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mine tantôt à Pangle du flanc , tantôt plusbas, vers la courtine , & tantôt plus haut,selon les différons polygones.
La ligne PV s’appelle la troisième con-currente , parce qu’elle concourt avec laligne PR & la ligne PK.
Le point P s’appelle le point de Vagres-seur , parce que hauteur prétend que c’estlà où l’assiégeant doit taire son pont pourle fossé. Enfin la ligne MZP s’appelle laterminante y parce qu’on trouve le con-tour de la contrescarpe par son moyen.
Rien ne prouve mieux le génie & la ca- Jparité de hauteur que la simplicité de sonsystème, qui ne demande m grandes dé-penses , ni une forte garnison, & qui op-pose cependant autant & même plus defeu à hennemi, que la plupart des métho-des les plus composées. On peut de mêmelouer hinvention de ses fossés, où l’ontrouve tout à la fois l’avantage de l’eau &du terrein, fans qu’il en coûte plus pourles construire qu’il n’en coûte pour lesfossés ordinaires, l’adreííè avec laquelle iltleve ses murailles fur le niveau de la cam-pagne , de sorte pourtant que hennemi n’endécouvre le pied que lorsqu’il est sur lacontrescarpe; ses demi-lunes vuides, oùl’assiégeant ne sauroit se loger sans avoirbeaucoup à souffrir du côté de la place;ses fausiès-braies, exemptes chensilade , &très-bien postées pour défendre le pastâgedu fossé ; enfin les défenses rasantes qu’ilemploie malgré la prévention générale desItaliens pour les seconds flancs.
II me semble cependant que hauteur faitdeux suppositions, d’autant plus intéres-santes pour son système, qu’il en perd lamoitié de fa force, si elles se trouvent faus-ses. La premiere est , que hennemi étantarrivé au point P, qu’il appelle le peint del’agrejjeur , y doit encore essuyer tout lefeu de la face haute & basse des ailes dubastion & de la courtine, de la face d’ur.edemi-lune, du flanc de h autre, & de deuxflancs du bastion ; la seconde, que h en-nemi doit nècestàirement choisir ce pointpour se loger sur la contrescarpe, préfé-rablement à tout autre.
La premiere est évidemment fausse parelle-mémej, puisque tout le monde lait quel’aslìégeant ne s’avance ordinai/ement jus-
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qu’à la contrescarpe, qu’après avoir éteinttous les feux qu’il a pu découvrir de plusloin, & que rien n’empêche, dans ce sys-tème , qu’il n’ait détruit de la campagneles faces hautes du bastion , celles des de-mi-lunes & halle du bastion. La secondeparoît plus véritable, parce quseffective-ment on ne peut battre les flancs du bas-tion K que par ce point, &: qu’il faut méme,dans ce système , avant de passer le fossé,pour monter à la breche H , dr ester uneautre batterie au point opposé, peur bat-tre le bastion B &: le flanc N de la demi-lune , -qui défendent le pastâge du folié.Mais comme dans ces suppositions cha-cune de ces batteries aurcit à essuyer foutà la fois les feux des flancs, tant du bas-tion que de la demi-lune opposée, je nevois pas pourquoi hennemi ne pourroitpasauparavant se servir des faces de la placecharmes de hangle rentrant, & y faire,par des coupures au glacis, qui lui servi-roient d’épaulement, deux batteries croi-sées qui cétruiroient les flancs des demi-lunes, après quoi on les tranfporteroit auxpoints de l’agrestèur.
On pourroit méme , & ceci vaudroitmieux j couper le glacis à ces mém es points,ensorte qu’on fût à couvert des flancs dubastion ; & après avoir battu en enfiladeles flancs de la demi-lune, tourner en-suite ses batteries vers ceux de la place.II est vrai que c’est un grand avantagedans cette méthode d’opposer toujoursau pastâge du fossé les flancs des deuxbastions ; mais cet avantage est dimi-nué par quantitéd’autresdéfauts, qui sontpourla plupart inévitables dans cette cons-truction. Les angles de ses demi - lunessont trop aigus , & ceux des bastions tropouverts, ce qui facilite la breche. Ses flancsperpendiculaires obligent à faire des em-brasures extrêmement obliques, qui dimi-nuent la force des nierions : les flancs basn’ont pas assez de profondeur par rapportaux flancs hauts ; les uns & les autres sontsujets à henfiJade , pour peu qu’on abattedu parapet des faces qui les couvrent ; cequi n’arriveroit pas s’il y avoir un orillon.Enfin ses murailles élevées au niveau de lacampagne, font fort commodes pour lemineur , qui passé facilement dessous, sur-