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Tome XV.
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tout s’il peut se glisser dans la premiere

fausie-braie.

Syfiême de Sturm. Léonard-ChristopheSturm naquit à Altorf en 1669 , & mouruten 1710. II excelloit dans toutes les partiesde l’architecture civile & militaire. On ade lui un système de fortification ; mais ilne donne ni fa construction ni ses profils,parce qu’il veut, dit-il, éprouver jusqu’àquel point on peut être son juge. Voicicomment il construit.

Son polygone est un dodécagone ( voye\fig. 3 > PÍ- 1 - -d- rt tnilit. Fortifie. Supplé-ment des planches ) , dont le côté exté-rieur est de cent soixante toises, c’est-à-dire , égal à celui de la petite fortificationde M. de Vauban , qu’il prétend renforcerpar ce système. La perpendiculaire qu’iltire sur le milieu du côté extérieur , &par l’extrêmité de laquelle il fait passer sesdeux lignes de défense, est de trente-quatretoises ; les lignes de défense en ont centvingt-six chacune ; & la courtine , que ceslignes déterminent, est de soixante & seize ;ses faces ont trente-cinq toises, & ses flancsdroits en ont tout autant. Après quoi ilprend le tiers des flancs pour l’épaiííèurde l’orillon , dont la retraite est alignée àsangle dû bastion opposé : & après avoirprolongé ses faces d’environ dix toises, &donné quatre toises de faillie en-dehors dela ligne de retraite , il décrit l’arrondisiò-ment de l’orillon à la maniéré ordinaire,de même que celui des flancs.

Entre l’orillon & la tenaille est un petitsosie de trois ou quatre toises.

Les faces de la tenaille font fur l’aligne-ment des lignes de défense , & ont dixtoises. On trouve les flancs, en mettant lapointe du compas fur sangle flanqué, &décrivant de s autre un arc qui passe parl’extrêmité de la face de la tenaille, jusqu’àce qu’il rencontre l’aurre ligne de défense,ce qui détermine les flancs & la courtine.

Devant les faces du bastion , est un fosséfée de sept toises de largeur, & ensuiteune fausse - braie , beaucoup plus large àsangle flanqué qu’à celui de sépaule. Fourla décrire, on prolonge la capitale du bastionen-dehors jusqu’à trente-sept toises, & l’ontire des lignes auxextrémités des courtines.opposées ; après quoi on met la pointe du

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compas fur sangle flanqué opposé, & ondécrit un arc qui pastè par sangle de sépau-le, & qui fixe la longueur des faces de la te-naille , à l’endroit où elle coupe les lignestirées à l’extrêmité des courtines.

II y a deux caponieres dans cette fausse-braie. Les faces de celle-ci font arrondiesen-dedans, & l’on met une tour maçonnéed’environ sept toises de diamètre, vis-à-visl’extrêmité de chaque face de la fausse-braie, dont elle est séparée par un sosied’environ trois ou quatre toises. 11 y a unecommunication de la tenaille au revers del’orillon, & de l’orillon à la tour.

Le fossé est large de vingt toises, les demi-gorges de la demi-Iune en ont chacunetrente, & chacune des faces trente-huit.Autour de ces faces est une fossé sec , largede sept toises, & ensuite un glacis plus largevers sangle flanqué que vers l’extrêmité desfaces. Pour le décrire, on prolonge les demi-gorges de la demi-Iune jusqu’à vingt toises,& la capitale jusqu’à quarante-six ou cin-quante. Le fossé devant ce glacis est de dixou douze toises ; le chemin-couvert, les tra-verses & le grand glacis s’achevent à lamaniéré ordinaire.

L’auteur ajoute dans le bastion un cava-lier , que l’on décrit en prenant fur la capi-tale quinze toises, depuis le point où lesdemi-gorges se rencontrent. De ce pointon décrit un arc qui passe par sextrêmitéde ces quinze toises, & fur lequel on portedix toises de chaque côté ; ce qui donne laface du cavalier. Les flancs font parallèlesaux flancs du bastion, & ont vingt toises delongueur.

On découvre facilement, à travers lemasque de ce système , les trois flancs deM. de Coehorn, son orillon ou tour depierre, ses fossés secs devant les faces, &la caponiere pour prendre f ennemi derevers ; mais on y voit ausiì que toutes cesparties ont perdu beaucoup de leur forceen passant par d’autres mains, & que M. deCoehorn n’a pas été si heureux en copisteque l’a été Scheiter. V~oye\ le syfiême defortification de ce dernier.

Syfiême du chevalier de Saint-Juhen.Cet* habile ingénieur ayant réfléchi que,quelque dépense que son fàsiè pour forti-fier une ville, la bombe & le canon vien-