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genres se retrouvent sous différentes divi-sions , comme les diverses sortes de terres■argilleuses, &c.
Vogel, adoptant quelques-unes de cesidées , donna , en 1762 , à Leipsic , sonSyfiême minéralogique , in- S° , divisé ensix classes. i°. Les terres argilleuses , cal-caires , de cailloux , marneuses, séléniti-ques,talqueuses,micacées, inflammables,salines, métalliques, & le terreau. On necomprend point pourquoi on distingue lesterres calcaires des marneuses, ni pourquoion fait un ordre à part des terres inflamma-bles , qui devroient être rangées dans laclasse des soufres & des bitumes, commeles ochres doivent être dans celle des mi-néraux. z°. Les pierres font argilleuses ,calcaires, marneuses , séléniteuses, faisantfeu, ou pyromaques, schisteuses, en feuil-lets , en plumes, salines, métalliques , fu-sibles , en roches, & nouvelles. Ces dis-tinctions présentent encore une foule dedifficultés. Pourquoi distinguer les calcairesdes marneuses ? Pourquoi la pierre d’Ar-ménie est-elle entre les calcaires, & le tufentre les marneuses ? Pourquoi les gypsesse trouvent-ils entre les marneuses & lesséléniteuses ? Pourquoi y a-t-il des pierrescalcaires entre les schistes ? Pourquoi lespierres métalliques ne sont-elles pas ren-voyées dans la classe des minéraux ? Lesautres dalles des pétrifications, des sels ,des inflammables & des métaux , offrentaussi bien des difficultés.
Pott, dans fa Lithogéognofie , ne consul-tant que l’examen chymique des terres &des pierres, & rapportant toutes les pierresaux quatre classes des terres qu’il forme ,préíènte un système simple en apparence,mais qui laisseroit une extrême confusiondans le détail des classifications de tous lesfossiles. La premiere classe est celle desterres & des pierres alkalines ou calcaires,qui se réduisent en chaux par le feu, &qui sont solubles avec les menstrues acides -avec plus ou moins d’effervelcence. La se-conde , celle des terres & des pierres gyp-seuses , qui se changent au feu en plâtre ,mais qui ne se dissolvent par aucun acide,dont elles paroissent déjà saturées , & quirésistent ,plus long-tems à la vitrification .que les autres terres ou pierres. La troi- j
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sieme cîasie est celle des argilleuses, quiont un gluten , qui se durcissent au feu ,& qui ne peuvent être dissoutes par les aci-des. La quatrième classe enfin est celle desterres & pierres vitrifiables, qui se chan-gent plus ou moins facilement en verre aufeu , avec quelqu’addition alkaline , qui yprennent aisément plus ou moins de trans-parence. Dans les calcinations elles sontmoins altérées que les autres terres oupierres. Dans leur état naturel, elles don-nent du feu quand elles font en mastè &qu’on les frappe avec l’acier , & dans cetétat elles font inattaquables par les acides.L’ou vrage dePott a été traduit en françois,& a paru à Paris en 175 3, en deux volumes.Nous le croyons très-propre à instruire unhomme qui a déjà un système sur les fossiles,mais peu propre à aider à en former un.
II y a un grand nombre d’autres auteursqui ont écrit dans la vue de tracer une mé-thode pour ranger les fojsles , mais tels sontles principaux que nous avons cru devoircomparer. C’est à deísoin que nous ne par-lons point de la Minéralogie de Henckel,qui a paru à Paris , en deux volumes, 175 6,parce que cet ouvrage ne renferme pointun système complet sur les fojjìles : il estplus exact fur les minéraux. Les ouvragesimportans de Cramer , de Schwedenborg,de Schlutter , de Hellot, &c. regardentplus particulièrement la métallurgie, cettepartie importante de l’oryctologie. On peutconsulter d’ailleurs le catalogue des diverslivres fur ces matières, dans la Bibliothèquede Gronovius, Leyde , é/z-4® , 1760.
Le même Henckel, dont nous venons deparler, dans son Traité de Vorigine despierres , prétend que la matière hy posta--tique ou substantielle des pierres ou dessosies est, i°. ou une marne, comme danslé talc, le smectis, la serpentine, les fruitspétrifiés, quelques amiantes, le caillou , lecrystal , l’amétiste d’Europe, la fàustb to-pase , qui se vitrifient aisément, & ne fontaucune effervescence avec les acides ; ce-pendant la marne est calcaire , commentse peut-il qu’elle forme des fojsiLes vitrifia-sses ? ou z°. une craie , comme dans lapierre calcaire, l’albâtre , le spath , la sta-lactite , quelques micas, le verre de Mos-covie j la lélénite, la turquoise, les coraux,