prolongée, & vers l’orillon, fur la ligne», tirée de sangle du bastion opposé par», f extrémité du même orillon. Le para-», pet de la batterie basse est haut de neuf», à dix pieds, de fix à sept dans la moyen-,, ne, & de trois & demi à la plus haute», des embrasures.

», Comme il reste beaucoup de vuide», entre les deux places hautes de chaque», côté d’un bastion , sauteur ajoute dans», cet espace, des cavaliers, dont la figure», est telle que vous la voyez ici, èt dont», chacun fera capable de chaque côté au>, moins de douze pieces de canon. Ces», cavaliers & les batteries se construiront», de la terre qui se tire du fossé général,», dont la largeur est égale à la longueur du», flanc D F ou E G ; de sorte que sangle», de la contrescarpe se fait environ au mi-», lieu du côté extérieur A B.

», L’auteur fait une demî-lune ou con-», tre-garde à la pointe de chaque bastion,,, qui est parallèle à ses faces, de maçon-», nerie solide sans terrein, & contremi-», née par-tout. Sa largeur est de trois ou», cjuatre toises en tout, c’est-à-dire , en y», comprenant le parapet, qu’on ne fera», large que de huit à dix pieds. On la faitn dans le grand fossé , à la distance de», 10 à 12 toises de la contrescarpe , &„ cette distance lui sert de fostê. Cette,» contre-garde sert principalement à ôter», à la contrescarpe la vue des batteries», basses du flanc opposé , & son peu», d’épaisseur doit encore empêcher lesm ennemis d’y mettre leur canon après», lavoir forcée.

», En ligne droite de cet ouvrage , l’au-», teur ajoute vis-à-vis sangle de la con-,» trescarpe, un raveîin, dont la pointe K», se trouve par sintersection de deux ares